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Cals a fait, comme nous le verrons, des copies d'après les maîtres qui sont des œuvres d'art remarquables. 11 est certain pour nous que cette interprétation d'une copie, d'après Flandrin, par une demoiselle, ne devait pas être une chose indifférente. Ce serait à souhaiter de la retrouver. Mais quel grenier la cache ?
Quoi qu'il en soit, l'affaire s'arrangea et Cals fut payé. Mais
l'enfant aux joujoux (le marquis pierre doiua enfant)
cet homme scrupuleux et sensible entre tous, bien qu'ayant été obligé parle gouvernement impérial, ne se croyait astreint envers lui à aucune reconnaissance. Au 4 septembre 1870, il écrivit sur son calepin, après une promenade à travers Paris: « Ah ! je ne croyais pas crier encore : Vive la République ! »
Et le voici, pour toute la durée du siège, dans la plus grande agitation. Il tient à rendre des services malgré son âge. Il se fait inscrire parmi ceux qui s'offrent pour le service des ambulances,
afin d'aller ramasser les blessés. Ne réussissant pas à être utilisé pour cela, il est chargé du service d'ordre dans son quartier, pour la surveillance des boucheries. Et surtout jamais il n'a visité tant de pauvres gens, des réfugiés de la banlieue, des êtres qui meurent plus ou moins de besoin dans sa rue, dans sa maison. Il trouve le moyen, bien que ne mangeant pas lui-même à sa faim, de leur porter des provisions, des soupes chaudes. En même temps, il continue à vivre dans une pratique religieuse très fervente dont il commence à faire un assez curieux mélange avec des velléités révolutionnaires très prononcées. Il semble qu'on reconnaisse là Técho de ses conversations avec le fougueux père Martin.
Tous ceux qu'il aime le plus sont séparés de lui, sauf « Glaudine o qui continue à lui tenir sa maison. Mais le comte Doria est maintenant seul, au château d'Orrouy, et c'est comme s'il était à mille lieues de Paris. Le vicomte François Doria, alors jeune collégien, dont Cals était le correspondant et pour qui il avait une affection profonde, maintes fois manifestée dans ses lettres et ses carnets, est dans le midi avec sa sœur, Mllc Luce. Cals envoie à ses jeunes amis plus d'un message par ballon monté, et s'efforce de leur inspirer une confiance que visiblement il ne ressent pas lui-même.
Quant à sa femme, elle est à Versailles, et bientôt Cals ne sait même plus si elle est encore en vie. Sa fille est enfermée dans la maison de Charenton. Il a pu la voir encore assez longtemps. Mais un moment vient où il n'a plus de nouvelles non plus de ce côté. Toutefois il considère presque comme un bonheur que sa fille soit, même dans de pareilles conditions, à l'abri des fatigues et des émotions du siège. Il pense qu'elle est en sûreté, le directeur de l'établissement de Charenton lui ayant alïirmé « qu'en i<Si5 les Alliés l'ont respecté ». Et par un bonheur que Cals a assez longtemps attendu et payé assez cher, il se trouve que sa fille guérira peu à peu pendant cette séparation.
Trop pris par les soucis matériels et trop distrait par les
sombres préocupations de citoyen, Cals travaille peu pendant le