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de servir d’exemple. 2® La nécessité doit justifier une pareille guerre, c’est-à-dire que, pour être légitime, il faut qu’elle se trouve l’unique moyen d’obtenir une juste satisfaction, laquelle emporte une sûreté raisonnable pour l’avenir. Si cette satisfaction complète est offerte, ou si on peut l’obtenir sans guerre, l’injure est effacée, et le droit de sûreté n’autorise plus à en poursuivre la vengeance. (Voyez liv. II, § 49-92.)

. La Nation coupable doit se soumettre à une peine qu’elle a méritée, et la souffrir en forme de satisfaction. Mais elle n’est i>as obligée de se livrer à la discrétion d’un ennemi irrité. Lors donc qu’elle se voit attaquée, elle doit offrir satisfaction, demander ce qu’on exige d’elle eu forme de peine , et si on ne veut pas s’expliquer, ou si on prétend lui imposer une peine trop dure, elle est eu droit de résister ; sa défense devient légitime. Au reste, il est manifeste que l’offensé seul a droit de punir des personnes indépendantes. Nous ne répéterons point ici ce que nous avons dit aillenrs ^liv. II, g 7) de l’erreur dangereuse ou de l’extravagant prétexte de ceux qui s’arrogent le droit de châtier une Nation indépendante pour des fautes qui ne les intéressent point; qui, s’érigeant follement en défenseurs delà cause de Dieu, se chargent de punir la dépravation des mœurs ou l’irréligion d’un peuple qui n’est pas commis à leurs soins '.

' Il est généralement admis dans la théorie, que même les crimes commis par un peuple, non point contre les puissances étrangères ou les nationaux étrangers, mais dans son régime intérieur, ne seraient pas une juste cause de lui faire la guerre, dans l’intérêt de l’humanité. Toute guerre entreprise pour punir ou pour frapper l’athéisme, l’idolâtrie, amener un changement de religion, corriger la dépravation des mœurs, faire cesser la harharie, toute guerre, en un mot, qui aurait pour objet de punir, serait donc injuste, en principe. Les États indépendants, qui sont entre eux sur le pied d’égalité, ne peuvent, en effet, prétendre au droit de justice criminelle les uns sur les autres ; car ce droit suppose une supériorité qui n’existe pas. La doctrine contraire, soutenue par

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