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PARS CHAQUE VILLE

fayorable on du moins neutre. L'ex4riumvir paaee et les laisse en exil. Alors commencent des tentaiîTes désespérées et de terribles éclats sous des répressions effroya-

Lies. Une preniioi e lois, les guelfes de l in teneur cûns[)ireiUavec Milan, et invités à se rendre au palais, ils sont enlevés et envoyés iiaus les prisons de Crémone. Due i^uconde fois, ils parviennent à surprendre dans ia nuit une porte de la ville; mais le matin ils sont écrasés, et deux cents citoyens Tont joindre leurs confirères à Crémone. Une troisième fois» ils s'emparent de la ville pendant 1 absence de Peia,cLcino\ mais ne puu\diit soutenir leur propre victoire, leurs chefs se rendent, et Pelavicino, a furieux, ditla chronique, rentra avec une « grande multitude de soldats et fit couper beaucoup « de têtes quil fit jeter bors des murs; puis les uns a furent mutilés du nez, des oreilles, de la langue t des « yeux, des pieds, des mains; d'autres furent longuea ment toutnientés dans les prisons, et ou envoya à « Crémone une nouvelle masse de captifs. One terreur « fiévreuse envahissait la ville; les citoyeuss'enfuyaient; a plusieurs d^entre ^ux, tout palpitants se cachaient « dans des tombeaux avec les femmes elles enfants..*» Parme appartient à la ligne lombarde et en même temps elle est l'enneniie inî|)lacable de Plaisance, ville romame; ses guelfes et ses gibelins se tiennent en équilibre, prêts à se déchirer au moindre froissement, san^ que Tou puisse dire quels sout les citoyens. Les dtnwHHious des gueUes» parce qu'ils décidaient la déroute de Frédérie U? Les Gorreggio» les Lupij les Ross! représentent la caste des châtelains, et à la troi«> sieme auuée du i;r lud interrègne une révolution subite rappelle les gibelins, qui rentrent, et on nomme (ifîôerto à» G^m podestat décennal : « U étsit, dit ia cbroniqy^

<iiB LES GUËLFES ET LES GIBELINS

a podestat de la commune du peuple et des marchandât cette parti de TÊglise avait une peur mortelle; on 9 n'osait pns parler à deux ou trois personnes^ et si un

a [Kuiisan de l'('iri[)ire cominellail un meurtre, cVst à ts peine si on f;iisait un simulacre de procès, et on ne « découvrait jamais rien à sa charge. » En 12?)9, la justice git)eline reçoit le contre-coup de la chute (VMee- HnOf et on écarte Giberto de Gente pour nommer un nouveau podeslat, Inghîrani Franceslata de Pisloie. Cette fois, c'est aux gibelins de trembler, et ils tombent dans un accès de dévotion : on ne voit partout que des l»rocessions, des tiagelianlï;, des dévots, des humilialions artiûcielles, des tendresses calculées où les partisans de l'empire s'efforcent d'embrasser leurs ennemis en masquant Tamour d'eux-mêmes par l'amour de Dieu. La mascarade des flagellants s'exalte par l'arrivée d'autres flagellants de Reggio, de Modène, le dos nu, se fustigeant avec des cordes et des balai? , se [)i oclamant tous de grands criminels, et leur folie gagne tout le monde, y compris le podestat : « Ët dictus dominus « potestas se verberavil. » Après la comédie de la douleur arrive la tragédie de la guerre civile, et toujours en e(]uilibre entre les guelfes et les gibelins. En 4963, on s'agite pour Télection du podestat, et c'est i^e/at^icmo Uherlo, l'ex- triumvir, qui arrive avec le salaire de mille livres iuipei iales , qu'il distribue a ses amis. Parme tombe sous l'interdit du pontife. L'année suivante, la révolution éclate très-sanglante, et on dévaste les maisons sans que Ton sache qui triomphe* La guerre eivile s'organise sous les dehors de la paix , avec deux podestats, Jacob Tavernario et Giberto deGenlc^ l'un pour les guelfes, l'autre pour les giiiLlins. En 1265, il y a eixcore deux podestats qui représentent les deux

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camps opposes. En d266, les deux partis restent en présence et toi^ours avec deux cbefs : la bataille est imminente...

Ce sont les mêmes scènes» en sens inirefsej à Plaisance. Quand Panne est guelfe» en Plaisance proclame l'ami d*i^ce/tfio, Uberlo Pelawcino, son podestat perpétuel, et tous les châteaux des guelfes tombent l'un après Faulre pour ne plus se relevi^r. En 4267, Parme est gibeline, et alors on chasse le chef gibelin pour transmettre le pouvoir au chef guelfe^ Fontana avec le titre de podestat et de recteur. En 1260» les gibelins de la Tilte rivale s'hnmilieat» s'attendrissent et se flagellent; ceux de Plaisance se relèvent jusqu'à rappeler Uberto Pelavicino qui soumet à sa domination gibeline Torlone^ Brescia , Alexandrie^ Pot)tremoli, maître de Ci énione, avec Buoso de Doara et seigneur absolu dans son fief de San - Donnino. Mais Parme est prête à éclater et Pelavicino est à son tour à la veille d'une catastrophe...

Crémone, issue du royaume comme Lodi, Paiûie, Arezzo, Pisloic et Vérone, ne saurait prospérer qu'en versant le sang des guelfes (jui Tentourenl. La lutte commence aux derniers jours de Frédéric II , en 1247 : « Âcetteépoque, dit Campi.les factions étaient en pro- « grès> et la ville se divisait de nouveau. » Les gibelins régnaient dans cette partie de la ville qu'on appelait la vieille cité; la ville nouvelle était aux guelfes (}iii peutêtre la construisaient en châtelains nalurahsés. Les premiers^ àWCapeUetti, avaient pour chef 1?mo5o de Doara, les seconds^ nommés Barbarisi étaient suspects et abhorrés. L'année première du grand interrègne» Crémone s'aperçoit que son empereur lui manque; ses troupes sont battues par les guelfes de Parme; la cité nouvelle

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