Cent-quatre-vingt-dix-septième Thème
Est-ce toi, Charles, qui as sali mon livre ? — Ce n'es pas moi, c'est votre petite sœur qui l'a sali. — Qui a cassé mon bel encrier ? — C'est moi qui l'ai cassé. — Est-ce vous qui avez parlé de moiî — C'est nous qui avons parlé de vous, mais nous n'avons dit de vous que du bien. — Qui frappe à la porte ? — C'est moi ; voulez-vous ouvrir? — Que désirez-vous? — Je viens vous demander l'argent que vous me devez, et les livres que je vous ai prêtés. — Si vous voulez avoir la bonté de venir demain, je vous rendrai l'un et l'autre. — Est-ce votre sœur qui joue du clavecin? — Ce n'est pas elle. — Qui est-ce? — C'est ma cousine. — Sont-ce vos sœurs qui viennent ? — Ce sont elles. — Sont-ce vos voisines qui se sont moquées de vous ? — Ce ne sont pas nos voisines. — Qui est-ce ? — Ce sont les filles de la comtesse dont le frère a acheté votre maison. — Sont-ce les dames dont vous m'avez parlé ? — Ce sont elles. — Apprendrez-vous l'allemand ? — Mon frère et moi nous l'apprendrons. — Irons-nous demain à la -campagne? — J'irai à la campagne et vous resterez à la ville. — Ma sœur et moi irons-nous à l'opéra ? — Vous et elle vous resterez à la maison, et votre frère ira à l'opéra. — Que disiezvous quand votre instituteur vous grondait ? — Je ne disais rien, parce que je n'avais rien à dire, car je n'avais pas fait mon devoir, et il avait raison de me gronder. — Que faisiez-vous pendant qu'il était dehors? — Je jouais du violon, au lieu de faire ce qu'il m'avait donné à faire. — Que vous a dit mon frère ? — Il m'a dit qu'il serait l'homme le plus heureux du monde, s'il savait la langue française, la plus utile de toutes les langues.
1 9 8. — Cent-quatre-vingt-dix-huitième Thème.
Pourquoi fréquentez-vous ces gens ? — Je les fréquente parce qu'ils me sont utiles. — Si vous continuez à les fréquenter voua vous attirerez de mauvaises affaires, car ils ont beaucoup d'ennemis. — Comment votre cousin se conduit-il ? — Il ne se conduit pas très-bien, car il se fait toujours quelque mauvais^ affaire — -Ne vous faites-vous pas quelquefois de mauvaises
affaires ? — Il est vrai que je m'en fais quelquefois, mais je m'en tire toujours. — Voyez- vous ces gens qui font mine de s'approcher de nous ? — Je les vois, mais je ne les crains pas, car ils ne font de mal à personne. — Il faut nous éloigner, car je n'aime pas à me mêler parmi les gens que je ne connais pas.— Je vou* prie de n'en avoir pas peur, car j'aperçois mon oncle parmi eux. — Connaissez-vous un bon endroit pour nager ? — J'en connais un. — Où est-ce ? — Au delà de la rivière, derrière la forêt, près du grand chemin. — Quand irons-nous nager 1 — Ce soir, si vous voulez. — Voulez-vous m'attendre devant la porte de la ville? — Je vous y attendrai ; mais je vous prie de ne pas l'oublier. — Vous savez que je n'oublie jamais mes promesses. — Où avezvous fait connaissance avec cette dame? — J'ai fait connaissance avec elle chez un de mes parents. — Pourquoi votre cousin me demande-t-il de l'argent et des livres ? — Parce que c'est un fou, car à moi, qui suis son plus proche parent, et son meilleur ami, il ne me demande rien. — Pourquoi n'êtes-vous pas venu dîner ? — J'ai été empêché, mais vous avez pu dîner sans moi. — Croyez-vous que nous ne dînerons pas, si vous ne pouvez pas venir? — Jusqu'à quand m'avez-vous attendu? — Nous vous avons attendu jusqu'à sept heures et un quart, et comme vous ne veniez pas, nous avons dîné sans vous. — Avezvous bu à ma santé ? — Nous avons bu à la vôtre et à celle de vos parents.
1 99. — Cent-quatre-vingt-dix-neuvième Thème.
Votre oncle quelle mine a-t-il ? — Il a l'air très-enjoué, car il est très-content de ses enfants. — Ses amis ont-ils la mine auss : gaie que lui ? — Ils ont au contraire l'air triste, parce qu'ils sont mécontents. Mon oncle n'a pas d'argent et il est toujours content ; et ses amis, qui en ont beaucoup, ne le sont presque jamais. — Aimez-vous votre sœur? — Je l'aime beaucoup, et comme elle est trés-complaisante envers moi, je le suis envers elle ; mais comment aimez-vous la vôtre ? — Nous nous aimons l'un L'autre, parce que nous sommes contents l'un de l'autre. — Un certain homme aimait beaucoup de vin, mais il lui trouvait deux mauvaises qualités. " Si j'y mets de l'eau," disait-il, "je
le gâte ; et si je n'y en mets pas, il me gâte." — Votro cousin vous ressemble-t-il ? — Il me ressemble. — Vos sœurs se ressemblent-elles ? — Elle ne se ressemblent pas ; car l'aînée est paresseuse et méchante, et la cadette assidue et complaisante envers tout le monde. — Comment se porte Madame votre tante ? — Elle se porte très-bien. — Madame votre mère jouit-elle d'une bonne santé ? — Elle s'imagine jouir d'une bonne santé, mais je crois qu'elle se trompe, car il y a six mois qu'elle a une mauvaise toux dont elle ne peut se défaire. — Cet homme est-il fâché contre vous ? — Je pense qu'il est fâché contre moi, de ce que je ne vais pas le voir ; mais je n'aime pas à aller chez lui ; car lorsque j'y vais, au lieu de me recevoir avec plaisir, il a l'air mécontent. — Il ne faut pas croire cela ; il n'est pas fâché contre vous, car il n'est pas si méchant qu'il en a l'air. C'est le meilleur homme du monde ; mais il faut le connaître pour pouvoir l'apprécier. — Il y a une grande différence entre vous et lui : vous faites bonne mine à tous ceux qui viennent vous voir, et il leur fait mauvaise mine..
200* — Deux centième Thème.
Est-ce bien de se moquer ams de tout le monde * — Si je ni3 moque de votrehabit, je ne me moque pas de tout le monde. — Votre fils ressemble-t-il à quelqu'un? — Il ne^ressemble a personne. — Pourquoi ne buvez-vous pas? — Je ne sais que boire, car j'aime le bon vin, et le vôtre ressemble à du vinaigre. — Si vous en voulez d'autre, je descendrai à la cave pour vous en chercher. — Vous êtes trop poli, Monsieur, je ne boirai plus aujourd'hui. — Y a-t-il long-temps que vous connaissez mon père ? — Il y a long-temps que je le connais, car j'ai fait connaissance avec lui quand j'étais encore à l'école. Nous tra ▼aillions souvent l'un pour l'autre, et nous nous aimions comme frères. — Je le crois, car vous vous ressemblez. — Quand je n'avais pas fait mes thèmes, il les faisait pour moi, et quand i! n'avait pas fait les siens, je les faisais pour lui. — Pourquoi votre père envoie-t-il chercher le médecin ? — Il est malade, et comme le médecin ne vient pas, il l'envoie chercher. — Ah! c'est fait de moi — Mais, mon D eu, pourquoi criez- vous comme
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cela . — On m'a volé mes bagues d'or, mes' meilleurs habits, et tout mon argent : voilà pourquoi je crie. — Ne faites pas tant de bruit, car c'est nous qui avons pris tout cela pour vous apprendre à avoir plus de soin de vos affaires, et à fermer la porte de votre chambie quand vous sortez. — Pourquoi avez-vous l'air si triste ? — J'ai éprouvé de grands malheurs ; après avoir perdu tout mon argent, j!ai été battu par des hommes de mauvaise mine, et pour surcroît de malheur, j'apprends que mon bon oncle que j'aime tant, a été frappé d'apoplexie. — Il ne faut pas tant vous affliger, car vous savez qu'il faut céder à la nécessité.
201* — Deux cent-unième Thème.
Ne pouvez-vous pas vous débarrasser de cet homme ?— Je ne peux pas m'en débarrasser; il veut à toute force me suivre — N'a-t-il pas perdu la tête? — Cela se peut. — Que vous demande-t-il ? — Il veut me vendre un cheval dont je n'ai que faire. — A qui sont ces maisons ? — Ce sont les miennes. (Elles sont à moi.) — Ces plumes vous appartiennent-elles? — Non, elles appartiennent à ma sœur. — Sont-ce là les plumes avec lesquelles elle écrit si bien ? — Ce sont les mêmes. — A qui est ce fusil? — Il est à mon père. — Ces livres sont-ils à votre sœur ? — Ils sont à elle. — A qui est cette voiture ? — Elle est à moi. — Quel est l'homme dont vous vous plaignez? — C'est celui qui porte un habit rouge. — " Quelle différence y a-t-il entre une montre et moi ? " demanda une dame à un jeune officier. — " Madame " lui répondit celui-ci, " une montre indique les heures, et auprès de vous on les oublie." — Un paysan russe, qui n'avait jamais vu d'ânes, en voyant plusieurs en France, dit : " Mon Dieu, qu'il y a de grands lièvres dans ce pays !" — Que d'obligations je vous ai, mon cher ami! vous m'avez sauvé la vie ! Sans vous c'était fait de moi. — Ces misérables vous ont-ils fait du mal ? — Ils m'ont battu et volé, et quand vous êtes accouru à mon secours ils allaient me déshabiller et me tuer. — Je suis heureux de vous avoir délivre des mains de ces brigands — Que vous êtes bon !
202* — Deux cent-deuxième Thème.
Irez-vous chez M. Tortenson ce soir ? — J'irai peut-être* — Et vos sœurs iront-elles ? — Elles iront peut-être. — Vous êtes» vous amusé hier au concert ? — Je ne m'y suis pas amusé, cai il y avait tant de monde qu'on pouvait à peine y entrer. — Je vous apporte un joli présent dont vous serez très-content. — Qu'est-ce ? — C'est une cravate de soie. — Où est-elle ? — Je l'ai dans ma poche. — Vous plaît-elle ? — Elle me plaît beaucoup, et je vous en remercie de tout mon cœur. J'espère que vous accepterez enfin quelque chose de moi. — Que comptez-vous me donner ? — Je ne veux pas vous le dire, car si je vous le dis, vous n'aurez pas de plaisir lorsque je vous le donnerai. — Avezvous vu quelqu'un au marché ? — J'y ai vu beaucoup de monde. — Comment était-on habillé? — Quelques-uns étaient habillés de bleu, d'autres de vert, d'autres de jaune, et plusieurs de rouge. — Qui sont ces hommes ? — Celui qui est habillé de gris est mon voisin, et l'homme à l'habit noir est le médecin dont le fils a donné un coup de bâton à mon voisin. — Qui est l'homme à l'habit vert ? — C'est un de mes parents. — Y a-t-il beaucoup de philosophes dans votre pays ? — Il y en a autant que dans le vôtre. — Comment ce chapeau me va-t-il ? — Il vous va très-bien. — Comment cet habit va-t-il à votre frère ? — Il lui va à merveille. — Votre frère est-il aussi grand que vous ? — Il est plus grand que moi, mais je suis plus âgé que lui. — De quelle taille est cet homme ? — Il a cinq pieds quatre pouces. — De quelle hauteur est la maison de notre aubergiste ? — Elle a soixante pieds de hauteur. — Votre puits est-il profond ? — Oui, Monsieur, car il a cinquante pieds de profondeur. — " Il y a beaucoup de savants à Rome, n'est-ce pas ?" demanda Milton à un Romain. — " Pas autant que lorsque vous y étiez," répondit le Romain.
203* — Deux cent-troisième Thème.
Est-il vrai que votre oncle est arrivé ? — Je vous assure qu'il est arrivé. — Ëst-il vrai que le roi vous a assuré de son assistance ? — Je vous assure que'cela est vrai. — Est-il vrai que les
six mille hommes que nous attendions sont arrivés? — Je l'ai entendu dire. — Voulez-vous dîner avec nous? — Je ne puia dîner avec vous, car je viens de manger. — Votre frère veut-il boire un verre de vin ? — Il ne peut boire, car je vous assure qu'il vient de boire. — Pourquoi ces hommes se querellent-ils ? - — Ils se querellent, parce qu'ils ne savent que faire. — Est-on parvenu à éteindre le feu ? — On y est enfin parvenu ; mais on dit que plusieurs maisons ont été brûlées. — N'a-t-on pu rien sauver ? — On n'a pu rien sauver, car au lieu d'éteindre le feu, les misérables qui étaient accourus, se sont mis à piller.— Qu'est-il arrivé ? — Il est arrivé un grand malheur. — Pourquoi mes amis sont-ils partis sans moi ? — Us vous ont attendu jusqu'à midi, et voyant que vous ne veniez pas, ils sont partis. — Comment s'appelle la veille du lundi? — La veille de lundi c'est dimanche. — Pourquoi n'avez-vous pas couru au secours de votre voisin dont la maison a été brûlée ? — J'ignorais entièrement que le feu fût à sa maison ; car si je l'avais su, je serais accouru à son secours.
204* — Deux cent-quatrième Thème.
Eh bien ! votre sœur fait-elle des progrès ? — Elle en ferait, si elle était aussi assidue que vous. — Vous me flattez. — Point du tout ; je vous assure que je serais très-content si tous mes élèves travaillaient comme vous. — Pourquoi ne sortez-vous pas aujourd'hui ? — Je sortirais s'il faisait beau temps. — Aurai-je le plaisir de vous voir demain? — Si vous le désirez, je viendrai. — Serai-jo encore ici à votre arrivée ? — Aurez-vous occasion d'aller à la ville ce soir ? — Je ne sais pas, mais j'irais à présent, si j'avais une bonne occasion. — Vous n'auriez pas tant de plaisir, et vous ne seriez pas si heureux, si vous n'aviez pas des amis et des livres. — L'homme n'éprouverait pas tant de misère dans sa carrière, et il ne serait pas si malheureux, s'il n'était pas si aveugle. — Vous n'auriez pas cette insensibilité pour les pauvres, et vous ne seriez pas si sourd à leurs prières, si vous aviez été vous-même quelque temps dans la misère. — Vous ne diriez pas cela, si vous me connaissiez bien. — Pourquoi votre sœur n'a-t-elle pas fait ses thèmes ? — Elle les aurait
faits, si elle n'en avait pas été empêchée. — Si vous travaillai davantage et si vous parliez plus souvent, vous parleriez mieux. — Je vous assure, Monsieur, que j'apprendrais mieux, si j'avais plus de temps. — Je ne me plains pas de vous, mais de votre sœur. — Vous n'auriez pas lieu de vous plaindre d'elle, si elle avait eu le temps de faire ce que vous lui avez donné à faire.— Savez-vous déjà ce qui est arrivé ? — Je n'ai rien entendu dire. (Jo n'ai entendu parler de rien.) — La maison de notre voisin a été brûlée. — N'a-t-on pu rien sauver ? — On a été bien heureux de s au ver les personnes qui y étaient ; mais des effets qui s'y trouvaient, on n'a pu rien sauver. — Qui vous a dit cela ?— Notre voisin lui-même me l'a dit.
205* — Deux cent-cinquième Thème.
Pourquoi êtes-vous sans lumière? — Lavent l'a soufflée quand vous êtes entré. — Quel est le prix de ce drap ? — Je le vends trois, écus et demi l'aune. — Je le trouve très-cher. Le prix du drap n'a-t-il pas baissé ? — Il n'a pas baissé : le prix de toutes les marchandises a baissé, excepté celui du drap. — Je vous en * donnerai trois écus. — Je ne peux pas vous le donner a ce prix car il me coûte davantage. — Voulez-vous avoir la bonté de me montrer quelques pièces de drap anglais ? — Avec beaucoup de plaisir. — Ce drap vous convient-il? — Il ne me convient pas. — Pourquoi ne vous convient-il pas ? — Parce qu'il est trop cher ; si vous voulez en rabattre quelque chose, j'en achèterai vingt aunes. — Ne vous ayant pas surfait, je ne puis rien rabattre. — Vous apprenez le français ; votre maître vous fait-il traduire ? — Il me fait lire, écrire et traduire. — Est-il utile de traduire en apprenant une lingue étrangère ? — Il est utile de traduire, quand on sait presque la langue qu'on apprend ; mais quand on ne sait rien encore, cela est tout-à-fait inutile. — Votre maître de français que vous fait-il faire ? — Il me fait lire une leçon, ensuite il me fait traduire des thèmes anglais en français sur la leçon qu'il m'a fait lire, et depuis le commencement jusqu'à la fin de la leçon il me parle français, et il me faut lui répondre dans la langue même qu'il m'enseigne. — Avez-vous déjà appris beaucoup de cette manière ? — Vous voyez que *j'ai déjà appris
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quelque chose, car il y a à peine trois mois que je l'apprends, et je vous comprends déjà lorsque tous me parlez, et je puis vous repondre. — Savez- vous lire aussi bien ? — Je sais lire et écrire aussi bien que parler. — Votre maître enseigne-t-il aussi l'allemand ? — Il l'enseigne. — Désirant faire sa connaissance, je vous prierai de m'introduire chez lui.
206* — Deux cent-sixième Thème.
Combien de thèmes traduisez-vous par jour ? — Si les thèmes ne sont pas difficiles, j'en traduis trois à quatre par jour, et quand ils le sont je n'en traduis qu'un. — Combien en avez- vous déjà fait aujourd'hui ? — C'est le troisième que je traduis, mais demain j'espère pouvoir en faire un de plus, car je serai aeul. — Avez-vous rendu visite à ma tante ? — J'ai été la voir il y a deux mois, et comme elle m'a fait mauvaise mine, je ne suis plus allé chez elle depuis ce temps. — Comment vous portezvous aujourd'hui ? — Je me porte très-mal. — Comment trouvezvous cette soupe ? — Je la trouve très-mauvaise, mais depuis que j'ai perdu l'appétit, je ne trouve rien de bon. — Combien cef empioi rapporte-t-il à votre père ? — Il lui rapporte plus do qua tre mille écus. — Que dit-on de nouveau ? — On ne dit rien dt nouveau. — Que comptez-vous faire demain ? — Je me propose d'aller à une partie de chasse. — Votre frère se propose-t-il de faire une partie de billard ? — Il se propose de faire une partie d'échecs. — Pourquoi y a-t-il des gens qui rient quand je parle? — Ce sont des gens impolis ; vous n'avez qu'à rire aussi, et ils ne se moqueront plus de vous. Si vous faisiez comme moi, vous parleriez bien. Il vous faut étudier un peu tous les jours, et vous n'aurez bientôt plus peur de parler. — Je tâcherai de suivre votre conseL, car je me suis proposé de me lever tous les matins à six heures, d'étudier jusqu'à dix, et de me coucher de bonne heure. — Pourquoi votre sœur se plaint-elle ? — Je ne sais pas , puisque tout lui réussit, et qu'elle est heureuse, et même plus heureuse que vous et moi, pourquoi se plaint-elle ? — Peut-être se plaint-elle, parce qu'elle r.'est pas au fait de cette affaire. — Cela se peut.
144 EXERCISES CCVII, CCV111.
207* — Deux cent-septième Thème.
Je voudrais bien savoir pourquoi je ne sais pas parler aussi bien que vous. — Je vais vous le dire : vous parleriez tout aussi bien que moi, si vous n'étiez pas si timide. Mais si vous aviez mieux étudié vos leçons, vous n'auriez pas peur de parler ; car pour bien parler, il faut savoir, et il est très-naturel que celui qui ne sait pas bien ce qu'il a appris, soit timide. Vous ne seriez pas si timide que vous l'êtes, si vous étiez sûr de ne pas faire de fautes.
Je viens vous souhaiter le bonjour. — Vous êtes très-aimable — Voudriez-vous me faire un plaisir ? — Dites-moi ce qu'il vous faut, car je ferais tout pour vous obliger. — J'ai besoin de cinq cents écus, et je vous prie de me les prêter. Je vous les rendrai aussitôt que j'aurai reçu mon argent. Vous m'obligeriez beaucoup, si vous vouliez me rendre ce service. — Je le ferais de tout mon cœur si je le pouvais ; mais ayant perdu tout mon argent, il m'est impossible de vous rendre ce service. — Voulezvous demander à votre frère s'il est content de l'argent que je lui ai envoyé ? — Quant à mon frère, il en est content, mais je ne le suis pas ; car ayant fait naufrage, j'ai besoin de l'argent que vous me devez.
208» — Deux cent-huitième Thème.
A-t-on servi la soupe ? — On l'a servie il y a quelques minutes. — Alors elle doit être froide, et je n'aime que la soupe chaude. — On vous la fera chauffer. — Vous m'obligerez. — Vous servirai-je de ce rôti ? — Je vous en demanderai un peu. — Voulezvous manger de ce mouton ? — Je vous remercie, j'aime mieux le poulet. — Vous offrirai-je du vin? — Je vous en demanderai un peu. — A-t-on déjà servi le dessert? — On la servi. — Aimezrous les fruits ? — J'aime les fruits, mais je n'ai plus d'appétit. — Voulez-vous manger un peu de fromage ? — J'en mangerai un peu. — Vous servirai-je du fromage anglais ou du fromage de Hollande ? — Je mangerai un peu de fromage de Hollande.— Quelle espèce de fruit est cela ? — C'est du fruit à noyaux.—
Comment l'appelle-t-on ? — On l'appelle ainsi. — Voulez-vous vous laver les mains ? — Je voudrais bien me les laver, mais je n'ai pas de serviette pour me les essuyer. — Je vais vous fairo donner une serviette, du savon et de l'eau. — Je vous serai fort obligé. — Oserais-je vous demander un peu d'eau ? — En voici. — Pouvez-vous vous passer de savon? — Quant au savon, je peux m'en passer, mais il me faut une serviette pour m'essuyer les mains. — Vous passez-vous souvent de savon ? — Il y a beaucoup de choses dont il faut se passer. — Pourquoi cet homme a-t-il pris la fuite ? — Parce qu'il n'avait pas d'autre moyen d'échapper à la punition qu'il avait méritée. — Pourquoi vos frère» ne se sont-ils pas procuré un meilleur cheval ? — S'ils s'étaient défaits de leur vieux cheval, ils s'en seraient procuré un meilleur. — Votre père est-il déjà arrivé ? — Pas encore, mais nous espérons qu'il arrivera aujourd'hui même. — Votre ami est-il parti à temps ? — Je ne sais pas, mais j'espère qu'il sera parti à temps.
209* — Deux cent-neuvième TJtème.
Vous êtes-vous acquitté de ma commission ? — Je m'en suis acquitté. — Votre frère s'est-il acquitté de la commission que je lui ai donnée ? — Il s'en est acquitté. — Voudriez-vous me faire une commission ? — Je vous ai tant d'obligations que je m'acquitterai toujours de vos commissions quand il vous plaira de m'en donner. — Voulez-vous demander au marchand s'il peut me donner le cheval au prix que je lui ai offert ? — Je suis sûr qu'il se contenterait, *si vous vouliez ajouter encore quelques écus. — Si j'étais sûr de cela, j'ajouterais encore quelques écus. — Bon jour, mes enfants ! Avez-vous fait votre devoir ? — Vous savez bien que nous le faisons toujours ; il faudrait que nous fussions malades pour ne pas le faire. — Que nous donnez-vous à faire aujourd'hui î — Je vous donne à étudier la soixantesixième leçon, et à faire les thèmes qui en dépendent, c'est-àdiro Je 207ième, le 208ième, et le 209ième. — Tâcherez-vous de ne pas faire de fautes ? — Nous tâcherons de n'en pas faire. —Ce pain vous suffit-il? — Il me suffirait, si je n'avais pas grand' faim. — Quand votre frère s'est-il embarqué pour l'Amé-
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rique ? — Il a mis à la voile le trente du mois dernier. — Me promettez-vous de parler à votre frère ? — Je vous le promets, vous pouvez y compter. — Je compte sur vous. — Travaillerezvous mieux pour la prochaine leçon, que vous n'avez travaillé pour celle-ci ? — Je travaillerai mieux. — Puis-je y compter ?— Vous le pouvez.
210* — Deux cent-dixième Thème.
Vous connaissez-vous en drap ? — Je m'y connais. — Voulezvous m'en acheter quelques aunes ? — Si vous voulez me donner l'argent, je vous en achèterai. — Vous m'obligerez. — Cet homme se connaît-il en drap ? — Il ne s'y connaît pas beaucoup. — Comment vous y prenez-vous pour faire cela? — Je m'y prends ainsi. — Voulez-vous me montrer comment vous vous y prenez ? — Je le veux bien. — Que me faut-il faire pour ma leçon de demain ?— Vous mettrez vos thèmes au net, vous en ferez trois autres, et vous étudierez la leçon suivante. — Comment vous y prenez-vous pour vous procurer des marchandises sans argent ? — J'achète à crédit. — Comment votre sœur s'y prondelle pour apprendre le français sans dictionnaire ? — Elle s'y prend de cette manière. — Elle s'y prend très-adroitement. Mais Monsieur votre frère comment s'y prend-il ? — Il s'y prend très-maladroitement : il lit et cherche les mots dans le diction* naire. — Il peut apprendre vingt ans. de cette manière sans savoir faire une seule phrase. — Pourquoi Mademoiselle votre sœur baisse-t-elle les yeux ? — Elle les baisse parce qu'elle a honte de n'avoir pas fait son devoir. — Déjeunerons-nous aujourd'hui dans le jardin ? — Le temps est si beau, qu'il faut en profiter. — Comment trouvez-vous ce café? — Je le trouve excellent. — Pourquoi vous baissez-vous? — Je me baisse pour ramasser le mouchoir que j'ai laissé tomber. — Pourquoi Mesdemoiselles vos sœurs se cachent-elles ? — Elles ne se cacheraient pas si elles ne craignaient pas d'être vues. — De qui ont-elles peur ? — Elles ont peur de leur institutrice, qui les a grondées hier, parce qu'elles n'avaient pas fait leur devoir.
21 1* — Deux cent-onzième Thème.
Avez-vous déjà vu mon fils? — Je ne l'ai pas encore vu; comment se porte-t-il ? — Il se porte très-bien; vous ne pourrez pas le reconnaître, car il a beaucoup grandi en peu de temps. — Pourquoi cet homme ne donne-t-il rien aux pauvres? — Il est trop avare ; il ne veut pas ouvrir sa bourse, de peur de perdre son argent. — Quel temps fait-il ? — Il fait très-chaud ; il y a long-temps que nous n'avons eu de pluie. Je crois que nous aurons un orage. — Cela se peut bien. — Le vent s'élève, il tonne déjà; l'entendez vous ? — Oui, je l'entends, mais l'orage est encore bien loin. — Pas si loin que vous pensez; voyez comme il fait des éclairs. — Mon Dieu! quelle averse! Si nous entrons quelque part, nous serons à l'abri de l'orage. — Entrons donc dans cette chaumière ; nous y serons à l'abri du vent et de la pluie. — Où irons-nous à présent ? Quel chemin prendrons-nous ? — Le plus court sera le meilleur. — Il fait trop de soleil, et je suis encore très-fatigué ; asseyons-nous à l'ombre de cet arbre. Quel est l'homme qui est assis sous l'arbre ? — Je ne le connais pas. Il paraît qu'il veut être seul; cai quand nous voulons nous approcher de lui, il fait semblant de dormir. — Il est comme Mademoiselle votre sœur : elle entend fort bien le français ; mais quand je commence à lui parler, elle fait semblant de ne pas me comprendre. — Vous m'avez promis de parler au capitaine ; pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? — Je ne l'ai pas encore vu, mais dès que je le verrai, je lui parlerai.
212* — Deux cent-douzième Thème.
Que fîtes-vous quand vous eûtes fini votre lettre ? — J'allai chez mon frère, qui me conduisit au théâtre, où j'eus le plaisir de trouver un de mes amis que je n'avais pas vu depuis dix ans.- — Que fis-tu après t'être levé ce matin? — Quand j'eus lu la lettre du comte polonais, je sortis pour voir le théâtre du prince que je n'avais pas encore vu. — Monsieur votre père que fit-il quand il eut déjeuné ? — Il se rasa et sortit. — Que fit votre ami après avoir été se promener? — Il alla chez le baron. — Le
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baron coupa-t-il la viande après avoir coupé le pain ? — Il coupa le pain après avoir coupé la viande. — Quand partez-vous ? — Je ne pars que demain ; car avant de partir je veux voir encore une fois mes bons amis. — Que firent vos enfants quand ils eurent déjeuné ? — Ils allèrent faire un tour de promenade avec leur cher précepteur. — Où votre oncle alla-t-il après s'être chauffe ? — Il n'alla nulle part. Après s'être chauffé, il se déshabilla et se coucha. — A quelle heure se leva-t-il? — Il se leva au lever du soleil. — L'éveillâtes-vous ? — Je n'eus pas besoin de l'éveiller, car il s'était levé avant moi. — Que fit votre cousin quand il apprit la mort de son meilleur ami? — Il fut ♦rès-affligé, et se coucha sans dire un mot. — Vous rasâtes-vous avant de déjeuner ? — Je me rasai quand j'eus déjeuné. — Vous couchâtes-vous quand vous eûtes soupe ? — Quand j'eus soupe, j'écrivis mes lettres, et quand je les eus écrites, je me couchai. — De quoi êtes-vous affligé ? — Je suis affligé de cet accident.— Etes-vous affligé de la mort de votre parent ? — J'en suis trèsaffligé. — Quand votre parent mourut-il? — Il mourut le mois dernier. — De qui vous plaignez-vous ? — Je me plains de votre garçon. — Pourquoi vous plaignez-vous de lui ? — Parce qu'il a tué le joli chien que j'avais reçu d'un de mes amis. — De quoi votre oncle s'est-il plaint ? — Il s'est plaint de ce que vous avez fait. — S'est-il plaint de la lettre que je lui écrivis avant-hier î— FI s'en est plaint.
213* — Deux cent-treizième Thème.
Pourquoi n'êtes vous pas resté plus long-temps en Hollande ? — Lorsque j'y étais il y faisait cher vivre, et je n'avais pas assez d'argent pour y rester plus long-temps. — Quel temps faisait-il, lorsque vous étiez sur le chemin de Vienne ? — Il faisait très-mauvais temps ; car il faisait de l'orage et de la neige, et il pleuvait à verse. — Où avez-vous été depuis que je ne vous ai vu ? — Nous séjournâmes long-temps au bord de la mer, jusqu'à l'arrivée d'un vaisseau qui nous amena en France. — Voulez-vous continuer votre narration? — A peine fûmeanous arrivés en France, qu'on nous conduisit au roi, qui nous reçut très-bien et nou? renvoya dans notre pays. — Un paysan
ayant vu que les vieillards se servaient de lunettes pour lire, alla chez un opticien et en demanda. Le paysan prit alors un livre, et l'ayant ouvert, il dit que les lunettes n'étaient pas bonnes. L'opticien lui en mit une autre paire des meilleures qu'il put trouver dans sa boutique, mais le paysan ne pouvant toujours pas lire, le marchand lui dit : " Mon ami, peut-être ne savez-vous pas lire du tout?" " Si je savais lire," dit le paysan, "je n'aurais pas besoin de vos lunettes." — Henri IV., rencontrant un jour dans son palais un homme qui lui était inconnu, lui demanda à qui il appartenait . " Je m'appartiens à moimême," répliqua cet homme. " Mon ami," dit le roi, " vous avez un sot maître." — Racontez-nous ce qui vous est arrivé l'autre jour. — Très-volontiers, mais sous la condition que vous m'écouterez sans m'interrompre. — Nous ne vous interromprons pas, vous pouvez en être sûr. — Etant dernièrement au théâtre, je vis représenter le Tableau parlant et la Femme pleurante. Cette dernière pièce n'étant pas trop amusante pour moi, j'allai au concert, où la musique me causa une violente migraine. Alors je quittai le concert, en le maudissant, et j'allai droit à l'hôpital des fous, pour voir mon cousin. En entrant dans l'hôpital de mon cousin, je fus saisi d'horreur en voyant plusieurs fous qui s'approchèrent de moi en sautant et en hurlant. — Que f îtes-vous alors ? — J'en fis autant, et ils se mirent à rire en se retirant.
2 1 4. — Deux cent-quatorzième Thème.
Qu'avez-vous ? Pourquoi avez-vous l'air si mélancolique ? — Je n'aurais pas l'air si mélancolique, si je n'avais pas un sujet do tristesse. Je viens d'apprendre qu'un dé mes meilleurs amis s'est brûlé la cervelle d'un coup de pistolet, et qu'une des meilleures amies de ma femme s'est noyée. — Où s'est-elle noyée ? — Elle s'est noyée dans la rivière qui est derrière sa maison. Hier à quatre heures du matin elle se leva sans dire un mot à personne, sauta par la fenêtre qui donne sur le jardin, et se jeta dans la rivière où elle s'est noyée. — J'ai grande envie de me baigner aujourd'hui. — Où voulez-vous vous baigner ? — Dans la rivière. — N'avez*vous pas peur de vous noyer ? — Oh, non ! je
sais nager.~Qui vous l'a appris ? — L'été dernier j'ai pris quelques leçons à l'école de natation.
Quand eûtes-vous fini votre devoir ? — Je l'avais fini quand vous entrâtes. — Ceux qui avaient le plus contribué à son élévation sur le trône de ses ancêtres, furent ceux qui travaillèrent avec le plus d'acharnement à l'en précipiter. — Dès que César eût passé le Rubicon, il n'eut plus à délibérer: il dut vaincre ou mourir. — Un empereur, irrité contre un astrologue, lui demanda: "Misérable, de quel genre de mort crois-tu que tu mourras?" "Je mourrai de la fièvre," repartit l'astrologue. " Tu mens," dit l'empereur, " tu mourras sur le champ de mort violente ." Comme on allait le saisir, il dit à l'empereur : " Seigneur, ordonnez qu'on me tâte le pouls et l'on trouvera que j'ai la fièvre." Cette saillie lui sauva la vie.
215* — Deux cent-quinzième Thème.
Apercevez-vous cette maison là-bas ? — Je l'aperçois ; quelle maison est-ce ?— C'est une auberge ; si vous voulez, nous y entrerons pour boire un verre de vin, car j'ai bien soif. — Vous avez toujours soif quand vous voyez une auberge. — Si nous y entrons je boirai à votre santé. — Plutôt que d'entrer dans une auberge, je ne boirai pas. — Quand me paierez-vous ce que vous me devez ? — Quand j'aurai de l'argent ; il est inutile de m'en demander aujourd'hui, car vous savez fort bien qu'il n'y a rien à avoir de celui qui n'a rien. — Quand pensez-vous avoir de l'argent ? — Je pense en avoir l'année prochaine. — Voulezvous faire ce que je vous dirai? — Je veux le faire, si ce n'est pas trop difficile. — Pourquoi riez-vous de moi ? — Je ne ris pas de vous, mais de votre habit. — Ne ressemble-t-il pas au vôtre ? — Il ne lui ressemble pas, car le mien est court, et le vôtre est trop long, le mien est noir et le vôtre est vert. — Pourquoi fréquentez-vous cet homme ? — Je ne le fréquenterais pas s'il ne m'avait pas rendu de grands services. Ne vous y fiez pas, car si vous ne vous tenez pas sur vos gardes, il vous trompera, — Pourquoi travaillez- vous tant? — Je travaille pour être un jour utile à mon pays. — Etant encore petit, je dis un jour à mon père : " Je n'entends pas le commerce et je ne sais pas
EXERCISE CCXVI. 151
vendie , permettez-moi de jouer." Mon pire me répondit en souriant : " C'est en marchandant que Ton apprend à marchander, et en vendant qu'on apprend à vendre." " Mais, mon cher père," répliquai-je : " en jouant on apprend aussi à jouer." " Vous avez raison," me dit-il ; " mais il faut apprendre auparavant ce qui est nécessaire et utile." — Ne jugez point, vous qui ne voulez pas être jugés ! Pourquoi apercevez-vous une paille dans l'œil de votre frère, vous qui n'apercevez pas la poutre qui est dans votre œil ? — Copieriez-vous vos thèmes, si je copiais les miens? — Je les copierais si vous copiiez les vôtres. — Votre sœur aurait-elle transcrit sa lettre, 3i j'avais transcrit la mienne ? — Elle l'aurait transcrite. — Serait-elle partie, si j'étais parti ? — Je ne puis vous dire ce qu'elle aurait fait si vous étiez parti.
216* — Deux cent-seizième Thème.
Ayez patience, mon cher ami, et ne soyez pas triste, car la tristesse ne change lien, et l'impatience empire le mal. N'ayez pas peur de vos créanciers ; soyez sûr qu'ils ne vous feront pas de mal. Ils attendront, si vous ne pouvez pas encore les payer. — Quand me paierez-vous ce que vgus me devez? — Aussitôt que j'aurai de l'argent, je paierai tout ce que vous avez avancé pour mo*. Je ne l'ai pas oublié, car j'y pense tous les jours. Je suis votre débiteur et je ne le nierai jamais. — Quel bel encrier vous avez là! prêtez-le-moi, je vous prie. — Que voulez-vous en faire ? — Je veux le montrer à ma sœur. — Prenezle, mais ayez-en soin, et ne le cassez pas. — Ne craignez rien. — Que désirez-vous de mon frère ? — Je veux lui emprunter de 1 argent. — Empruntez-en à un autre. — S'il ne veut pas m'en prêter, j'en emprunterai à un autre.— Vous ferez bien. — Ne souhaitez pas ce q le vous ne pouvez pas avoir, mais contentezvous de ce que la providence vous a donné, et considérez qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas ce que vous avez. — La vie étant courte, tâchons de nous la rendre aussi agréable qu'il est possible. Mais considérons aussi que l'abus des plaisirs la rend amère. — Avez-vous fait vos thèmes ? — Je n'ai pas pu les faire, parce que mon frère n'était pas à la maison. — Il ne faut
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pas faire faire vos thèmes par votre frère, mais il faut les faire vous-même. — Que faites-vous là? — Je lis le livre que voua m'avez prête. — Vous avez tort de le lire toujours. — Que doisje faire ? — Dessinez ce paysage, et quand vous l'aurez dessiné, tous déclinerez des substantifs avec des adjectifs.
21 *7« — Deux cent-ciïx-septième Thème.
Que faut-il faire pour être heureux ? — Aimez -et pratiques toujours la vertu, et vous serez heureux dans cette vie et dans l'autre. — Puisque nous voulons être heureux, faisons du bien lux pauvres, et ayons compassion des malheureux ; obéissons à nos maîtres et ne leur donnons jamais de chagrin ; consolons les infortunés, aimons notre prochain comme nous-mêmes, et ne haïssons pas ceux qui nous ont offensés ; en un mot, remplissons toujours notre devoir, et Dieu aura soin du reste. — Mon fils, pour être aimé, il faut être laborieux et sage. On t'accuse d'avoir été paresseux et négligent dans tes affaires. Tu sais pourtant que ton frère a été puni pour avoir été méchant. Etant l'autre jour à la ville, je reçus de ton instituteur une lettre, dans laquelle il se plaignait fort de toi. Ne pleure pas ; va maintenant dans ta chambre, apprends ta leçon, et sois sage; autrement tu n'auras rien à dîner. — Je serai si sage, mon cher père, que vous serez certainement content de moi.— Le petit garçon a-t-il tenu parole ? — Pas tout-à-fait ; car après avoir dit cela, il alla dans sa chambre, prit ses livres, se mit à une table et s'endormit. — " C'est un fort bon garçon, quand il dort," dit son père, en le voyant quelque temps après.
Bon jour, Mademoiselle. — Ah ! vous voilà enfin ; je vous ai attendue avec impatience. — Vous me pardonnerez, ma chère, je n'ai pas pu venir plus tôt. — Asseyez-vous, s'il vous plaît.— Comment se porte Madame votre mère ? — Elle se porte mieux aujourd'hui qu'elle ne se portait hier. — J'en suis bien aise. — Avez-vous été au bal hier ? — J'y ai été. — Vous êtes-vous beaucoup divertie ? — Passablement. — A quelle heure êtes-vous re* tournée chez vous ? — A onze heures et un quart.
EXERCISES CCXVIII. CCXIX. 158