‹ A ceux qui souffrentChapitre 26 sur 44 · PAS DE DESESPOIR · texte numérisé non relu

PAS DE DESESPOIR

considérez pas votre vie comme tinie puisqu’ils ne sont plus là, — vivez au contraire comme s'ils étaient ta, tâchant de mettre la même ardeur, le même intérêt à vos occupations journalières.

Oui, vivez noblement... et vivez en paix : — vous les retrouverez, les êtres chéris, et non seulement au delà des portes de la mort, mais encore dans mainte vie terrestre. Vous vivrez ensemble, comme vous avez vécu jadis, en des temps antérieurs.

Pensez-vous que les liens étroits, les sentiments profonds qui vous unissent à eux ne proviennent que de cette vie? Ne sentez-vous pas que votre tendresse date de plus loin,... d'infiniment loin? Ne vous semble-t-il pas les avoir toujours connus, aimés?

De même que la réincarnation nous fait comprendre plus aisément ces grandes afîections qui prennent notre vie tout entière, de même elle nous donne la solution du problème de nos sympathies a priori, irraisonnées, — car nous renouons bien souvent à un moment donné de notre vie les liens formés dans nos préexistences.

Comment mieux expliquer ces sympathies sou-

daines qui nous allirenl parfois vers des âmes que la destinée met sur notre route, — des âmes qu’il nous semble connaître depuis toujours, elles qui nous étaient inconnues la veille encore? Comment mieux expliquer ces amitiés subites... et cependant durables? et surtout ce que l’on appelle le coup de foudre de l’amour ? rencontre de deux âmes qui, à travers d’autres corps se reconnaissent, attirées irrésistiblement l’une vers l’autre, — sans que parfois la personnalité s’en doute. « Tu es celui que fatlendais » dit un regard. « Tu es celle que fai toujours aimée yy, répond l’autre.

Le Karma les remet en présence aujourd’hui encore, soit pour les unir, pour leur donner ce bonheur si doux, si complet qu’il n’est presque pas de la terre, soit pour les séparer pour toute cette incarnation, en conséquence de leurs actes passés, — d’un amour coupable peut-être...

Il nous arrive de vivre, depuis de longues années, avec des êtres à qui nous ne dévoilons pas tous les recoins de notre âme, pour lesquels nous n’avojis, pour ainsi dire, que des sentiments de commande : — ceux-là sont des nouveaux venus dans nos affections. D’autres, que nous connaissons depuis peu, reçoivent spontanément ce qu’il y a dans notre cœur de plus

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