‹ A. C. T. H., Cortisone et Troubles MentauxChapitre 28 sur 44 · LA: AR · texte numérisé non relu

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Cette classification, qui nous paraît un peu artificielle, m'explique pas comment, chez un même malade, on peut observer successivement un état dépressif, un état: maniaque, et enfin un comportement schizophrénique. Enfin, toute thérapeutique est un « stress » pour l’organisme, et on ne peut refuser à la cortisone une action qui lui est bien particulière puisqu'elle seule déclenche ces complications mentales. Nous avons dit, et nous chercherons à le préciser ultérieurement, que l’on peut expliquer ce polymorphisme clinique en lattribuant à un état confusionnel d’origine toxique, ce qui n’enlève nullement au terrain son rôle de facteur favorisant ou aggravant, que l’on retrouve à propos de lalcoolisme, du rhumatisme cérébral et de bien d’autres affections.

Les mêmes auteurs soulignent aussi que « les réactions psychotiques ont tendance à apparaître chez des sujets qui, auparavant, avaient une stabilité psychologique à la limite ». Chez de tels malades, n'importe quel changemepnt impliquant un degré différent d'adaptation vis-àvis de la maladie ou de l’entourage, peut provoquer un état de déséquilibre se traduisant à la fois sur le plan somatique et psychologique, selon les possibilités de l'organisme pour se défendre contre les changements. Ainsi, l'introduction de cortisone dans un organisme en équilibre instable provoque un bouleversement. endocrinien nécessitant un nouvel équilibre entre Pétat présent et l’état antérieur; il en résulte un conflit biologique important. dont le malade fait éventuellement les frais, même si les modifications se font dans le sens d’un retour à la normale. Et ROME et BRAGELAND concluent : « À ce point de vue, la guérison brutale d’une maladie chronique, par exemple, a pour conséquences la perte non négligeable de bienfaits psychologiques acquis secondairement, grâce à la maladie; c’est un « stress » qui a autant d'importance qu’une chute de 50 p. 100 de la concentration du potassium dans l’apparition des troubles psychotiques graves. »

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