LIV. 11, CHAP. IV
c’est l’apanage de l’indépendance. Un État souverain ne peut être gêné à cet égard, si ce n’est par des droits particuliers, qu’il aura lui-même donnés à d’autres dans ses traités, et qui, par la nature même d’une matière aussi jalouse que le gouvernement, ne peuvent s’étendre au delà des termes clairs et formels des traités. Hors ce cas, un souverain est en droit de traiter en ennemis ceux qui entreprennent de se mêler autrement que par leurs .bons offices, (le ses affaires domestiques *.
» (opacité, connaissent, par leurs rapports habituels, ceux dont nous ve- » nons de parler.
» La troisième classe, trop éloignée de la première et pas assez ins- » truite pour savoir quelles conditions doivent réunir les hommes pro- » près à soutenir les intérêts nationaux, ni pour connaître ceux qui les n possèdent, est cependant apte à désigner, parmi les personnes compri- » ses dans la deuxième classe, ceux qui méritent sa conhance pour élire, n dans les intérêts de la communauté, une assemblée nationale chargée a de prendre une décision qui mette un terme aux calamités de la guerre » civile.
U Forcer les hommes des deux partis qui s’y refuseraient à prêter la » main pour que cette assemblée nationale, seul juge compétent, soit » convoquée, et contraindre les récalcitrants à se soumettre à ses déci- » sions, voilà le mode d'intervention qui seul peut concilier, en pareil » ras, les injonctions de l'humanité avec les principes de l’indépendance » des nations. On pourrait, pour éviter toute équivoque, l'appeler média- » tion. Nous [lensons nous-méme que cette expression serait à tous égards P plus propre que celles d’intervention ou de coopération, ordinairement P employée^ par les publicistes ; car l’une suppose que l'on vient dans P l’intention formelle défaire triompher l’un des deux partis; l’autre fait R craindre qu’on n’exerce une autorité dont la seule idée suffit à révolter P tous les esprits, sans distinction de partis, et, dès ce moment, l’inter- R vention serait sans effet ; car, quelque fort qu’on soit, on n'est pas plus P fort qu'une nation chez elle, à moins de la com[uérir ou de l'anéantir, P tandis qu'il ne s’agit ici que d'une intervention loyale p (Note sur le S5fi, p. 277).
' Il est peu de questions qui aient soulevé plus de controverses, où règne plus d’incertitude, et dans lesquelles la théorie ait plus souvent été démentie par les faits, que la question du droit d'intervention Wheaton reconnaît qu’il est impossible de formuler sur cette question une règle absolue, et il ajoute avec raison que « toute règle qui n’aura pas cette