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Fruit. — Moyen, très-allongé, souvent irrégulier ; peau verte, parsemée de points fauves et de taches de couleur rouille, surtout vers le pédoncule, passant au jaune verdtre à la maturité.
Pedoncule. — Mince, long, brun et arqué, terminant assez exactement le fruit, mais habituellement surmonté d'un côté.
Galice. — Ouvert, irrégulier, peu enfoncé dans une cavité légèrement mamelonnée.
Chair. — Pas très-fine, assez fondante; eau peu abondante, mais agréablement acidulée ; quelques concrétions pierreuses autour du trognon ; se conserve assez bien pour un fruit d'été; entre-cueillir pour en jouir tout le mois de juillet.
Arbre.— Très-vigoureux et très-fertile ; rameaux gros, lisses, d'un vert foncé, parsemés de points blancs; feuilles larges et étoffées d'un beau vert.
Culture. — Le Beau présent est avant tout un arbre de plein-vent, greffé sur franc et en tête, en place s'il se peut; il formera un arbre des plus productifs et de la plus riche vé-
gétation ; il se comporte mal au contraire greffé sur cognassier.
Je dirai à ce propos, que les causes qui font AE le cognassier comme sujet, sont mul- IPIES :
eines variétés de poiriers sont naturellement irop faibles pour y prospérer, et la greffe n’y est jamais adhérente; d’autres sont trop fertiles et se couvrent de boutons à fruits sans pouvoir émettre les branches à bois nécessaires à les membrer; quelques-unes , au contraire, s'y refusent parce qu’elles sont trop vigoureuses : la greffe prenant alors plus de développement que le sujet, il se forme au point d'interseclion un énorme bourrelet qui finit par amener la mort de l'arbre; d’un autre côté, la sève s’élance avec force dans la flèche et dans les branches supérieures, et malgré tous les soins finit par abandonner les inférieures. Le Beau présent doit être rangé dans celte dernière catégorie.
Grigine. — Variété ancienne décrite par Duhamel.
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Beurré Goubault (fin août, septembre).
Fruit. — De grosseur moyenne, forme de doyenné; peau grasse, lisse, vert-clair ; passant à la maturité au vert-jaunâtre ; parsemée de points roussâtres, parfois quelques taches RE uiiéres de même couleur, qui rompent seules l’uniformité de la teinte du fruit.
Pédoncule. — Long, mince, un peu plus gros aux deux extrémités ; enfoncé assez verticalement dans une cavité assez régulière.
Galice. — Assez grand pour la grosseur du fruit, ouvert, étoilé, à divisions vertes à la base, grises au sommet ; placée dans une cavité petite et évasée.
Chair. — Blanche, mi-fine, beurrée; eau suffisante, sucrée et d'un parfum agréable ; quelques concrétions pierreuses dans le milieu ; comme le beurré Goubault mollit parfois, on devra l’entre-cueillir; sa maturité
commence vers le milieu d’août et se prolonge pendant une partie de septembre.
Arbre. — Vigoureux sur franc, très-fertile ; bois vert-clair, duveteux sur les jeunes rameaux; œil à fruit bourru et cotonneux; feuilles vert ordinaire, plus rondes qu’allongées, dentées finement seulement dans la partie supérieure.
Culture. — Le beurré Goubault est trop fertile pour pouvoir être greffé sur cognassier, lorsque l’on voudra des formes d’un certain développement ; le cognassier ne convient que pour fuseaux et cordons. Au reste, cet arbre est spécialement destiné à être greffé sur franc pour former des plein-vent qui seront d’un grand rapport.
Origine. — Obtenu par M. Goubault, pépiniérisie à Angers.
Bonne d'Ezée (septembre).
Fruit. — Gros, allongé, un peu renflé dans le milieu, obtus aux deux extrémités, ayant un peu la forme d’un tonneau; peau rude, épaisse, vert-elair, parsemée de points gris et de taches gris-fauve, surtout vers le calice; passe au jaune à la maturité et devient grasse et douce au toucher.
Pedoncule.—De longueur moyenne, ligneux, brun-roux, renflé vers le point d'attache, souvent éclairé en jaune à la base; se trouve dans une petite cavité irrégulière, habituellement surmonté d’un côté.
Calice. — Moyen, régulier, à cinq divisions grises, assez fortes, quelquefois caduques ; placé dans une cavité peu profonde et assez régulière.
Chair. — Blanche, fine, fondante; eau trèsabondante, sucrée, d'un parfum léger mais très-agréable; c’est une des meilleures poi-
res et pas assez répandue. Je l'aurais certainement placée dans la première série, si elle n’était de même saison que le Bon Chrétien Williams. Elle müûrit en septembre et blettit difficilement.
Arbre.— Vigoureux, très-fertile; jeune bois brun-rougeàtre , parsemé de points blanes; feuilles grandes, entières, d’un joli vert.
Culture. — Toutes les formes conviennent à la Bonne d’Ezée; il faut greffer sur cognassier pour les petites, el sur franc pour celles à grand développement; elle forme vite de belles
yramides. Cette variété n’est pas difficile sur
e terrain et l'exposition; elle vient généralement bien partout.
Origine. — Cet excellent fruit a été découvert par M. Dupuy-Jamain, pépiniériste à Paris, dans la commune d'Evée, près Loches (Indreet-Loire).
Seigneur (septembre, octobre).
SYNONYMES : Bergamotte fiévée, Bergamotte lucrative, Fondante d'automne.
Fruit. — Moyen, un peu aplati, aussi large que haut, forme de Bergamotie, peau verdàtre, marbrée de roux-fauve, surtout vers le calice; jaunissant beaucoup à la maturité.
Pedoncule. — Gros, assez court, noueux et charnu, brun éclairé de tons vert-jaunâtres, arqué, placé à fleur de fruit et surmonté d’un côté; quelquefois, mais rarement, dans une cavité légère.
Calice. — Ouvert, irrégulier, à divisions vert-jaunâtres, légèrement cotonneuses; placé dans une petite cavité assez régulière.
Chair. — Blanche-jaunâtre, fine, fondante ; eau abondante, très-sucrée et délicieusement parfumée ; maturité septembre, octobre.
Arbre.— De vigueur moyenne, très-fertile ; jeune bois brun-clair un peu rougeàlre; feuilles assez étroites, longues, d’un vert ordinaire, très-finement et très-régulièrement dentées.
Culture. — Reste faible sur cognassier; il faut n’employer ce sujet que pour les petites formes, et adopter le franc pour toutes les autres. C’est surtout à plein-vent que cet arbre doit être cultivé; il vient partout et à toutes les expositions.
Origine. — Ce bon fruit a été obtenu il y 4 25 ou 30 ans par le major Esperen.
SYNONYME : Kartoffel.
ù Colmar d'Arembhberg (octobre, novembre).
Fruit. — Gros et très-gros, ventru, atténué du côté du pédoncule, souvent marqué de côtes assez saillantes et anguleuses ; peau fine,
rasse, lisse, vert-jaunàtre; pointiliée de brun,
ortement chargée de taches brunes qui s’éclaircissent en roux-fauve à la maturité, pendant que le reste du fruit devient d’un beau jaune.
Pédoncule. — Moyen en grosseur, pas trèslong, droit mais planté un peu de côté, dans une petite cavité formée de plusieurs bosses inégales qui le surmontent d’un côté.
Calice. — Petit, ouvert, à divisions minces, quelquefois caduc; se trouve dans une cavité . profonde, formée d’assez forles gibbosités.
Chair. — Demi-fine, demi-fondante; eau abondante, aromatisée, d’une saveur vineuse et relevée, qui se change quelquefois en acidité ei âpreté si le fruit est venu dans un terrain froid et humide, ou s’il est mangé avant sa complète maturité; mais dans les terrains
calcaires, le Colmar d’Aremberg est excellent ; sa maturité a lieu en octobre et novembre; il est de bonne garde.
Arbre. — Peu vigoureux mais excessivement fertile; bois gros, court, vert-rougeâtre ; feuilles épaisses, étoffées, finement dentées, vert-foncé.
Culture. — Naturellement peu vigoureux et avec cela très-fertile, le Colmar d'Arember ne fera jamais un arbre bien développé greffé sur cognassier; il faut donc réserver ce sujet pour les cordons et fuseaux, et adopter le franc pour toutes les autres formes. J’ai déjà dit qu’il fallait à cette variété un terrain sec et chaud, comme à toutes les irès-grosses poires.
Origine. — Ce beau fruit est un gair de Van- Mons, qui lui avait d’abord donné le nom de Kartoffel; mais celui de Colmar d’äremberg, qui lui a élé donné plus tard par M. Camuset, lui est resté.
Van Mons de Léon Leclerc (novembre).
Fruit. — Gros, allongé, souvent irrégulier, très-ovoïde, côtelé à sa base; peau rude, vertclair, panachée et fortement chargée de rouille et de roux-fauve.
Pédoncule. — Long, fort, brun, arqué ; placé en er du fruit et souvent surmonté d’un côté.
Calice. — Saïllant, large, étoilé, à divisions raides et grises, bien ouvertes ef appliquées sur le fruit.
Chair. — Fine, fondante; eau abondante, sucrée, agréablement parfumée ; maturité octobre, novembre. À
Arbre. — Peu vigoureux, très-fertile; jeune bois brun-grisâtre ; feuilles assez larges, vert ordinaire, très-peu dentées.
Culture. — Ce poirier prospère peu greffé sur cognassier. Depuis plusieurs années il fructifie chez moi, mais le fruit est habituellement gercé et crevassé; je dois ajouter que mes sujets sont tous greffes sur cognassier et plantés en plein air dans un terrain sec et calcaire. Peut-être cet inconvénient ne se re— produira-t-il pas lorsque l'arbre sera greffé sur franc; s’il reparaissait, il n’y aurait plus d'espoir qu’en l’espalier au levant ou au couchant. Il serait fâcheux d’être obligé d’abandonner cette variété, car c’est une des meilleures qui existent.
Origine. — Ce fruit a été obtenu par Léon Leclerc, de Laval, et date déjà de 24 à 25 ans.
DEUXIÈME SERIE. — No 7.
Fruit. — Gros ou très-gros; peau fine, luisante, vert-clair, maculée de brun surtout vers le pédoncule et le calice; passe au jaune citron à la maturité.
Pedoncule. — Pas très-long, droit, ligneux, brun; placé dans une cavité peu profonde, habituellement surmonté par le développement charnu du fruit.
Galice. — Large, ouvert, placé au milieu de côtes qui forment la base du fruit.
Chair. — Blanche, beurrée, très-fondante ; eau abondante d’un parfum agréable ; beau et bon fruit dont la maturité a lieu de novembre en décembre; il faut le surveiller au era parce qu'il n’est pas de très-longue
rde.
ZA Kriomphe de Jodoïîgne (novembre, décembre).
Arbre. — Vigoureux, fertile; jeune bois gros, brun, tiqueté de points blancs; feuilles larges, épaisses, entières, d'un beau vert.
Culture. — Le triomphe de Jodoigne réussit très-bien sur cognassier; c’est le sujet que l'on doit préférer, si l’on tient à ce qu’il se mette promptement à fruits; si on le greffe sur franc, on devra allonger beaucoup la taille les premières années; il se plie à toutes les formes. Il lui faut, comme à tous les trèsgros fruits, une bonne exposition et un sol plutôt sec qu'humide.
Origine. — Le Triomphe de Jodoigne a été obtenu par M. Simon Bouvier.
Bonne de Malines (décembre, janvier).
SYNONYMES : Colmar Nelis, Nélis d'hiver.
Fruit. — Petit, de formes assez régulières ; peau vert-sombre fortement maculée de brun, ombrée de même couleur, surtout vers Le calice; s’éclaircit en jaune ombré rouge à la maturité. :
Pédoncule. — Long, mince, brun, plus fort au point d'attache, quelquefois avec des macules vert-jaunâtres ; se trouve dans une pefite cavité.
Calice. — Petit, caduc, ou à divisions irré— gulières; dans une cavité régulière et peu évasée.
Chair. — Blanche, très-fine, fondante et beurrée; eau pas très-abondante, mais d'un arome fin et particulier ; fruit de bonne garde
et un des meilleurs qui existent; maturité novembre et décembre.
Arbre. — De vigueur moyenne, fertile; bois mince, grêle, vert-foncé piqueté de points blancs; feuilles très-étroites, d’un joli vert, entières à part quelques petites dentelures au sommet; pétiole long et mince.
Culture. — Réussit sur cognassier et sur franc et sous toutes formes ; mais si l’on veut des arbres vigoureux, il faudra préférer le franc. Le fruit étant petit et bien attaché réussira très-bien à plein-vent.
Origine. — Obtenu par M. Nélis, conseiller à la cour de Malines.
Doyenné d'Alençon (janvier, février).
SYNONYME : Doyenne d'hiver nouveau.
Fruit. — Moyen, habituellement allongé, quelquefois arrondi, fortement renflé au milieu; peau vert-clair, complètement semée de petits points roux, maculée et irrégulièrement marbrée de gris-roux; passe au jaune à la maturité. F
Pedoncule. — Très-gros, court, ligneux, plissé, de couleur brune; planté dans une cavité petite et étroite. < ie :
Calice. — Ouvert ou clos, à divisions grises un peu cotonneuses; placé dans une cavité très-évasée, peu profonde et assez régulière.
Chair. — Blanc-jaunâtre, fine, fondante ;
eau très-abondante, sucrée et d’un acidulé agréable. C’est un des bons fruits d'hiver; il mûrit de décembre à février.
Arbre. — Vigoureux, fertile; bois brunrougeâtre, tiqueté de points blancs; feuilles allongées, finement dentées, d’un vert pâle.
Culture. — Réussit sur cognassier et sur franc; forme de belles pyramides, et se prête au reste à toutes formes.
Origine. — Découvert par M. Thuillier, pépiniériste à Alençon, dans une haie de la ferme de la Ratterie (Orne), en 1810.
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Bergamotte Fortumée (jusqu'en mai).
SYNONYME : Fortlunee.
Fruit. — Moyen, souvent irrégulier de formes; peau très-rude, vert foncé, presqu’entièrement chargée de rouille et semée de quelques points noirâtres, de sorle que le fruit parait gris.
Pedoncule. — Assez gros, fort, brun; placé dans une cavité {formée de gibhosités.
Calice. — Pelit, souvent caduc, quelquefois à divisions petites et d’un brun très-foncé; il est placé dans une cavité profonde formée de bosses assez prononcées.
Chaïir.— Fine, mi-fondante ; eau suflisante parfumée et relevée, mais conservant un peu d'äpreié si le fruit n’e:t pas parfaitement mûr, ou n’est pas venu dans une bonne exposition; quelquefois un peu pierreux au centre. Ce fruit est précieux par sa longue garde, on peut en jouir jusqu’en mai.
Arbre.— D'une bonne vigueur, fertile; bois brun très-foncé, presque noiratre; feuilles entières, vert foncé sur la surface supérieure, plus pèle sur la surface inférieure.
Culture. — Le poirier Fortunée peut être greffé sur cognassier et sur franc, mais il reste peu vigonreux sur le premier; les formes qu'il préfère sont l'espalier, le contre-espalier el le plein-vent. Le fruit, pour acquérir toules ses qualités, demande une exposition abritée et un terrain chaud; on doit le cueillir le plus tardivement qu'il sera possible, et ne le manger qu’à sa parfaite maturité.
Qrigine. — On croit que la poire Fortunée a été obtenue par M. Parmentier (d'Enghien), il y a une trentaine d'années.
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Duchesse de Berry d'été (août).
Fruit. — Petit ou moyen, ayant la forme d'un doyenné, a été quelquefois confondu avec le doyenné d’été, dont il diffère essentiellement ; peau lisse, vert très-clair, parsemée de petits points blancs très-fins , se colorant légèrement de vermillon du côté du soleil, ce qui, avec les tons blanchâtres qu’affecte le fruit lors de sa maturité, le fait ressembler à un fruit en cire.
Pédoncule. — Assez court, fort et attachant bien le fruit qui vient par bouquet de trois à quatre.
Calice. — Assez gros, fermé, à divisions brunes, cotonneuses ; placé dans une cavité assez régulière.
Chair. — Blanche, un peu cassante en bon temps de maturité, mais pleine d’eau sucrée et bien parfumée. En somme, c’est un bon et joli fruit, très-productif, qui mürit fin d'août. à
Arbre.— Très-vigoureux, fertile; bois assez
fort, vert, un peu rougeâtre; feuilles assez grandes, entières, un peu allongées, vertclair; pétiole pas très-long.
. Culture. — La Duchesse de Berry réussit également sur cognassier et sur franc, et peut se plier à toutes formes, mais celles à préférer sont la pyramide et le plein vent :
pour la pyramide, il faudra tailler long les premières années, parce que la variété, bien que fertile, est longue à se mettre à fruit, mais ensuite elle charge chaque année. C’est surtout pour plein-vent que la Duchesse de Berry sera précieuse, elle formera un arbre vigoureux et fertile, et le fruit résistera bien aux vents.
Origine. — M. Gabriel Bruneau, pépiniériste à Nantes, découvrit cette variété en 4827, dans un semis de pepins fait dans la propriété appelée Barrière-de-fer, commune de Saint- Herblain.
Beurré d'Amanlis (septembre).
SYNONYME : Wälhelmine.
Fruit. — Gros, pyriforme, ventru, atténué vers le pédoncule; peau vert-elair, parsemée de points roux, ombrée de rouille, fouettée de rouge du côté du soleil; s'éclaireit beaucoup à la maturité.
Pedoncule. — Assez long, mince, ligneux, vert-clair, ombré de brun; planté droit dans une très-légère cavité.
Galice. — Petit, ouvert, à divisions brunes; placé dans une cavité régulière et peu profonde.
Chair. — Blanc-verdàtre, fondante; eau tres-abondante, sucrée, légèrement acidulée et parfumée; la maturité a lieu au commencement de septembre.
Arbre. — Très-visgoureux, très-fertile ; bois gros el fort, parsemé de points blancs sur les
jeunes jets; feuilles larges, étoffées, finement dentées, vert foncé sur la surface supérieure et vert beaucoup plus clair sur l'inférieure ; péltiole de la feuiile long.
Culture.— Le Beurré d’Amanlis réussit bien sous toutes formes sur cognassier et sur franc; le bois est divergent el aura souvent besoin d'être maintenu pour former des pyramides régulières. Le fruit est meilleur lorsque l'arbre a été planté dans un terrain léger et chaud.
Origine. — D'après M. Bivort, le Beurré d’Amanlis serait un des gains de Van-Mons, qui lui aurait donné le nom de Wilhefmine ; il figœurait sous celte dénomination au catalogue du professeur de 1798 à 1823; d'un autre côté, M. Jamin prétend que le pied-mère existe en— core à Amanlis, près Rennes.
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Frédéric de Wurtemberg (septembre, octobre).
SYNONYME : Medaille d’or.
Fruit. — Assez gros, pyriforme, allongé, très-atténué du côté du pédoncule ; peau fine, lisse, d’un joli vert-clair, semée de tiquetures fines ; passe au jaune d’or , lavée de rouge du côté exposé au soleil; c’est un fort joli fruit.
Pedoncule. — Long, fort, un peu cintré, de couleur rouge-foncé un peu lavé de vert, termine bien le fruit et semble le continuer.
Calice. — Grand, ouvert, à larges divisions d’un brun-verdâtre et un peu charnues, comme dans beaucoup de fruits précoces ; placé dans une cavité peu profonde.
Chair. — Fine, fondante; eau très-abondante, sucrée et bien parfumée ; mûrit en septembre.
Arbre. — Droit, assez vigoureux, très-fer— tile; bois long, fort, élancé, de couleur rougeâtre; feuilles étroites, allongées, longuement pétiolées.
Culture. — Sur cognassier ef sur franc; toutes formes et toutes expositions.
Origine. — Ce fruit a été obtenu par Van- Mons, qui l’a dédié au roi Frédéric de Wurtemberg.
Beurré &’Apremomté (octobre).
SYNONYME : Beurre Bosc.
Fruit. — Gros, allongé en forme de calebasse; peau verte chargée de taches au point de paraître rousse; s'éclaire à la maturité de jaune et de {tons rougeàtres. k
Pédoncule. — Court, mince, un peu renflé à l'extrémité, brun, terminant assez exactement le fruit; mais surmonté d'un côté, ce qui le fait courber du côté opposé. f
Galice. — Pelit, à divisions d'un brun-clair, habituellement fermé; placé dans une trèslégère cavité.
Chair. — Très-fine, fondante; eau abondante et d’un parfum très-asréable. Cette excellente poire müûrit en octobre.
Arbre.—Assez visoureux, fertile ; jeune bois vert-rougeàtre, tiqueté de blanc; feuilles grandes, larges, entières, d'un beau vert.
Culture. — ‘Toutes les formes conviennent au Beurré d'Apremont, mais il faudra le greffer sur franc pour toutes celles à développement ; si on le greffe sur cognassier, ce ne sera que pour cordons et fuseaux. Il n’est pas difficile sur l'exposition.
Origine. — Trouvé à Apremont, près Gray (Haute-Saône). D'après le congrès pomologique, l'arbre-mère existe encore dans cette localité; il est plus que séculaire.
Saint-Michel-Archange (octobre).
Fruit. — Gros ou moyen, pyriforme, ventru, atténué vers le pédoncule, en forme de gourde; peau lisse, d’un joli vert-clair, ponctuée de points gris et tachée de rouille, plus vers le pédoncule et le calice.
édoncule. — Fort, ligneux, arqué, assez long, renflé aux deux extrémités, vert fortemen? ombré de brun; placé en tête du fruit et le terminant assez exactement; quelques portions charnues empiètent sur sa base.
Calice. — Petit, à divisions fortes, irrégulières, brun-foncé; placé dans un très-léger abaissement peu évasé.
Chair, — Blanchâtre, fine, beurrée et fondante; eau très-abondante, parfaitement su-
ges et parfumée ; maturité septembre et ocobre.
Arbre. — Assez vigoureux, fertile; bois brun-rougeâtre dans les jeunes jets ; feuilles moyennes, finement dentées, vert foncé.
Culture. — Sur cognassier pour cordons et fuseaux, même pour pyramide; mieux cepont sur franc pour les grandes formes.
es fruits du St-Michel-Archange sont quelquefois tachés et pierreux, quand le terrain ne lui convient pas; il réussit très-bien en espalier. En tous cas il lui faut un terrain léger, surtout lorsqu'il est greffé sur franc.
Origine. — Inconnue; fruit déjà ancien.
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Délices de Louvemjoul (octobre, novembre).
SYNONYME : Jules Bivort.
Fruit. — Assez gros, ovale, obtus; peau lisse, verte, parsemée de points gris et assez chargée de taches de rouille; se colorant lé-
èrement au soleil et jaunissant fortement à a maturité.
Fedoncule. — Moyen en longueur, plutôt mince que gros, renflé au point d'attache, arqué, brun, avec quelques taches de couleur plus claire ; placé dans une légère cavité formée de petits mamelons, qui élargissent le fruit au sommet.
Calice. — Ouvert, irrégulier, à divisions raides, rousse:, assez courtes ; placé dans une cavité peu profonde, souvent irrégulière.
Chair. — Blanche-jaunàtre, fine, fondante;
eau abondante, sucrée, vineuse, et bien parfumée; maturité octobre, novembre.
Arbre. — De vigueur moyenne, trés-fertile; jeune bois vert-rougeûtre; feuilles d'un beau vert, allongées, atténuées aux deux extrémités, surtout vers le pétiole, d'un aspect particulier, très-régulièrement et assez profondément dentées.
Culture. — Cet arbre, peu vigoureux sur cognassier, forme, sur franc, de très-belles pyramides ; au reste, il se ploie à {toutes formes a n'est pas difficile sur le terrain et l'exposi-
ion.
Origine. — Obtenu par M. Bivort; premier rapport en 1847.
Epine du Mas (octobre, novembre).
SynonyMEs : Colmar du Lot, Duc de Bordeaux.
Fruit. — Moyen, pyriforme; peau lisse, luisante, de couleur vert-tendre, parsemée de points bruns assez larges, colorée de carmin du côté du soleil; jaunissant beaucoup à la maturité.
Pedoncule. — Assez fort, long, ligneux, arqué, renflé à l'attache; quelquefois terminant assez exactement le fruit, d'autrefois accompagné de gibbosités qui forment une légère cavité inégale.
Galice. — Très-souvent caduc, quelquefois ouvert, à divisions verdàtres; placé dans une cavité assez profonde et très-étroite.
Chair. — Blanche un peu jaunâtre, demifine, fondante; eau très-abondante et trèssucrée; parfum léger et agréable; maturité novembre, décembre.
Arbre.—Vigoureux, très-régulièrement ferlile; jeune bois rougeûtre: feuilles pas trèsgrandes, allongées, vert-clair, assez profondément dentées.
Culture. — Sur cognassier et sur franc; toutes formes, mais préférable à plein vent; vient bien à toutes expositions.
Origine, — Incertaine.
Nec plus Meuwuris (novembre).
SYNONYME : Beurre d'Anjou.
Fruit. — Assez gros, un peu allongé, de formes souvent irrégulières : habituellement renflé dans le milieu et tronqué vers le pédoncule; peau lisse, vert-clair, parsemée de
oints fauves, avec des taches de même coueur, surtout vers le calice; s’éclaircit en jaune à la maturité.
Pédoncule. — Très- caractéristique, petit, très-court, brun, planté de côté en tête du fruit, dans une légère cavité un peu mamelonnée.
Galice. — Moyen, à divisions grises, quel-
quefois caduques, placé dans une cavité assez régulière, étroite et peu profonde.
Chair. — Fine, fondante; eau abondante vineuse, parfum agréable et relevé; maturité novembre, décembre.
Arbre. — Assez vigoureux, fertile; jeune bois brun-clair ou rougeâtre, tacheté de blanc ; ; He larges, vert-pale, régulièrement den-
ées
Culture. — N'offre rien de particulier; il réussit sur cognassier et sur franc et se prête à toutes formes.
Grigine. — Obtenu par Van-Mons.