‹ A. C. T. H., Cortisone et Troubles MentauxChapitre 38 sur 44 · PANT TN RS · texte numérisé non relu

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dans l’autre cas, un jeune sujet considéré comme hystérique, avait une réponse franchement anormale au test. L'évolution s’est faite, par la suite, vers une psychose dissociative avec interprétation et délire hallucinatoire. Malgré ces faits, on ne saurait adapter sans réserves, en psychiatrie, la conclusion de Marcel PERRAULT au sujet du test de Thorn en médecine générale, « cé qui est le plus intéressant, c’est que lorsqu'il y eut des discordances entre le test de Thorn et l’impression clinique, l'évolution trancha toujours en faveur du test ».

Il semble donc qu’on puisse trouver un argument supplémentaire dans la distinction des états névrotiques des états psychotiques. RiGaL constate que ce sont toujours dans les état thymiques douloureux que les réponses sont les plus anormales : non seulement il n’y a pas chute du nombre des éosinophiles, mais, au contraire, une augmentation parfois importante.

Dans la manie, la réponse est normale ou sensiblement.

Dans les états constitutionnels, névrotiques, hystériques, les réponses sont sensiblement normales.

Le test de Thorn est susceptible de fournir ainsi des précisions pour le pronostic de la maladie. C’est ainsi que dans la schizophrénie, un état d’hypoadrénalinisme (*)} sous-entend la persistance de l’état chronique, et qu’une amélioration de la sécrétion surrénale peut laisser présumer une amélioration clinique. RiGAL et ses collaborateurs ont noté, chez des malades traités par électro-chocs, une amélioration du test parallèle à l’amélioration clinique et à la guérison. Il confirme l’intérêt pronostic de ce test par l’observation de cet état mélancolique que nous croyons utile de rapporter.

« Test de Thorn n° 2 avant traitement, en plein état mélancolique : + 219 p. 100 d'augmentation des éosinophiles. Au

(*) RIiGAL constate que les réponses anormales se voient au début de la maladie et que le passage à l’état chronique est signé par le retour à l’état normal du test de THORN, mais note aussi, à propos d’un bas, le parallélisme entre l’évolution clinique et le test de THORN.

premier choc, grosse amélioration clinique, et après deux électro-chocs, la malade paraissait pratiquement guérie. Devant un résultat aussi rapide, malgré notre règle de ne jamais faire de série de moins de six électro-chocs, nous la laissons sortir après cinq chocs, la consolidation paraissant suffisante. Test de Thorn au moment de la sortie : chute des éosinophiles — 18 p. 100 seulement. Moins de quinze jours après, à notre surprise, cette malade nous était ramenée pour une rechute. »

Ces différentes constatations permettent de voir dans le test de Thorn un test biologique utile en psychiatrie comme en médecine générale. Cet examen devrait même être indispensable si, comme le prétendent HoaGrAND et PINCUS, la valeur de la capacité réactionnelle de la glande surrénale permet de prévoir le rôle thérapeutique des méthodes de choc. D’après ces auteurs, cette thérapeutique sera d’autant plus efficace que le cortex surrénal sera plus riche en possi- bilités de réponse, et ils expliquent l’échec de ces méthodes chez les schizophrènes, du fait de leur hypo-surrénalisme. . Cette explication ne saurait être acceptée sans réserve,

mais, si elle était vérifiée, elle justifierait les conceptions thérapeutiques de certains, qui tendent à remplacer les méthodes de choc par des injections d’A.C.T.H. Une telle conséquence mérite d’être prise en considération et nous allons maintenant comparer les effets biologiques de l’électro-choc et de PA.C.TH.

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