‹ A French readerChapitre 9 sur 19 · lave, e kurât a el 50 la pri dâ me bra · texte numérisé non relu

lave, e kurât a el 50 la pri dâ me bra

— mâmâ !

— mô garsô, s e mô garsô!

il nu faly plyzjœir minyt pur nu^jTiietr e pur nuz esqije lez j0.

— bjê syir, dit el, si^5 n ave pa tu5Uir 20 pùse a twa 53.^ t ore po^kony.

œ^pti siflamâ ma rapla ka matja ete ka^e derjeir la li; 50 1 aple, il sa ralva.

— salqi la s e matja, di:5, mô freir.

— a:! ty a dô^truve te para? s ekrija 25 me:r barbare.

— nô, 39 v0 diir ka s e mô kamarad,

mon ami, e \'Avala kapi, mô kamarad osi e mon ami; saly la meir da tô meitr, kapi!

kapi sa dresa syr se d0 pat da derjeir, e 30

is

ayant mis une de ses pattes de devant sur son cœur il s'inclina gravement, ce qui fit beaucoup rire mère Barberin et sécha ses larmes.

Mattia me j5t un signe pour me rappeler notre 5 surprise.

— Si tu voulais, dis-je à mère Barberin, nous irions un peu dans la cour; c'est pour voir le poirier dont j'ai souvent parlé à Mattia.

— Nous pouvons aussi aller voir ton jardin, car je lo l'ai gardé tel que tu l'avais arrangé, pour que tu le

retrouves quand tu reviendrais, car j'ai toujours cru et contre tous que tu reviendrais.

— Et retable à vache, dis-je, a-t-elle changé depuis le départ de la pauvre Roussette, qui était

15 comme moi et qui ne voulait pas s'en aller?

— Non, bien sûr, j'y mets mes fagots.

Comme nous étions justement devant l'étable, mère Barberin en poussa la porte, et, instantanément, notre vache qui avait faim, et qui croyait 2o sans doute qu'on lui apportait à manger, se mit à meugler.

Une vache; une vache dans Fétable! s'écria mère Barberin.

Alors, Mattia et moi nous éclatâmes de rire. 25 Mère Barberin nous regarda bien étonnée, mais c'était une chose si invraisemblable que l'installation de cette vache dans l'étable que, malgré nos rires, elle ne comprit pas.

— C'est une surprise, dis-je, une surprise que 30 nous te faisons.

ejà mi yn dd se pat do„dvà syr sô kœ:r il s êklina gravmà, S9 ki fi boku riir meir barbare e se^a se larm.

matja^jn fit œ siji pur m9 raple notra syrpriiz. S

— si ty \aile, di!5 a meir barbare, nuz

irjôz dé p0 dâ la ku:r; s e pur \"v\'air b pwarje dô 5 e suvâ parle a matja.

— nu puvôz osi aie \^'a:r tô 5ardê, kar 59

1 e garde tel ko ty 1 avez arase, pur ka tyji 10 ratruiv kâ ty rvjêdre, kar 5 e tu5Uir kry e kôtra tus ka ty rvjêdre.

— e 1 etaibl a va^, dii5, a t el $556 dapqi^l depair da la poiATa ruset, ki ete

kom mwa e ki^ vule pa s an aie? 15

— nô, bjê syir, 5 i me me fago.

kom nuz etjô 53'stamâ^dvà 1 eta:bl,

me:r barbare à pusa la port, e, êstàtanemà,

notra va^ ki ave fê, e ki krwaje

sa dut k ô lui aportet a mâse, sa mit a 20

m0:gle.

— yn va$; yn va$ dâ 1 etaibl! s ekrija me:r barbare.

aloir, matja e mwa nuz eklatam da ri:r.

me:r barbare nu^rgarda bjên etone, me 25

s etet yn 5o:z si êvresâblaibl ka 1 êstalasjô da set va5 dà 1 etaibl ka, maigre no riir, el na kôpri pa.

— s et yn sj-rpriiz, di:5, yn s3Tpri:z ka

nu^t fazô. 30

— Une surprise, répéta-t-elle, une surprise !

— Je n'ai pas voulu revenir les mains vides chez mère Barberin, qui a été si bonne pour son petit Rémi, l'enfant abandonné; alors, en cherchant ce

5 qui pourrait être le plus utile, j'ai pensé que ce serait une vache pour remplacer la Roussette, et à la foire d'Ussel nous avons acheté celle-là avec l'argent que nous avons gagné, Mattia et moi.

— Oh! le bon enfant, le cher garçon! s'écria mère lo Barberin en m'embrassant.

Puis nous entrâmes dans l'étable pour que mère

Barberin pût examiner notre vache, qui maintenant

était sa vache. A chaque découverte que mère

Barberin faisait, elle poussait des exclamations de

15 contentement et d'admiration.

— Quelle belle vache!

Tout à coup elle s'arrêta en me regardant.

— Ah ça! tu es donc devenu riche?

— Je crois bien, dit Mattia en riant, il nous reste 20 cinquante-huit sous.

Et mère Barberin répéta son refrain, mais avec une variante:

— Les bons garçons!

— }Ti syrpriiz, répéta t ri, yn syrprijz!

— 5 n e pa vuly ravniir le niê vid $e me:r barbare, ki a ete si bon pur sô pti remi, 1 âfâ abâdone; ab:r, à ^er^ô^s

ki puret eitra la ph'z 3-til, 5 e pose kd sa 5

sret yn va^ pur ràplase la ruset, e a

la fwair d 3'sel nuz avôz a^te sel la avek

1 ar5à k nuz avô gajie, matja e mwa.

— oi! lo bon âfâ, b Seir garsô! s ekrija me:r barbare â m âbrasâ. 10

pqi nuz àtram dâ 1 etaibl pur ka me:r barbare pj't egzamine notra va$, ki mêtnâ ete sa va$. a 5ak dekuvert ka me:r barbare faze, el puse dez eksklamasjô da kôtàtmâ e d admirasjô. 15

— kel bel va^!

tut a ku el s areta cLm ragardâ:

— a sa! ty e dô davny ri 5?

— 39 krwa bjê, di matja â rjà, il nu rest sèkùit qi su. 20

e meir barbare répéta sô^rfrë, mez avek yn varjâît.

— le bô garsô !

Page 1