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Dell91àil98, Thésitalion contiQue. Évidemment, ce flottement atteste la lutte des deux castes qu'on doit toujours supposer^ même lorsque les chroniques n^en parlent point. Ainsi, quand on nomme, en 1484, un
consul unique, c'est qu'on voudrait un dictateur indigène; quand, l'année suivante, on le remplace pai piusieui-s consuls, c'est qu'on abolit le despotisme dangereux ou insuffisant du chef indigèue; quand on prend, en iiSl, un homme de Bresda, c'est pour imiter la démocratie de cette ville amie de Milan ; quand» Pannée suivante, on lui substitue un homme de Crème, c'est sans doute pour tromper le peuple, en se couvrant du nom de cette viile iiiUmeinent alliée de Milan, et on prend un comte de Camisano, concitoyen, c'està-dire ennemi exalté de la démocratie lombarde. L'année suivante^ la réaction en progrès choisit un homme de Pairie, mais alors le peuple, réveillé en sursaut, ne veut plus d'un magistrat dont réleclion peut tromper, et on voit en 4490 les consuls. Plus lard , on se ravise encore, on cède de nouveau à la nécessité d'un dictateur étranger, et c'est en 1198, au moment de Teifervescence italienne, a II se leva, dit la chronique, une «très-grande discorde pour l'exécution d'un canal « qu'on api>elait Mormora, à cause des murmures du « peuple qui en faisait les frais. Celui-ci s'insurgea a en créant podestat Cremonino Aidoino, qui régna . «avec les consuls jusqu'à Tannée suivante. » Il reste podestat en 1199 ; en 1200, le despotisme est divisé par deux podestats; en 1205, par cinq consuls, et en 1209, la ville nouvelle, qui appartenait aux concitoyens S s'in-
^ 4 209. Hoc lempore, ilK de Cittaima conjaraverunt simul, quia popolares simot civiliU veleri favebuit, et îlU omime vicinlae Paataleonk.
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surge contre la ville ancienne, qui était aux citoyens. Le despotisme (k'vient urgent; il faut le recomposer. £q 1210, on voit deux podestats, Mastalio dans la ville ndutéllô et Correggio àAïiê la ville ancienne, a et il en « résulta^ dit lachroniqu^i plusiduts guerres civiles *«> La lutterëcottiitienceén 1113. Le quartier dePantaléon. qui tenait pôuMescdticitoyëtas, est entièrementsaccagé'. Cependant ce sont les concitoyens de la ville nouvelle qui l'emportent. En 1212, leur podestat Mastalio devient Tun des consiils, et plus tard les Hottements se renoufellent avec les séditions...
Si Gènes nous transmet ses oscillations à causé de sa mobilité^ Miiàii à catlse de son importance. Crémone pah;e qu'elle est scindée en deux tilles distinctes; Bologne montre ses preaiièrcs tentatives parce qu'elle est querelleuse et savante. 1/lioniieur de f)osséder.une université ne lui permet pas de marcher coinmc tout le monde, et dansnn premier élan de docte ignorance, elle s'imagine qUe soti évéque Gerardo Scanabecchi sera le meilleur, le plus savant, le plus impartial des Juges. Elle lui donne plein pouvoir. Mais au lieu de réprimer les concitoyens, il les protège comme pour ranicnir Bologne au temps des évêques. a La première année, dit a Pugliola, il maintint la ville sans troubles; la seconde « année, il Ht tout le contraire. » Le peuple se laisserat-il ramener en arrière! Non; il sait depuis longtemps' qu'il est facile de résister aux évéques, de les tenir en échec,de les détrônerpar les consuls; et, d après la chro-
* Et sic aeditio magna facU est inter îlloa de clvitete nova et illos de dvitate veteri, et bella cîvilia .plura sîmol faceranl. Tandem oompmiiio est fi»la per episeopuin Sicardom.
* Vidiiia Panttleofaîa, qme fiteliat eitianoTiala» capta ikit et rebas omnibus denadata.