LIV. II, CHAP. XVII
2® En matière de choses favorables, Us termes de l’art doivent être pris dans toute l’étendue qu’ils ont, non-seulement suivant l’usage ordinaire, mais encore comme termes techniques, si celui qui parU entend l’art auquel ces termes appartiennent, ou s’il se conduit par Us conseils de gensqui entendent cet art.
3“ Mais on ne doit point, pour cette seuU raison qu’une chose est favorable, prendre les termes dans une signification impropre; et il n’est permis de U faire que pour éviter l’absurdité, l’injustice ou la nullité de l’acte, comme on en use en toute matière (§ 22, 283). Car on doit prendre les termes d’un acte dans leur sens propre, conformément à l’usage, à moins que l’on n’ait de très-fortes raisons de s’en écarter (g 271).
4° Quoiqu’une chose paraisse favorabU, à l’envisager d’un certain côté, si la propriété des termes, dans son étendue, conduit à quelque absurdité ou à quelque injustice, il faut en restreindre la signification suivant Us règles données ci-dessus (§ 293, 294). Car ici la chose devient mixte, dans le cas particulier, et même de celles que l’on doit mettre au rang des choses odieuses.
5® Par la même raison, s’il ne suit, à la vérité, ni absurdité, ni injustice de la propriété des termes, mais qu’une équité manifeste ou une grande utilité commune en demande la restriction, on doit s’en tenir au sens le plus étroit que la signification propre puisse souffrir, même en matière qui paraît favorabU en elle-même. C’est qu’ici encore la matière est mixte, et doit être tenue pour odieuse dans le cas particulier. Du reste, on doit toujours se souvenir qu’il ne s’agit, dans toutes ces règles, que des cas douteux, puisqu’on ne doit point chercher d’interprétation à ce qui est clair et précis (§ 263). Si quelqu’un s’est engagé clairement et formellement à une chose qui lui est onéreuse, il l’a bien voulu, et il ne peut être reçu, après coup, à réclamer l’équité.