CHAPITRE PREMIER
Alfred de Musset naquit à Paris, rue des Noyers, le 11 décembre 1810. Il descendait d'une vieille famille originaire du duché de Bar, qui vint s'établir à Vendôme et à Blois au quinzième siècle (1). Plusieurs Musset se signalèrent dans la carrière des armes. La poésie était aussi en honneur dans cette maison depuis un temps immémorial, s'il est vrai qu'il y eût déjà un Colin de Musset, poète et musicien célèbre sous saint Louis. Elle s'y installa pour ainsi dire à demeure par des alliances avec des familles littéraires, et notamment avec les du Bellay. Marguerite-Angélique du Bellay, dernière demoiselle de ce nom, fut la bisaïeule d'Alfred de Musset.
Dans la ligne maternelle, l'atavisme poétique, l'hérédité des vocations ne trouvait pas un terrain moins favorablement préparé. Un mélange de sensibilité et de malice, un tour d'esprit original, une éloquence naturelle, très caractérisés chez les ascendants, expliquent la sélection et la transmission auxquelles la France dut un poète. û
(1) J'emprunte ces détails, en les abrégeant, à la Binqmphlf d'Alfred deMuixer, par Paul de Musset, son frère (1 volume, criez Charpentier). Le lecteur, qui voudra s'y reporter, trouvera dans ce livre une foule de particularités intéressantes, qui jettent une vive lumière sur le caractère du poète et qui ne peuvent avoir été connues que d'un témoin de sa vie.
Le père d'Alfred, Victor-Donatien de Musset, plus connu sous le nom de Musset-Pathay, occupa, sous le Consulat, l'Empire et la Restauratioon, d'assez hauts emplois dans l'administration de la guerre. C'était un homme instruit, lettré, à qui l'on doit une bonne élude sur J. -J.Rousseau, et surtout une bonne édition de ses œuvres. Il écrivait des comédies pour son plaisir.
M. de Musset-Pathay éleva ses fils dans le culte de l'Empire, si bien que l'enfant qui devait plus tard afficher uu si complet mépris pour la politique, était à quatre ans, pendant les Cent-Jours, un bonapartiste enragé (1). On retrouve la trace de ce précoce enthousiasme dans sa Confession d'un enfant du siècle. « C'était l'air de ce ciel sans tache où brillait tant de gloire, où resplendissait tant d'acier, que les enfants respiraient alors. Ils savaient bien qu'ils étaient destinés aux hécatombes ; mais ils croyaient Murât invulnérable, et on avait vu passer l'Empereur sur un pont où sifflaient tant de balles, qu'on ne savait s'il pouvait mourir. Et quand même on aurait dû mourir, qu'était-ce que cela ? La mort elle-même était si belle alors, si grande, si magnifique dans sa pourpre fumante ! Elle ressemblait si bien à l'espérance, elle fauchait de si verts épis, qu'elle
( 1) « Il arriva le 20 mars, et cet événement dont le monde entier s'étonna nous parut fort simple... Une foule innombrable encombrait les abords du château. Les acclamations répétées à l'infini par des milliers de voix se résumaient en un son continu: on n'entendait que la dernière syllabe eur ! comme un immense murmure. Nous parvînmes à nous glisser dans la foule jusque sous le balcon du pavillon de l'Horloge. L'Empereur y apparut bientôt, entouré de ses grands officiers. Il portait l'uniforme des dragons â revers blancs, les bottes à l'écuyère, la tête découverte. 11 se dandinait un peu en marchant comme gêné par l'embonpoint. Je vois encore son visage gras et pâle, son front olympien, ses yeux enchâssés comme ceux d'une statue grecque, son regard profond fixé sur la foule. Qu'il ressemblait peu aux hommes qui L'entouraient! Quelle différence dans ses traits et sa
Shysionomie avec tous ces types vulgaires ! C'était bien César au milieu es instruments aveugles de sa volonté. Alfred de Musset n'avait guère plus de quatre ans alors: mais cette figure poétique le frappa si vivement qu'il ne l'oublia jamais. Nous la dévorâmes au regard pendant un quart d'heure qu'elle posa devant nous, et puis elle disparut pour toujours, laissant dans nus imaginations d'enfants une empreinte ineffaçable, et dans nos âmes un amour approchant du fanatisme. t> (Biographie d'Alfred de Musset, page 32.)
en était comme devenue jeune, et qu'on ne croyait plus à la vieillesse.... *
Après Waterloo, la famille de Musset attendit, espéra un nouveau retour, un nouveau miracle qui ne vint pas, et il n'est pas sans intérêt de constater avec Alfred de Musset lui-même, qu'une vague déception marqua ses premiers pas dans la vie. Ce fut peut-être le germe de ce qu'il a appelé plus tard sa désespérance.
Il montrait, dès cette époque, une sensibilité extrêmement vive qui se trahissait par des illusions ou des impatiences dont la plume fraternelle de son biographe cite des exemples vraiment extraordinaires, entre autres son mariage, à quatre ans, avec sa cousine délie qui en avait vingt, et l'histoire des souliers rouges :
« Son premier amour date de Paianée 1814; et cet « amour, pour avoir été enfantin, n'en fut pas moins « profond, bien qu'il se soit changé en amitié long- « temps avant l'âge des véritables amours. Alfred n'a- « vait pas encore quatre ans lorsqu'il vit entrer chez sa
« mère une jeune fille qu'il ne connaissait pas
— « C'est, lui dit-on, une cousine à toi. Elle se nomme Clélie. — Ah ! elle est à moi, répondit-il ; eh bien, je la prends etjela garde !» Il la garda sibien qu'il la demanda fort sérieusement en mariage, et qu'il exigea d'elle la promesse qu'elle consentirait à l'épouser dès qu'il aurait l'âge. <r Cela fait, il se crut de bonne foi son mari. Clélie dut partir avec ses parents pour la province. Celle séparation coûta bien des larmes. On s'aperçut que la prédilection de l'enfant avait tous les caractères d'une passion violente : « Ne m'oublie pas, lui disait sa cousine en partant. — T'oublier ! Mais tu ne sais donc pas que ton nom est écrit dans mon cœur avec un canif ! » Singulier instrument pour un contrat aussi sacré, mais l'anecdote n'en est pas moins caractéristique (I).
(1) La suite de cette aventure est l>"en amusante : « Quand la jeune cousine prit tout de bon un autre mari d'un âge moins tendre, il fallut en faire un mystère et donner le mot à vingt personnes. Un jour quelqu'un, oubliant les recommandations, vint à parler de Mm* Moulin —
L'histoire des souliers rouges est plus connue, elle donne bien l'idée de ce que pouvait être un Alfred de Musset de trois ans. On venait d'apporter pour lui cette petite paire de souliers, dont la couleur Pébiouissait, et il avait hâte de sortir avec sa chaussure neuve. Pendant que sa mère lui peignait ses longs cheveux bouclés, il trépignait d'impatience. Enfin, n'y tenant plus : « Dépêchez-vous donc, maman, s'écria-t-il, mes souliers neufs seront vieux! » C'est ainsi que, plus tard, dans sa fièvre de vie rapide et dévorante, tout, et lui-même, lui parut vieux et fané avant le temps.
Il grandissait, un peu gâté par tout le monde, à côté de son frère, sous les yeux d'un père attentif et d'une mère vigilante, dans la douce liberté du .foyer domestique,avide de lecture, plus avide encore de grand air et de mouvement. La famille, qui habitait alors rue Cassette, se transportait volontiers à la campagne pendant lesvacances. On rentrait à Paris avec l'hiver et on cherchait quelque distraction dans une bibliothèque choisie. On lut d'abord les Mille et une Nuits. Après les Mille et une Nuits et les histoires orientales, vinrent les romans de chevalerie, Roland furieux, Amadis, la Jérusalem délivrée.
Paul et Alfred, ainsi que leur petit camarade Léon Gobert — le même qui fonda plus tard le prix d'histoire
c'était le nouveau nom de Clélie, — le petit garçon s'élance impétueusement au milieu du cercle : « De qui parlez-vous ? dit-il, où est Mm' Moulin ? — La voici! » lui répondit-on en lui montrant une jeune femme qu'il ne connaissait point et qui se trouvait là fort à propos. 11 regarda avec attention la personne désignée et retourna ensuite à ses jeux. Quelques jours après, notre nouveau cousin, M. Moulin, vint à la maison : « J'ai vu votre femme, lui dit Alfred, elle n'est pas mal, mais j'aime mieux la mienne. »
11 paraît qu'il eut un grand saisissement lorsque, plus tard, on le détrompa : mais il n'en conserva pas moins une grande amitié pour sa cousine Clélie, une grande confiance dans son jugement et son goût. Son biographe nous apprend qu'elle vint à Paris, en 1852, pour assister à la réception de sua petit mûri à l'Académie française. La dernière fois qu'AlfredMusset la vit, il lui disait : « Quand on fera de mes ouvrages une édition d'un grand format sur du papier solide, je t'en offrirai un exemplaire que je ferai relier en vélin blanc avec un filet d'or, afin qu'il représente exactement un gage de l'amitié qui nous a unis. * % Biographie, pages 24 et suivantes.)
auquel sou nom demeure attaché — se prirent d'une véritable passion pour les héros fabuleux. Ils s'appliquaient , dans leurs jeux quotidiens , à en renouveler es prouesses, et on se rend bien compte de l'influence que tant de merveilleuses légendes durent exercer sur l'imagination d'un Musset.
Cependant L'heure de l'éducation publique avait sonné. Alfred suivit, comme externe libre, les classes du collège Henri IV et donna tout de suite un démenti de plus à cette ridicule tradition qui veut que les esprits supérieurs commencent par être des élèves médiocres. Comme tant d'autres, qui ont préludé par des succès universitaires à leur renommée future, comme Emile Augier, comme le duc d' Au maie, Alfred de Musset fut, sinon un fort en thème, du moins un éloquent rhétoricien et un très brillant philosophe.
Ses études étaient si avancées qu'il les eût terminées à quinze ans,si on ne lui eût fait doubler sa philosophie. Nous le voyons d'ailleurs, dès cette époque, si peu disposé à se payer de mots et à se contenter d'une métaphysique conventionnelle, que son indépendance et sa curiosité effrayaient ses professeurs. Il en porta la peine, s'il est vrai que le prix d'honneur lui échappa, au concours général. pour quelque témérité condamnée alors par l'école : « Au mois de juillet 1827, lorsque Alfred eut composé au conconrs général des collèges, nous vîmes arriver M. Cardaillac et un autre membre du conseil universitaire qui vinrent annoncer à notre père que son Mis allait très probablement obtenir le prix d'honneur. Le sujet du prix était une dissertation latine sur [origine de nos sentiments. La composition de l'élève Alfred de Musset avait été reconnue tout d'abord la meilleure au double point de vuh de la pensée et de la forme ; mais le côté religieux de la question avait paru trop peu développé. » Il en résulta qu'enfin de compte Alfred de Musset n'eut que Je second prix(l).
Un autre élève dont la composition annonçait moins de talent avait appuyé davantage sur ce point important, dé sorte que les voix
Ces fortes études, continuées ou reprises après le collège, et poussées très loin et très consciencieusement à travers tous les systèmes, nous livrent sans doute le secret de cette judicieuse pénétration, de ce développement du sens critique, qui, par un phénomène très rare dans la catégorie des faits intellectuels, accompagna chez Alfred de Musset les plus fougueuses échappées de l'imagination, et finit par leur survivre.
Pour lui, les facultés réfléchies ne furent pas, comme il arrive habituellement, en raison inverse des facultés spontanées, et c'est une observation sur laquelle nous aurons certainement l'occasion de revenir dans le cours de celte étude, quand il nous faudra analyser de plus près la suite de son œuvre. Il n'y a presque point d'exagération dans le jugement porté sur lui par son frère: « Je le vis passer tour à tour de Descartes à Spinosa, puis aux philosophes nouveaux par Cabanis et Maine de Biran, pour venir aborder au port où il trouva l'Espoir en Dieu. A la recherche du beau, il procéda de la même façon, commençant par jouir de tout ce qui lui plaisait, s'échauffant, se livrant sans réserve au plaisir de l'admiration, et finissant par examiner et approfondir. Dans ce double exercice de facultés qui semblent s'exclure, l'enthousiasme et la pénétration, il acquit non seulement en littérature, mais dans tous les arts, une solidité de jugement telle que, s'il n'avait pas eu autre chose de mieux à faire, il aurait pu être un descritiques les plus forts de son temps. »
Nous verrons plus tard à quel point il était doué en effet sous ce rapport, et quel admirable bon sens déploya, dans le délire contagieux qui sévissait autour de lui, Musset observateur et critique. Mais nous pouvons
des examinateurs étaient partagées. Le grand-maître de l'Université, qui était l'évèque d'Heruiopolis, fit pencher la balance du côté de l'enfant qui était le plus dévot. Il en devait être ainsi sous le règne de Charles X. Quelques années plus tard, le premier prix d'honneur eût été
donné à Alfred de Musset Au moment de la distribution. Mgr d'Her-
mopolis sourit en voyant monter sur l'estrade un petit blondin de seize ans, et la couronne qu'il lui posa sur la tête descendit jusqu'aux épaules » (Biographie, page 69.)
dire dès maintenant qu'il eut du courage et de la sagacité contre lui-même. On connaît le cri célèbre que lui arracha le surmenage auquel la concurrence des écoles littéraires et l'enchère des nouveautés soumettaient alors la langue française :
Nous l'avons tous usée, et moi tout le premier !
Il était le seul à s'accuser, bien qu'il ne fût pas le seul coupable, et qu'il fût même beaucoup moins coupable, de ce chef, que la plupart de ses contemporains.
Au sortir du collège, Alfred de Musset étudia, avec des intermittences, le droit, le dessin, la musique et la médecine, les arts d'agrément et les sciences positives; mais il ne tarda pas à s'apercevoir du peu dégoût que ces dernières lui inspiraient : « Jamais, disait-il, je ne serai bon à rien ; jamais je n'exercerai aucune profession. L'homme est déjà trop peu de chose sur ce grain de sable où nous vivons ; bien décidément je ne me résignerai jamais à être une espèce d'homme particulière (1)... »
Cependant sa vocation allait se révéler et le ranger dans une catégorie de spécialistes qui ne fournit guère par siècle que trois ou quatre représentants. La Muse commençait à le visiter. Au printemps de 1828, il composa une première élégie, où l'on reconnaît aisément l'influence d'André Chénier, et qui commençait ainsi :
Il vint sous les figuiers une vierge d'Athènes, Douce et blanche, puiser l'eau pure des fontaines, De marbre pour les bras, d'ébène pour les yeux. Son père est Noémonde Crète, aimé des dieux. Elle, faible et rêvant, mit l'amphore sculptée Sous les lions d'airain, pères de l'eau vantée, Et féconds en cristal sonore et turbulent...
Hormis une chanson que fit Alfred de Musset, àqua-
(1) Siogr., 71.
tor/e ans, pour la fête de sa mère, ces vers sont bien les premiers qu'il ait écrits.
La pièce était longue. Alfred de Musset ne l'a point jugée digne d'être conservée. Elle n'est rien moins qu'originale ; mais ce cachet d'imitation qu'elle porte ne l'empêche pas de marquer une tendance, et de traduire des impressions néo-grecques dont nous retrouverons un jour la trace dans une des plus pures inspirations païennes de son auteur : la Nuit de Mai.
Avant même d'avoir achevé ses études, Alfred de Musset avait été introduit dans le Cénacle par son ami et condisciple Paul Foucher. Il en subit l'influence et, au milieu d'écrivains qui s'appelaient de Vigny, Mérimée, Sainte-Beuve, Emile et Antony Deschamps, dans la maison même de Victor Hugo, Alfred de Musset devint naturellement romantique. Son affiliation à la nouvehe école stimula les velléités poétiques dont il était tourmenté, et il paya sa bienvenue par une ballade et par un petit drame espagnol dans le goût du maitre, c'est-à-dire très sombre, très fatal, mais antérieur toutefois à Bernani. Ce que son frère nous en a conservé ne paraît pas indigne des autres productions de l'époque ; l'auteur ne l'en a pas moins jeté au feu.
Ses premiers vers imprimés parurent, grâce à l'entremise d'un ami, dans un journal de Dijon, le Provincial. C'était une ballade intitulée Un Rêve. Plus tard, en remontant le cours de ses souvenirs, Alfred de Musset ne dissimulait point l'intime et profonde jouissance que lui avait procurée la vue de ce morceau transcrit à l'encre d'imprimerie sur de mauvais papier ; et sa moquerie épargnait ces timides prémices d'une Muse qui allait bientôt s'enhardir et s'émanciper.
La révolution romantique, dans laquelle étaient engagés tous ses amis, préludait à son triomphe définitif par des manifestations chaque jour plus décisives. La bataille littéraire le sollicitait. Il lut au Cénacle divers essais dont la variété aurait pu mettre en éveil son auditoire, et faire pressentir aux chefs de l'école
la prochaine infidélité de leur soi-disant disciple. Mais avec une largeur d'esprit assez rare aux époques de lutte, ils aimèrent mieux favoriser son essor que contrarier son indépendance, et ces premières productions, qui formèrent bientôt un volume : le Lever', C Andalouse, Charles-Quint à Saint-Just, Don Paez, Les Marrons du feu, Portia, reçurent, dans ce milieu disposé à souhait, un accueil aussi sincère qu'empressé.
La Ballade à la lune elle-même passa sans réclamation. Dans sa contiance naïve, le clan romantique s'en amusa comme d'une espièglerie, sans même se demander si elle ne cachait pas un besoin de parodie, une pointe de malice facile à retourner contre les rieurs.
Le poète était né, mais il ne devait entrer en communication définitive avec le public qu'une année plus tard, à la fin de 1829. Dans l'intervalle, il vécut de la vie mondaine, en proie à une sorte d'ivresse tempérée par l'ennui quotidien d'une place d'expéditionnaire au fond d'un bureau. La poésie le racheta de cette servitude. A la fin de 1829, un premier recueil intitulé Contes d'Espagne et d Italie fut publié par Urbain Ganel, l'éditeur ordinaire des romantiques.
Il renfermait, outre les pièces que nous venons d'énumérer, un conte en vers, Mardoche, que l'auteur avait dû improviser en quelques jours pour étoffer un peu son volume (1). L'effet en fut prodigieux, Alfred de Musset avait dix-neuf ans.
(1) Cet in-octavo de 232 pages ne fut tiré qu'à cinq cents exemplaires, et Paul de Musset l'ait à ce propos la judicieuse observation que voici : « 11 ne faut pas s'étonner du petit nombre d'exemplaires tirés. Dans ce temps-la personne n'achetait les livres nouveaux. On les louait au cabinet de lecture le plus voisin. En peu de jours, ces cinq cents volumes avaient eu dix mille lecteurs. De 183S a 1840, ce mode de publication changea. Le format in-18 expulsa l'in-S0, et chacun acheta le volume qu'il voulait lire.» [Biogr., 92.)