EXERCISES CXCII1, CXCIV
donnés?— Son père. — Les lira-t-il? — Il les déchirera plutêt que de les lire. — Qui vous a dit cela? — Il me Ta dit lui-même,
1 93» — Cent-quatre-vingt-treizième Thème.
De, quel pays cette dame esi-elle ? — Elle est de France.— Etes-vous de France ? — Non, je suis d'Allemagne. — Pourquoi ne donnez-vous pas vos habits à raccommoder ? — Ce n'est pas la peine, car il me faut des habits neufs. — L'habit que vous portez n'est-il pas bon ? — C'est un habit à demi usé, et il ne vaut rien. — Seriez-vous fâché si votre mère arrivait aujourd'hui? — Je n'en serais pas fâché. — Votre sœur serait-elle fâchée, si elle était riche ? — Elle n'en serait pas fâchée. — Etes-vous fâché cfontre quelqu'un? — Je suis fâché contre Louise qui est allée à l'opéra sans m'en dire un mot. — Où étiez-vous quand elle est sortie ? — J'étais dans ma chambre. — Je vous assure qu'elle en est très-fâchée ; car si elle avait su que vous étiez dans votre chambre, elle vous aurait appelé pour vous emmener avec elle à l'opéra. — Charles-Quint, qui parlait couramment plusieurs langues européennes, avait coutume de dire qu'il fallait parler espagnol avec les dieux, italien avec son amie, français avec son ami, allemand avec les soldats, anglais avec les oies, hongrois avec les chevaux, et bohémien avec le diable.
1 94» — Cent-quatre-vingt-quatorzième Thème.
De quelle maladie votre sœur est-elle morte? — Elle est morte de la fièvre. — Comment se porte Monsieur votre frère ? —Mon frère ne vit plus. Il est mort il y a trois mois. — J'en suis étonné, car il se portait fort bien l'été dernier, lorsque j'étais à la campagne. De quoi est-il mort ? — Il est mort d'apoplexie. — Comment se porte la mère de votre ami ? — Elle ne se porte pas bien ; la fièvre l'a prise avant-hier et ce matin elle l'a reprise. — A-t-elle une fièvre intermittente? — Je ne sais, mais elle a souvent des accès de fièvre. — Qu'est devenue la femme que j'ai vue chez votre mère ? — Elle est morte ce matin d'apoplexie.— r Vos écoliers apprennent-ils leurs thème*
l<fct EXERCISE CXCV.
par cœur ? — Ils les déchireront plutôt que de les apprendre par cœur. — Que me demande cet homme ? — Il vous demande Far gent que vous lui devez. — S'il veut se rendre demain matin chez moi, je lui paierai ce que je lui dois. — Il perdra son argent plutôt que de s'y rendre. — Pourquoi la mère de notre vieux domestique verse-t-elle des larmes ? Que lui est-il arrivé ? — Elle verse des larmes, parce que le vieil ecclésiastique, son ami, qui lui faisait tant de bien, est mort il y a quelques jours. — De quelle maladie est-il mort ? — Il a été frappé d'apoplexie. — Avez-vous aidé votre père à écrire ses lettres? — Je l'ai aidé.— M'aiderez- vous à travailler quand nous irons à la ville ? — Je vous aiderai à travailler, si vous m'aidez à gagner ma vie.
1 9 5» — Cent-quatre-vingt-quinzième Thème.
Vous êtes-vous informé du marchand qui vend à si bon marché ?— Je m'en suis informé ; mais personne n'a pu me dire ce qu'il est devenu. — Où demeurait-il, lorsque vous étiez ici il y a trois ans ? — Il demeurait alors rue Charles, numéro cinquante-sept. — Comment trouvez-vous ce vin? — Je le trouvo fort bon, mais il est un peu sur. — Comment votre sœur trouvet-elle ces pommes ?— -Elle les trouve très-bonnes, mais elle dit qu'elles sont un peu trop douces. — Voulez-vous avoir la bonté de me passer ce plat? — Avec beaucoup de plaisir. — Faut-i 1 vous passe t ces poissons ? — Je vous prie de me les passer.— Faut-il passer le pain à votre sœur ? — Vous lui ferez plaisir de le lui passer. — Comment Madame votre mère trouve-t-elle nos mets ? — Elle les trouve très-bons, mais elle dit qu'elle a assez mangé. — Que me demandes-tu? — Je vous prie de me donner un petit morceau de ce mouton. — Voulez-vous* me passer la bouteille, s'il vous plaît? — N'avez-vous pas assez bu? — Pas encore, car j'ai encore soif. — Faut-il vous verser du vin ? — Non, j'aime mieux le cidre. — Pourquoi ne mangez-vous pas ? — Je ne sais que manger. — Qui frappe à la porte ? — C'est un étranger. — Pourquoi crie-t-il? — Il crie parce qu'il lui est arrivé iin grand malheur. — Que vous est-il arrivé ? — Il ne m'est rien arrivé. — Où irez-vous ce soir? — Je ne sais où aller. — Où vos
frères iront-ils? — Je ne sais pas où ils iront; quant à moi, j'irai au théâtre. — Pourquoi allez-vous à la ville? — J'y vais pour y acheter des livres. — Voulez-vous y aller avec moi ?— Je veux y aller avec vous, mais je ne sais qu'y faire.
1 96. — Cent-quatre-vingt-seizième Thème.
Faut-il vendre à crédit à cet homme? — Vous pouvez lui vendre, mais non pas à crédit ; il ne faut pas vous fier à lui car il ne vous paiera pas. — A-t-il déjà trompé quelqu'un ? — Il a déjà trompé plusieurs marchands qui se sont fiés à lui. — Faut-il me fier à ces dames ? — Vous pouvez vous fier à elles ; mais quant à moi, je ne m'y fierai pas, car j'ai été souvent trompé par les femmes, et voilà pourquoi je dis : Il ne faut pas se fier à tout le monde. — Ces marchands se fient-ils à vous ? — Ils se fient à moi et je me ûe à eux. — De qui ces messieurs se rient-ils? — Ils se rient de ces dames qui portent des robes rouges avec des rubans jaunes. — Pourquoi ces gens se rientils de nous ? — Ils se rient de nous parce que nous parlons mal. — Faut-il se moquer des personnes qui parlent mal? — Il ne faut pas s'en moquer ; il faut au contraire les écouter, et si elles font des fautes, il faut les leur corriger. — De quoi riez-vous ? « — Je ris de votre chapeau; depuis quand le portez-vous si grand? — Depuis que je suis revenu d'Allemagne.— Avez-vous les moyens d'acheter un cheval et un voiture? — J'en ai les moyens. — Votre, frère a-t-il les moyens d'acheter cette grande maison ? — Il n'en a pas les moyens. — Votre cousin achetera-til ce. cheval ? — Il l'achètera, s'il lui convient. — Avez-vous reçu ma lettre ?— Je l'ai reçue avec beaucoup de plaisir. Je l'ai montrée à mon maître de français, qui s'est étonné, car il n'y avait pas une seule faute. — Avez-vous déjà reçu les œuvres de Corneille et de Boileau ? — J'ai reçu celles de Boileau ; quant à celles de Corneille, j'espère les recevoir la semaine* prochaine.
136 EXERCISES CXCVII, 3XCVIU.