CONTRE LA GUERRE AUX CHATEAUX
sarles^diartespar lesquelles les empereurs avaienljadis fondé la liberté de Pise , d'Orvieto et des autres \llles
exceptionnelles, qu'ils donnaient en fief à quatre, à sept, à cent familles, déjà régiidutes dans les fiefs qu'elles possédaient séparément. Ces chartes avaient réuni dans quelques personnes la double qualité de ciloyen et de cbâtelain , de feudataire collectif à la Tille et individuel dans la campagne. La liberté travaillant d'après ce modèle se développa par de vastes combourgeoisics, qui inféodèrent régulièrement toute la campagne à la ville. Les citoyens réalisaient ainsi à la lettre ce mot du sénat de Rome à Frédéric Barberousse, a Tu étais étranger^ et nous t'avons fait citoyen, » hoipei era$, civem ftd. Tous les hommes de Tem* pereur, tous les châtelains de la campagne , tous ces Longobards, ces Fianks, ces Allemands, ces restes de l'ancien royaume, fait et refait plusieurs fois, en dépit de la liberté italienne, tous ces ûls d'étrangers, ces descendants des barbares, étaient transformés par ta pierre aux châteaux et désormais adoptés par la civilisation italienne, qui étendait les limites de ses peuples officiels.
Nous avons vu que le royaume des Deux-Siciles faisait la guerre aux châteaux, c'est-à-dire aux centres attardés de Tantique fédération; nous avons vu cette guerre heureuse, grâce aux deux proscriptions de Guillaume le Méchant : Salerne, Bari, Capoue, toutes les villes insurgées, à la suite de la ligue des barons, étaient domptées les unes après les autres; et l redéric Barberousse, qui voulait les appuyer, était rallié par Guillaume le Bon à la cause de Palerme et à celle de tous les citoyens du royaume. La guerre aux châteaux finissait au Midi par la naturalisation des châtelains.
Ri^ACnOK limÎMALC ET PONTIFICALB^ ETC.
exactement comme dans les villes italieDoes^ si ce n'est qu'ici la naturalisation était royale , les royaumes étant forcés de consacrer toute innovation dans la penoone du sbiiTerain. Ubérifière de Guillaume le Bon , Constance, qui représentait les citoyens du Midi , donnait sa mainàHenry VI, filsde Frédéric Barberoiisse, qui représentait les châtelains, jadis révoltés contre Guillaume le MécbanU Au point de Tue de la guerre municipale , ce mariage était le pendant de la paix de Constance^ et repoussait, par un pouvoir plus que royal, la domtnaiioii du pontite, suzerain desDeux-Siciles; au point de vue de la guerre aux châteaux, il alliait et fondait dans une même couche nuptiale les citoyens et les châtelains, Palerme et Bari, Tile et le continent, Tunité consulaire et la fédération féodale. Au reste, la fusion^ le mariage étalent complets jusqu'à rendre possible Téchange des rôles, eu donnant au l oi le l olo des citoyens, puisqu'il était empereur, et à la reine celui des concitoyens, parce qu'elle était femme^ Normande et pariant inférieure y comme la fédération vaincue par l'unité palermitaine*