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DANS LES VILLES

SéTère et majestueuse, Pîse» où les citoyens sont rois de Sardaigne, n'éprouYe pas d'oscillations sensibles, ni d'anxiétés sur sa destinée royale. Elle laisse le temps séparer peii a jicuses consuls de son archevêque, comme il sépare son arctievêque du pape et de l'empereur, sans qu'on puisse surprendre aucune rébellion apparente. Le cimetière et le baptistère, construits par les eonsuls ^ers 1150 en même temps que les rem* parts, présentent des caractères si flottants qu'on ne saurait dire si c'est l'art qui s'incline volontairement devant la R'iigion (lontil ne |ieut se séparer, ou si c'est l'ancien droit de rarchevêque qui fait payer un tribut splendide à la munificence des citoyens alfcanchis.

Le fracas d'une guerre civile couvre le progrès des consuls d'Orvieto, probablement créés en 1195 par les citoyens , qui massacrent quinze cents hérétiques ou pai Lisans de l'empire, confisquant leurs biens et chassant ceux qui échappent au carnage. — A Kifnini, au contraire, la scène est calme, vide et muette, mais l'évéque meurt de douleur, en voyant que la ville se dérobe à sa direction pour se jeter malgré lui contre Faenza.

Vers Ii06, Pesaro se montre soudainement libre

avec ses magistrats, ses lois, ses consuls. — Bénévent glisse des mains de l'archevêque avec une promptitude inexplicable, et on la voit à la suite d u consul Uopoltonc à l'instant même où elle vient de conquérir sa libre élection. Ailleurs, comme à Fermo, le progrès des citoyens se révèle d'une manlèreindirecte, car les concessions et les donations Jadis faites aux évéques par les comtes, les ducs, les papes et les empereurs sont tout à coup suivies d'une nouvelle série de concessions et de donations eu sens inverse, (ailes par les évéques

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aai Tilles et aux citoyens, aux oonsuls et oiéme à des villageois qui s'affrandiisaeiit.

Partout le peuple se renouvelte de la même manière ayec ses assemblées de la Gredensa et du grand conseil; partout les pouvoirs dts consuls sout idcuUques, partout le nombre des consuls est délenniné, comme à Gênes, par le nombre des quartiers, multiplié par un chiffre variable qui représente TiateDsité de la dé* raocratie. Ainsi Yilerbe aux quatre quartiers a quatre consuls, et huit dans les années de révolution ou, comme dit naïvement le chroniqueur, dans les années de confusion. Crème, divisée en vingt-sept quartiers ou vicinanze, est représentée par la réunion fédérale des vingt-sept consuis mineurs. Pérouse, divisée en cinq portes, a dix consuls* Lucques, partagée eu trois arrondissements, en a douze, c'esi<à-dire quatre par arrondissement. Diaprés les souvenirs de Tère consulaire, Modène, devenue républicaine en 1906y nomme quatre magistrats, un par quartier. Bologne, plus démocratique, en nomme vingt-quatre, six par quartier.

Jusqu'ici ce n'est qu'un mouvement silencieux qui ébauche les premiers rudiments de Vère consubiire ; pour comprendre la seconde période de Texplosion

ropublicaine, celle qui place les consuls au-dessus de révêque, il faut suivre les villes plus importantes sur la grande ligiie de lloiiit' et de Milan, où la révolution trouve son lit tout creusé et couvert de soufre par les révolutions intérieures depuis la lutte contre les Longohards Jusqu'à celle contre les empereurs.

A la première élection après la paix des investitures» en 1125, Rome donne une secousse toute nouvelle à la

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