OBJECTION AU KARMA
« Tout cela est bel et bien », me direz-vous, « mais où sont les preuves de ce que vous avancez? C’est tellement nouveau, tellement autre chose que ce que nous avons été habitués à accepter jusqu’à présent, que nous ne pouvons vous écouter sans^ surprise. »
— Vous êtes venus à moi, j’ose le croire, avec des âmes avides de quelque consolation. Si je cherchais ici à vous exposer les preuves de la théosophie — ce qui demanderait beaucoup de temps — ces preuves ne rentreraient pas dans notre cadre du problème de la souffrance, et ne l’éclaireraient pas nécessairement. Mais, si les idées que je vous résume vous semblent belles et consolantes ou de quelque valeur, cherchez les preuves de ce que j’avance dans nos livres théosophiques ; allez au fond de nos enseignements, et il est probable qu’après une étude complète, après vous être soumis aux conditions demandées pour être à même de trouver la vérité, il est probable que ce qui n’est qu'une hypothèse pour vous, en ce moment, deviendra une réalité vivante.
Néanmoins vous pouvez me faire ici une objection toute naturelle, objection que j’ai entendue plus d’une fois, et qui, celle-là, se rapporte à notre sujet. La voici : « Vous dites que la loi du Karma est la Justice immanente.... mais est-ce juste de souft‘rir,r dans cette vie, pour des fautes commises antérieurement et dont nous ne nous' souvenons pas? » Objection toute naturelle, je le répète,... cependant n’avez-vous pas réfléchi à ceci il y a impossibilité materielle, pour la plupart d’entre nous, de se souvenir des vies passées. Et, avant de régler la question justice^ nous en dirons deux mots.
Pourquoi ne nous rappelons-nous pas les vies passées?
Le cerveau physique est l’instrument de l’âme pour une incarnation seulement. Or si vous ne pouvez^ même pas à l’heure qu’il est, vous rappeler tous les souvenirs de votre jeunesse et de votre enfance; si un grand nombre d’entre eux, quoique enregistrés par le cerveau, se sont effacés avec le temps, comment voulez-vous remonter plus loin encore, et rappeler des souvenirs qui n'ont jamais été