‹ 40 poires pour les dix mois de juillet à maiChapitre 14 sur 32 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Pour compléter cette notice, j’avais eu d’abord l'intention de passer en revue tout ce qui concerne la culture du poirier ; mais j’ai réfléchi que, lorsqu'il s’agit d'enseigner un art qui repose sur des données positives, il faut, de toute nécessité , embrasser tout son sujet et procéder méthodiquement; que si l’on doit toujours chercher à être concis, il n’est néanmoins pas permis en pareille matière de négliger le moindre détail, car tous les principes s’enchainent ; c'était donc tout un traité à entreprendre.

Or, beaucoup d'auteurs ont écrit sur ce sujet, avec un talent et une autorité qui me font défaut; ne pouvant donc faire mieux que ce qui existe, je renverrai mes lecteurs aux nombreux ouvrages qui ont été publiés sur la culture ét la taille des arbres fruitiers. Je leur conseillerai tout particulièrement de suivre et d'étudier celui de M. Hardy ('). Quant aux motifs de cette préférence, les voici :

M. Hardy n’a pas écrit seulement pour faire un livre; son traité est concis quoique complet et bien qu’il renferme tous les développements nécessaires ; sa méthode est simple et claire, et les figures, mises en regard de la démonstration, parlent aux yeux, pendant que le texte est saisi par l'intelligence la plus ordinaire. En un mot, il fait plus d'application que de science ; plus de pratique que de théorie, ce qui n’est pas à mes yeux un petit mérite. Maintenant qu'il est bien entendu que je n’ai pas la prétention de publier un traité, je vais livrer quelques considérations générales sur la culture du poirier, en insistant surtout sur les points qui sont le plus souvent négligés et mis en oubli par les planteurs et les jardiniers.

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