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PHÉNOMÈNES DU MOUVEMENT

par-dessus la tête de l'animal, quand celui-ci s'arrêtera1 brusquement, à moins qu'il n'ait eu le soin2 de s'appuyer vigoureusement sur ses étriers en penchant le haut du corps en arrière. Si le cheval tourne subitement, le cavalier dont le corps suivait, un instant auparavant, avec celui du 5 cheval, une autre direction, tendra à persister dans cette direction et tombera de côté. Il faudra donc, en pareil cas, pencher le corps du côté opposé3 en arrière.

On sait qu'un homme qui court et vient se heurter* contre un autre homme en repos reçoit un choc comme ce 10 dernier. Le choc est deux fois plus violent si les hommes courent à la rencontre l'un de l'autre5 avec des vitesses égales. La violence du choc dépend du poids des corps qui se heurtent, et plus encore de la vitesse qui les anime.

Le choc est d'ailleurs réciproque; ainsi, un homme qui, 15 en courant, se heurte la tête contre un arbre, reçoit le même choc que l'arbre.

Le corps qui vient ainsi se heurter contre un obstacle se brise presque toujours, parce que les points directement en contact avec l'obstacle s'arrêtent à l'instant même du choc, 20 tandis que les autres points, continuant encore leur mouvement, se séparent des premiers.

Mais si l'obstacle peut céder facilement au choc, l'arrêt n'aura plus lieu d'une manière aussi brusque, et le corps ne se brisera pas. 25

Un bateau qui vient heurter6 un autre bateau immobile sur l'eau ne se brise point comme il le ferait s'il venait à7 rencontrer un obstacle fixe, par exemple, une pile de pont ou un rocher.

Celui qui voudrait arrêter un cheval emporté en le 30 saisissant à la bride, sans courir à ses côtés,8 casserait la bride ou serait renversé par le choc.

Pour arrêter, au moyen d'une corde, un bateau animé d'une grande vitesse,1 il faut laisser filer2 un peu pour vaincre l'effort par degrés ; sans cette précaution, on risquerait de voir la corde se rompre.

5 Le marteau et le mouton sont des instruments à l'aide desquels on peut produire, par des chocs répétés, des effets utiles. Le marteau sert à ficher des clous ; mais, pour enfoncer les pieux énormes appelés pilotis, il faut une machine qui produise3 l'effet d'un très pesant marteau : on

io la nomme mouton.

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