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De ces mêmes droits, .i l’égard de la religion

La religion est, dans tous les sens, un objet très-intéres-

qualité sera sujette à l'abus qu'en feront les passions humaines dans l'application pratique » (^/êni'’nf.s' du Droit inlern., t. I, p. 81). Les théoriciens admettent cependant que tout Etat est maitre d’agrandir à son gré son territoire, d’accroitre sa population, d’augmenter scs forces militaires et ses j-essources pécuniaires; ([u’i! n’a à recevoir d'aucune puissance étrangère ni injonction, ni prohibition dans l’usage des moyens de se développer ; mais que le principe de la conservation de soi-même servant de contre-poids aux exagérations du principe de l'indépendance, les autres États alarmés à juste titre par cet accroissement excessif, peuvent s’opposer à la rupture d’un équilibre qui était une condition de leur propre sécurité. Suivant certains publicistes, toutes les circonstances qui donnent à un État une cause légitime de guerre, lui donnent en même temps un juste sujet d’intervention. D’apres sir J. Mackintosh, tous les droits qu'une nation peut défendre pour elle-même, elle peut aussi les soutenir pour une autre nation si elle est appelée à intervenir. Dans une opinion plus favorable à l’indépendance des peuples, une nation, même arriérée, est seule compétente pour régler son organisation politique, civile et religieuse ; elle est libre d’en approprier la forme à ses mœurs et à ses idées; les |>euples étrangers sont sans titre pour lui imposer malgré elle leur propre régime, ou pour lui en interdire l’adoption, sous le prétexte qu’elle n’est point encore assez mure. L’intervention revêt, il est vrai, des apparences de légitimité, quand elle a pour but île substituer à un pouvoir absolu un gouvernement constitutionnel. Néanmoins les principes la condamnent même dans ce cas. Les nations qui veulent propager par la force des armes la prospérité politique dont elles jouissent, ressemblent, disent les partisans de ce système, à ces dévots qui s’efforcent de faire le salut des incrédules par le fer et le feu. Le bonheur suppose l’accomplissement des désirs; il ne saurait accompagner la contrainte (Voir, sur la question du droit d’intervention : Gericke , De jure intervent ionis, Lugd., Bat. 1816; Heiiierg, Das Princip der Aichtinterrention, Lei|is., 184’2; Tii. Ortoi.ax, Règles internationales et diplomatie de la mer, t. I, p. lO.i; F^ciibach, Introduct. gén. à l'étude du Droit, p. ()8; la note de M. VERcé, Dans le Précis du Droit des gens de Martens, édit, cit., t. I, p. 202; Berriat-Saixt-Prix, Théorie du Droit constitutionnel français, p. lO-l etsuiv.; Dalloz, Jurisp. gén., v° Droit des gens, n° 80 etsuiv.).

Bepi ésentant de l’école historii|ue, M. de Martens puise dans le spectacle des événements politiques de tous les jours le scepticisme avec lequel il

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