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BANS LIS VILLES

en 1130, le malheureux archevêque se voit forcé de suWre Tanli-pape Anaclel II : et c*csl ainsi que la ville le domine , en ajoutant le scliisme de Uome à celui de rAllemagne , et se plaçant du même coup en dehors de l'Église et de l'empire. Le pape Innocent H , étonné de tant d'impiété, se demande « s'il est revenu « aux temps des Longobards et desQuirites qui méoon* 0 naissaient toutes les lois divines et humaines. »

Sous la double inlluence de Milan et de Rome, une foule de villes acceptent l'un ou l'autre des deux schismes pour devenir consulaires. — Brescia suit le schisme d'Anackti^Paviep Verceil, Gmnondo, Turin sont en pleine insurrection; ^YHerbe,Sutri,AmeHa se placent également dans le camp à'Anadet ; — BeUune y est, à son lour^ avec son évéque que les orthodoxes appellent « homo impius ae immanissiiiiis moribus. a

Mais d'autres villes s'affranchissent par leurs propres efforts, ne recevant des schismes qu'un reflet incertain. Ainsi Plaisance parait avec ses consuls^ dès il27.«^ A cette époque I Bologne, Sinigaglia> Ancône^ Spdeli f Sienne doivent être comptées parmi les villes libres. — Dès 1417 Fano est si hostile à église qu'elle crée un magistrat poui empêcher ses citoyens d'inféoder leurs biens à l'évêché qui les exemptait des iiri[)ôts. — En iil5, Faenza chasse les plus puissants de ses nobles, en h's forçant à se retirer au château de Cunio, leur repaireféodai.— 'Ravenne, néedesmaitieurs del'Italie, florissante sous les derniers empereurs» et sous les Goths qui décrétaient plusieurs fois la dévastation de Rome et deMilan, décline, maintenant que l'Italie est florissante, et plus tardive que Fano etPaenza, éli angère au sehisuic à'Anaclet et à celui de l'Allemagne, elle n'arrive aux consuls qu'en s'associant à Forli, en 1138, par un pacte

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étrange ovi les citoyens des deux villes se déciment réciproquement naturalisés, avec le droit d*interventiou mutuelle dans les comices pour l'élection des consuls.

Les abbayes, premiers asiles de la liberté et de la méditation 9 terres plus qu'épiscopales^ où Ton était affranchi quand toutes les villes étaient dans la servitude , et où l'on écrivait des livres quand des royaumes n'avaient pas de chroniqueurs, se trouvent tout à coup envahies par le tumulte des consuls et par une lumière profane qui aveugle les abbés habitués au demi-jour de l'Église. — Jadis, l'immense abbaye de Mont-Cassin avait lancé la révolution de Charlemagne à Bénévent, et celle des évéques à Gapoue, sans compter sa propre révolution qui portait Tabbé Didier sur le troue de saint Pierre, et elle régnait alors vénérée, respectée, riche, toute-puissante, surunt loule defipfs, de châteaux, de villes, de villages, à comnieucer par Saint-tierniaiu, dontiesmurs renfermaient son peuple officiel et sesconsulsmineurs. Dansl'ère descQnsuis, au contraire^ ses abbés perdent toute popularité^ tout prestige^ et sont bientôt attaqués à Saint-Germain et à Presenzano , vers 1140 ; à Saint-Ange de Teodici , vers 4122 : Saint-Germain renouvelle plus tard son insurrection, et les moines en déroute sont forcés de promettre d'obéir aux laïques a laicorum voluatatem se facturos c promittunt.0 L'abbé Nicolas^ imposé par le saint-siége^ est déposé comme dilapidateur; l'abbé Semirectus est assailli par l'anti-pape consulaire AmcUtlîj par Capoue qui s'anime au souffle des consuls^ et par Tex-abbé Nicolas dévoué à la révolution , puisqu'il est dépossédé. Le successeur de SemirecUis accepte enfin le schisme ^'Amckt imposé par le sol du Midi qui rend ainsi» sous

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