RÉACTION IMPÉRIALE ET POMIFICALK
quisdu Hoiifferraise faisaient receTOîr citoyens d'Ast: en Piémont même les villages imitaient les marquis ; Uxe* sio, en se donnant à Alexandrie, devenait citoyenne et
s'obligeait à bâtir une maison dans la ville. Le patriarclie d'Aquilée, les princes-évè(|ues de Feitre et de Bellune, les marquis d'Esté, les Bomano, les Camposamptero, les Sanbonifazio, les plus grandes familles de ntalie sinféodèrent, par la naturalisation, à Padoue, I Trévise, aux villes dont ils voulaient ralliance. On courail apit s le succès, on s'inclinait devant la fortune; l'alliance, d'abord dédaignée, élditsollicilee comme une faveur; les nobles firent la cour aux peuples : ils entrèrent dans les grands conseils par prudence, par mode, par caprice, pour s'amuser : et ici nous trouvons la dernière conséquence de la Tictoire sur les châteaux qui forme la conslitiiLiou du tioisième peuple plus nombreux que le second de Tère consulaire. Aux cbàtelains nouvellement admis on joignait , par une compensation trop naturelle , de nouvelles familles élevées par Pindustrie et par le ctnnmeroe; tout Tespace envahi d'un côté par la féodalité était repris d'un autre par une fraction de la plcbe appelée a tenir tôle aux châtelains , et la ville s'étendait , prospérait, s'animait , deux fois plus ricbeet plus intelligente qu'avant la guerre aux châteaux. Partout» au fort de cette guerre, nous trouvons les traces d'une réforme municipale : Bellune étend le privilège des premières familles, en ajoutant les rouleau \ aux parentés; Alexandrie se démocratise , et les naturalisations des cbàtelains, au milieu des circonstances les plus variées, se présentent dans toutes ces villes avec un tel caractère de similarité qu'on les dirait toutes rédigées dans une même chancellerie. Probablement^ elles étaient copiées