A. — LE TEST DE THORN N
Pincus et HOAGLAND, qui ont étudié, les premiers, la valeur de la glande surrénale dans les affections mentales, concluent : «50 % des malades schizophrènes présentent une réponse anormale ».
Dans un autre travail, ils comparent la réactivité surrénale chez soixante-douze sujets (trente-six sujets normaux et trente-six sujets atteints d’affections psychotiques variables), au moyen de tests variés (A.C.T.H., injection de glucose), et concluent de façon ferme à un état d’hypoadrénalinisme chez les sujets psychotiques.
GiLDÉA constate que la réponse des schizophrènes au test de Thorn est normale.
‘Enfin, ALTSCHULE et PROMISEL, devant ces résultats discordants, ont entrepris une nouvelle étude comparative de la capacité réactionnelle des surrénales entre des schizophrènes ét des maniaco-dépressifs d’une part, des sujets normaux ou considérés comme tels, ou seulement névrotiques, d’autre part. Voici leurs conclusions : « Il semble clair que, chez les malades atteints de schizophrénie ou d’états mélancoliques de durée quelconque, la réponse du cortex surrénal à certains « stress » ou à l’injection d'A.C.TH. n’est pas diminuée comparativement aux changements observés chez les sujets non psychotiques. Il est possible, cependant, que dans les psychoses, les malades présentent des variations exagérées de leur métabolisme, en particulier dans le métabolisme des hydrates de carbone (élargissement important de la surface du triangle
d’hyperglycémie). »