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rait absurde d’en excepter quelques parties , par la raison qu’elles sont possédées par des étrangers. Si le souverain ne permet point aux étrangers de posséder des immeubles, personne n’est en droit de s’en plaindre; car il peut avoir de très-bonnes raisons d’en user ainsi ; et les étrangers ne pouvant s’attribuer aucun droit dans son territoire (g 79), ils ne doivent pas même trouver mauvais qu’il use de son pouvoir et de ses droits de la manière qu’il croit la plus salutaire à l’État. Et puisque le souverain peut refuser aux étrangers la faculté de posséder des immeubles, il est le maître sans doute de ne l’accorder qu’à certaines conditions ‘.

• Pinheiro-Ferreira fait sur ce 8 les observations suivantes ;

« Nous ne saurions assez blâmer cette façon d'argumenter de l'auteur : » Le gouvernement peut, le gouvernement est le maître de se conduire » de telle ou de telle manière ; personne ne doit trouver mauvais qu'il » agisse selon son bon plaisir, il faut le souffrir.

» C'est déplacer la question. Car ce n'est pas du pouvoir absolu qu'il a s'agit; celui-là est incontestable. Ce qu'il fallait démontrer, c'est que le » gouvernement du pajs a toujours le droit d’empécher l'étranger de n posséder des immeubles. Or, nous croyons avoir montré dans la note n au § 100 que, tout au contraire, il a le devoir de n'y mettre aucun » obstacle. Ce ne sont pas seulement les droits de l'étranger qu'il a à n respecter en cela, ce sont les intérêts de sa propre nation, qui lui comn mandent d'attirer chez lui autant d'étrangers que les circonstances du I) pays le lui permettront. Non-seulement dans l'état actuel de la presque n totalité des nations dans les quatre parties du monde, mais à- quelque » époque de l'histoire que l'on veuille s'arrêter, aucune nation n'a eu un » excès de population qui dut lui conseiller d'éconduire les étrangers qui » voudraient s'établir chez elle.

» Il y en a eu, sans doute, et malheureusement il y en a encore qui » voient tous les jours déserter des milliers de leurs enfants, faute de » trouver dans leur patrie les moyens d'une honnête subsistance. Mais on » aurait tort d'attribuer, sauf quelques exceptions, cette fâcheuse émi- » gralion à l'impossibilité où le pays était de nourrir tous ses enfants.

» Presque partout une grande partie du pays était en friche. Partout » des fabriques auraient pu donner un emploi avantageux au surplus de » bras qui n'en auraient pas trouvé dans la culture des terres; mais des n vices de l’organisation .sociale, des lois ennemies de l'agriculture, de

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