‹ A ceux qui souffrentChapitre 41 sur 44 · RENSEIGNEMENTS · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS

La Société tliéosophique est composée d'étudiants appartenant, ou non, à Tune quelconque des religions ayant cours dans le monde. Tous ses menibres ont approuvé, en y entrant, les trois buts qui font son objet; tous sont unis par le même désir de supprimer les haines de\religion, de grouper les hommes de bonne volonté, quelles que soient leurs opinions, d etudier les vérités enfouies dans l'obscurité des dogmes, et de faire part du résultat de leurs recherches à tous ceux que ces questions peuvent intéresser. Leur solidarité n’est pas le fruit d’une croyance aveugle mais d'une commune aspiration vers la vérité qu’ils considèrent, non comme un dogme imposé par l’autorité, mais comme la récompense de l'effort, de la pureté de la vie et du dévouement à un haut idéal. Ils pensent que la foi doit naître de l'étudeou de l'intuition, qu’elle doit s’appuyer sur la raison et non sur la parole de ({ui que ce soit. tic

Ils étendent la tolérance à tous, même aux intolérants, estimant que cette vertu est une chose que l’on doit à chacun et non un privilège que ron peut accorder au petit nomJire. Ils ne veulent point punir Fignorance, mais la détruire. Ils considèrent les religions diverses comme des expressions incomplètes de la Divine Sagesse et, au lieu de les condamner, ils les étudient.

Leur devise est Paix; leur bannière. Vérité.

La Théosophie peut être définie comme l'ensemble des vérités qui forment la base de toutes les religions. Elle prouve que nulle de ces vérités ne peut être revendiquée comme propriété exclusive d’une Eglise. Elle offre une philosophie qui rend la vie compréhensible et démontre que la justice et l’amour guident

révolution du monde. Elle envisage la mort à son véritable point de vue, comme un incident périodique dans une existence sans fin, et présente ainsi la vie sous un aspect éminemment grandiose. Elle vient, en réalité, rendre au monde l’antique science perdue, la Science de Veune, et apprend à l’homme que Tàme c’est lui-même, tandis que le mental et le corps physique ne sont que ses instruments et ses serviteurs. Elle éclaire les Écritures sacrées de toutes les religions, en révèle le sens caché, et les justifie aux yeux de la raison comme à ceux de l’intuition.

Tous les membres de la Société tliéosophique étudient ces vérités, et ceux d’entre eux qui veulent devenir théosophes, au sens vérital)le du mot, s’efforcent de les vivre.

Toute personne désireuse d’acquérir le savoir, de pratiquer la tolérance et d’atteindre à un haut idéal, est accueillie avec joie comme membre de la Société théosophique.

Concevoir et vivre la fraternité humaine est le devoir de l’heure présente : c’est la condition même du progrès et du bonheur de l’humanité.

La fraternité n’est pas seulement une aspiration du cœur, un commandement des religions, elle est une stricte obligation sociale, mais ni l’autorité des dogmes, ni la contrainte des lois n'ont réussi ni ne réussiront jamais à l’imposer, et nous assistons au déchaînement de toutes les haines alors que les mots de solidarité et de fraternité sont sur toutes les lèvres.

La fraternité est un fait, sa réalisation est une nécessité vitale, mais elle ne deviendra effective que par le libre consentement de la raison individuelle aidée par la force intuitive du cœur. La Théosophie fait appel à l’un et à l’autre : elle expose les lois fondamentales de l’évolution qui démontrent cette fraternité et mettent en lumière la Justice absolue voilée sous l’inégalité déconcertante des conditions humaines.

Ces grandes lois fondamentales sont :

La Loi d'Unité, qui établit l’origine et la fin communes de tous les êtres. Nos corps sont composés des mêmes élé-

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