‹ A ceux qui souffrentChapitre 14 sur 44 · MÉMOIRES DES VIES PASSÉES · texte numérisé non relu

MÉMOIRES DES VIES PASSÉES

enregistrés par le cerveau? Il y a parfois des organisations particulièrement délicates, il y a des cerveaux dont les cellules nerveuses, de matière plus fine, peuvent répondre aux vibrations subtiles de YEgo. Dans ce cas, des souvenirs plus ou moins nets de vies antérieures peuvent y filtrer.

Les corps subtils peuvent, beaucoup mieux que le cerveau physique, répondre aux vibrations rapides des mondes supérieurs. Si vous pouviez être conscient dans ces corps durant votre sommeil, il vous serait parfois possible de retrouver des faits de vos vies antérieures. Lorsqu’il s’agit d’uii homme dont l’évolution est très avancée, il y a communication directe entre la conscience physique et Yégo, et cet homme trouve, dans son corps causal — corps qui suivit d’incarnation en incarnation— toute la chaîne de ses existences passées.

On a comparé Yégo au fil d’un collier de perles, .chaque perle étant considérée comme une vie. Vous comprenez donc que, lorsque nous avons établi un pont entre notre conscience physique (i) et la con-

(1) La conscience physique est l’action de l’Ego sur le cerveau physique, action très limitée, car un bien petit nombre des vibrations qui constituent raction de l’Ego, sur

science supérieure, nous retrouvons la mémoire du passé, puisque celle mémoire siège dans notre « moi » permanent. Ce n’est qu’une question de temps et de patience.

En attendant, ce que nous avons été se déduit par ce que nous sommes aujourd’hui. Enlevons tout ce que nous avons acquis dans notre incarnation actuelle; rappelons-nous les tendances que nous avions dans notre enfance, nos qualités natives, nos défauts innés, nos faiblesses et nos forces, nos goûts, nos répulsions, nos sympathies et nos aversions, et nous pourrons, sans trop de peine, reconstituer notre dernière personnalité.

11 nous reste à régler la question de justice qui se pose avec ces paroles : « Est-il juste de souffrir pour des faulescommisesanlérieuremenl?» Ici je laisserai la réponse à une plume plus autorisée que la mienne, et qui traite éloquemment de cette question.

« L’oubli efface-l-il les fautes ou détruit-il leurs conséquences? L’assassin qui aurait perdu la inémoire du crime commis la veille changerait-il quoi que ce fût à son acte ou à ses résultats ? Les renaissances

son plan, peuvent s’imprimer sur le cerveau. Voir pour ceci et pour les lignes précédentes la page 67 et les suivantes, où je traite des différents corps de l'homme.

Page 1