LES GL ELFES ET LES GIBEUNS
qui cbasseni les guelfes de Florence, d'Ecelmo contre les villes guelfes de la Marche Téronaise^ de Pelaicieinù contre les guelfes de Lombardie^ de Buoso de Daara contre la Tille nouyelle de Crémone, des (hemaghiée
Lôdi contre l'invasion niilaiiaise, de tout gibelin qui combat le pape et les guelfes dans le Nord et le centre de l'Italie. Par contre-coup les guelfes de Milan, de Florence, des Marches, de toutes les villes, fraternisent avec les séditions imminentes de Naples» de Messine, d'Ascoli, des villes les plus attardéeset les plus fédérales du Midi , de sorte que Mainfroy voit arriver l'heure d une nouvelle expulsion....
La lutte de Mainfroy et des guelfes se reproduit en détail sur tous les points des Deux-Siciles, où chaque commune a ses Vberli et ses Buondelmonti, comme les villes de la Lombardie ou de la Toscane. Au milieu de mille batailles municipales, Aquila se fait remarquer comme une déviation à la fois brillante et bizarre, car elle surgit improvisée soudainement par une insurrection guelfe populaire contre les châtelains des alentours, tous ralliés au roi. Son apparition est racontée par un poète, Buccio de Rannalo, qui écrit le patois des insurgés. «En les hommes de la terre, dit-il, « conspirèrent pour ne pas être serfs, et cherchèrent «à être libres, ne voulant reconnaître d'autre su pé- « rieur que le roi.» Ils se réunirent dans des lieux écartés, dans des églises souterraines, où ils sup* putèrent en Brutus rustiques les forces de insurrection, celles de la résistance, les protections possibles ettoutes les ressources du combat. «Mais, poursuit le t poêle, un Judas, traître et assassin^ alla chez les sei- « gnoLirs, et leur révéla qu'on conspirait pour les abatc ire et les. tuer. i> Les seigneurs emprisonnèrent les