‹ 520 pChapitre 15 sur 67 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

TABLEAU DES IMIlITta ITALIEIIIIES.

Dénombrement — olironologique— > et «Ipbabëiiqnedei goerm

znuntcipaleB. — Élimination descombatt contre IcsTÎlles loin-

taines — indifférentes — ou amies, — ou insignifiantes. — Rf-«u]tat LU'fuutit antérieurà 1150. — înimitiés de la Lombardie, — du Piémont,— de la marche d'Aquilée et de Vérone, — de l'Exarchat^ — de la marche d'Ancdne»«^e UToscane,>-»de rOmbrie,— du patrimoine de saint Pierre,— du duché de Rome,— /de la Sar> daigne,^e la Coxte.

Les documents sur les premières guerres sont rares,

laconiques et très-incomplets. Les guerres ultérieures, mieux connues, sont mêlées à des révolulious qui dcpassent Tère des consuls ; il n'est pas facile de s'oncnterau milieu de ce labyrinthe mobile où les batailles se multiplient pour yarier de dates^ de formes et d'importance. Gomment saisir ayec méthode le rayonnement de chaque ville, les chocs inévitables, les inimitiés permanentes et leurs métamorphoses d'époque en ép>oque, depuis la révolution des consuls jusqu'aux derniers jours (le la renaissance italienne? Est-il possible de soumettre à une analyse exacte l'essor des guerres municipales « et de présenter [toutes ces colères, ces ruses, ces haines, ces fureurs, comme autant de forces mécaniques soumises à des lois inflexibles? Pouvonsnous vaincre le vague des conjectures, l'obscurité des données et le désordre de la mêlée, pour éclairer cet échiquier des oppositions stratégiques de la péninsule, où se développent tant de combats, tant de partis, tant

TABLBAU DBS lESlXITlés ITALIERSIBS. I05

de révolutions, tant de réactions, et en général toute cette divine comédie des rcpul)liques, des seigneurs, de la papauté et de Tempire?

Que l'oa commence par parcourir toutes les chroniques et que Ton dresse le tableau chronologique de toutes les guerres municipales, depuis Othon jusqu'aux derniers jours de la renaissance. Tout combat figurera dans ce tableau comme un lait brut, sans tenir aucun compte de sa cause, de son issue ni de sou r&nltat* On imitera les chroniqueurs les' plus arides, qui restent dans le fait de la guerre sans jamais Tap^ précier. On notera, par exemple, qu'en 4002.Tîvolî et Rome se combattent, qu'en J li8 Milan et Como sont aux prises, qu'en 4 131 Modène et Bologne sont en lutte. Si la lutte entre deux villes tient à une ininntié permanente ) elle ne manquera pas de se réitérer, et sa persistance sera plus éloquente que tous tes motifs éphémères et toujours changeants delà guerre.

Ce tableau chronologique contiendra toutes les guerres italiennes; pour comiaitic celU s de cliaque ville, on n'aura (ju'à les extraire en dress iiiL un s( cond tableau , que Ton concevra comme le dictionnaire alphabétique de toutes les villes militantes. Sous chacune de ces villes on notera les localités qu'elle combat et les dates dechaque guerre qiiimontreront'la durée, l'itération et la force de chaque inimitié. Ainsi Gagli combat Agobbio dans les années l-m, 4232, 1236, 1239, ' 12i7, 1263, 1265, 4273. La même vilie combat iési en 4247 et en 1274. Voilà deux inimitiés, la première qua« tre fois plus forte que la seconde, puisqu'elle ^onne huit batailles au lieu de deux* Très-souvent plusieurs villes s'allient pour combattre d'autres villes, qui se liguent à leur tour pour résilier. Ces gueiicâ sont des

Page 1