LES P0O£$TATS DANS TOUTE L'EUROPE
Rodolpbe 4*Habtboiirg, $nnd podestat de l'AUemagno. — Les
cito)rens et les concitoyens en Autriche, en Bohême, en Hollande et dans les diverses régions de l'empire. — Insurrection civiquedeGuillaume Tell contre Ges^ler.chef dei* châtelains. — Premièie origine de la démocratie helv(^ tique, où l'égalité et i» fédération se trouvent identifiées. — Saint Louis, justicier en France.<-^ Les Quatre-vingts d'Oxford en Angleterre.^ Guillaume Wallace, «n Ecosse. — Alphonse le Sage, en Castine»le ^OStiza, en Aragon. — Sainte Elisabeth, en Portugal.— Erik YI, en Danemark. —Magnus, dit la Clef du grenier, en Suède. — Maîhetîr des troi?; nations slaves sous les Tartares. — Bonheur des anciens citoyens de l'islamisme dans leurs régions d'où ils chassent l'invasion féodale des croisés. — Le pape amnistie la scolastique et il préside aux débats des docteurs, les uns citoyens de rfiglise, et les autres concitoyens, en sens inverse de leurs rapports, avec les citoyens et les concitoyens des divers royaumes.
Lti grand interrègne décrété par l'Italie transporU sur-le-champ la révolution en Allemagne, et la guerre civik s'étend dans loute l'étendue de l'empire. Aucun empereur ne peut succéder à Frédéric, Son fils Conrad^ chef de la féodalité^ se trouve aux prises avec Guillaume) comte de Hollande, Télu des villes libres. Le premier, trop faible, se laisse absorber pai* son royaume des Deux- Siciles; le second, encore plus impuissant, tombe frappé dans son État de Hollande : toute la fédération est unanime dans ridée de ne plus accepter qu'un clief faible, mobile, entièrement à la merci de la diète et dans rim«
T, H. Si
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possibilité de continuer la pesante dynastie des Hobenstauffen, En 1257, on nomme Richard , frère du roi d'Angleterre, qui semble refléter dans sa personne
rimage du podestat étranger : on lui oppose Alphonse deCastiUe, qui semble à son tour proclamé pour confirmer la nécessité de la ^nierrc intérieure, et partout les États sont aux prises avec les \illes. La ligue du Rbin entraine avec elle sept arciievéques et vingt comtes ou seigneurs, en guerre avec la haute féodalité. A Textinction de la maison de Souabe, en 1268, de nouveaux États arrivent iinmuLliatisés dans la diète; ranarchie vitale du proirrès emporte toule l'AUemagne. Rodolphe d'Habsbourg dot entin l'ère du grand interrègne : mais comment? En podestat de Tempire, en grand juge de la fédération^ en jusUcier des villes libres et des grands flefs, en roi de la guerre civile, qu'il gouverne, qu'il modère, qu'il étouffe, en ennemi des chaLelams, qu il écrase partout où ils sont en dehors de la loi. On l'appelle la loi vivante, « lex animata. » On l'a clioisi parce qu il était l'arbitre amical des villes de THelvétie et du Rbin. Ceux qui le suivaient dans ses médiations civiques le voyaient grandir à chaque jour : a II nous surpassera tous, » disaient-ils; et, devenu empereur, il poursuit la laclie de capitaine judiciauc, en déterminant pour la première fois, avec quelque précision, les droits réciproques de la fédération impériale. Tenace, anguleux, rapé« parcimonieux, rapiéçant lui-même son pourpoint, affectant Timpartialité la plus stricte, se heurtant, avec Taprelédu bourgeois ou même du paysan; ciailre les plus ^^rands seigneurs de la fédération, il est heureux de forcer le roi de Bohcfiie Ulhocar à s'agenouiller devant lui, pauvre sire, mais son supérieur de par la justice, et, après l'avoir humilié, il le