Cent-soixantième Thème
Pouvez-vous comprendre ce que mon frère vous dit? — Il parle si vite que je ne puis le comprendre. — Vos élèves peu-
vent -ils vous comprendre ? — Ils me comprennent quand je parle lentement, car pour être compris, il faut parler lentement. — Faut-il parler haut pour apprendre le français ? — Il faut parler haut. — Votre maître parle-t-il haut? — Il parle haut et lente ment. — Pourquoi n'achetez-vous pas quelque chose à ce marchand ? — Il vend si cher que je ne puis rien acheter chez lui. — Voulez-vous me mener chez un autre ? — Je veux vous mener chez le fils de celui à qui vous avez acheté l'année passée. — Vend-il aussi cher que celui-ci ? — Il vend moins cher. — Vos enfants aiment-ils mieux apprendre l'italien que l'espagnol ? — Ils n'aiment à apprendre ni l'un ni l'autre ; ils n'aiment à apprendre que le français. — Aimez-vous le mouton? — J'aime mieux le bœuf que le mouton. — Vos enfants aiment-ils mieux le gâteau que le pain ? — Ils aiment l'un et l'autre. — A-t-il lu tous les livres qu'il a achetés ? — Il en a tant acheté qu'il ne peut les lire tous. — Voulez-vous écrire des thèmes ? — J'en ai tant écrit, que je ne peux plus en écrire. — Pourquoi cet homme s'enfuit-il ? — Il s'enfuit, parce qu'il a peur. — Quelqu'un veut-il lui faire du mal? — Personne ne veut lui faire de mal; mais il n'ose pas rester, parce qu'il n'a pas fait son devoir, et il a peur d'être puni. — Quelqu'un veut-il le toucher? — Personne ne veut le toucher, mais il sera puni par son maître, pour n'avoir pas fait son devoir.
161* — Cent-soixante et unième Thème.
A-t-on trouvé vos livres ? — On les a trouvés. — Où? — Sous le lit. — Mon habit est-il sur le lit ? — Il est dessous. — Les bas de votre frère sont-ils sous le lit ? — Ils sont dessus. — Ai-je été vu de quelqu'un ? — Vous n'avez été vu de personne. — Avqz-vqus passé près de quelqu'un ? — J'ai passé à côté de vous, et vous ne m'avez pas vu. — Quelqu'un a-t-il passé à côté de vous ?— Personne n'a passé à côté de moi. — Où votre fils est-il passé ? — Il est passé près du théâtre. — Passerez-vous près du château ? — J'y passerai.— Pourquoi n'avez-vous pas nettoyé mon coffre ? — J'avais peur de me salir les doigts. — Le domestique do mon frère a-t-il nettoyé les fusils de son maître ? — Il les a nettoyés. — N'a-t-il pas eu peur de se salir les doigts ? — Il n'a
pas ou peur do se les salir, parce que ses doigts ne sont jamais propres. — Vous servez-vous des livres que je vous ai prêtés * — Je m'en sers. — Puis-je me servir de votre couteau? — Tu peux t'en servir, mais il ne faut pas te couper. — Mes frères peuvent-ils se servir de vos livres ? — Ils peuvent s'en servir. — Pouvons-nous nous servir de votre fusil ? — Vous pouvez vous en servir, mais il ne faut pas le gâter. — Qu'avez-vous fait de mon bois î — Je m'en suis servi pour me chauffer. — Votre père s'est-il servi de mon cheval ?— Il s'en est servi. — Nos voisins se sont-ils servis de nos habits ? — Ils ne s'en sont pas servis, parce qu'ils n'en ont pas eu besoin. — Qui s'est servi de mon chapeau ? — Personne ne s'en est servi. — Avez-vous dit à votre frère de descendre ? — Je n'ai pas osé le lui dire. — Pourquoi n'avez-vous pas osé le lui dire ? — Parce que je n'ai pas voulu le réveiller. — Vous a-t-il dit de ne pas le réveiller? — Il m'a dit de ne pas le réveiller, quand il dort.
162* — Cent-soixante-deuxième Thème,
'Vous êtes-vous rasé aujourd'hui? — Je me suis rasé. — Votro frère s'est-il rasé ? — Il ne s'est pas rasé, mais il s'est fait raser. — Vous rasez-vous souvent ? — Je me rase tous les matins, et quelquefois aussi le soir. — Quand vous rasez-vous le soir ? — Quand je ne dîne pas à la maison. — Combien de fois par jour votre père se rase-t-il ? — Il ne se rase qu'une fois par jour, mais mon oncle se rase deux fois par jour. — Votre cousin se rase-t-il souvent ? — Il ne se rase que de deux jours l'un. — A quelle heure vous habillez-vous le matin ? — Je m'habille aussitôt que j'ai déjeuné, et je déjeune tous les jours à huit heures, ou à huit heures et un quart. — Votre voisin s'habille-t-il avant de déjeuner ? — Il déjeune avant de s'habiller. — A quelle heure du soir te déshabilles-tu? — Je me déshabille aussitôt que je reviens du théâtre. — Vas-tu au théâtre tous les soirs ? — Je n'y vais pas tous les soirs, car il vaut mieux étudier que d'aller au théâtre. — A quelle heure te déshabilles-tu quand tu ne vas pas au théâtre ? — Alors je me déshabille aussitôt que j'ai soupe, et je vais me coucher à dix heures. — Avez-vous déjà habillé l'enfant? — Je ne l'ai pas encore habillé, car il dort encore. — A
quelle heure se lève-t-il ? — Il se lève aussitôt qu'on le \L veille. —Vous levez-vous d'aussi bonne heure que moi ? — Je ne sais pas à quelle heure vous vous, levez, mais je me lève aussitôt que je me réveille. — Voulez-vous dire à mon domestique de m'éveiller demain à quatre heures? — Je veux le lui dire. — Pourquoi vous êtes-vous levé de si bonne heure? — Mes enfants ont fait tant de bruit qu'ils m'ont réveillé. — Avez-vous bien dormi ? — Je n'ai pas bien dormi, car vous avez fait trop de bruit. — A quelle heure le bon capitaine s'est-il éveillé ?- — Il s'est éveillé à cinq heures et un quart du matig.
1 63. — Cent-soixante-troisième Thème.
Comment mon enfant s'est-il comporté ? — Il s'est très-bien comporté. — Comment mon frère s'est-il comporté envers vous? — Il s'est très-bien comporté envers moi, car il se comporte bien envers tout le monde. — Est-ce la peine d'écrire à cet homme? — Ce n'est pas la peine de lui écrire. — Est-ce la peine de descendre de cheval pour acheter un gâteau ? — Ce n'est pas la peine, car il n'y a pas long-temps que vous avez mangé. — Est-ce la peine de descendre de cheval pour donner quelque chose à ce pauvre ? — Oui, car il paraît en avoir besoin ; mais vous pouvez lui donner quelque chose sans descendre de cheval.— Vaut-il mieux aller au théâtre que d'étudier ?— Il vaut mieux faire ceci que cela. — Vaut-il mieux apprendre à lire le français que d'apprendre à le parler ? — Ce n'est pas la peine d'apprendre à le lire sans apprendre à le parler. — Vaut-il mieux aller se coucher que d'aller se promener? — Il vaut mieux faire ceci que cela. — Vaut-il mieux aller en France qu'en Allemagne ? — Ce n'est pas la peine d'aller en France ou en Allemagne, quand on n'a pas envie de voyager. — Vous êtesvous enfin débarrassé de cet homme? — Je m'en suis débarrassé. —Pourquoi votre père s'est-il défait de ses chevaux ? — PaTce qu'il n'en avait plus besoin. — Votre marchand est-il enfin parvenu à se défaire de son sucre avarié ? — Il est parvenu à s'en défaire. — L'a-t-il vendu à crédit ? — Il a pu le vendre comptant, de sorte qu'il ne l'a pas vendu à crédit. — Qui vous a appris à lire? — Je l'ai appris chez un maître français. — Vous a-t-il
appris à écrire? — Il m'a appris à lire et à écrire. — Qui a appris le calcul à votre frère ? — Un maître français le lui a appris. — M'appelez-vous ? — Je vous appelle. — Que vous plaît-il î — Pourquoi ne vous levez-vous pas ; ne savez-vous pas qu'il est déjà tard ? — Que me demandez-vous ? — J'ai perdu tout mon argent, et je viens vous prier de m'en prêter. — Quelle heure estil ? — Il est déjà six heures et un quart, et vous avez assez dormi. — Y a-t-il Jong-temps que vous vous êtes levé ? — Il y a une heure et demie que je me suis levé. — Voulez-vous faire un tour de promenade avec moi ? — Je ne puis aller me promener, car j'attends mon maître de français.
164* — Cent'Soixarvte-quatrième Thème
Espérez-vous recevoir un billet aujourd'hui? — J'espère en recevoir un. — De qui? — D'un de mes amis. — Qu'espères-tu? — J'espère voir mes parents aujourd'hui, car mon précepteur m'a promis de me mener chez eux. — Votre ami espère-t-il recevoir quelque chose ? — Il espère recevoir quelque chose, car il a bien travaillé. — Espérez-vous arriver de bonne heure à Paris ? — Nous espérons y arriver à huit heures et un quart, car notre père nous attend ce soir. — Espérez-vous le trouver à la maison? — Nous l'espérons. — Contre quoi avez-vous changé votre carosse, dont vous m'avez parlé ?— Je l'ai changé contre un beau cheval arabe. — Voulez-vous changer votre livre contre le mien ? — Je ne le puis, car j'en ai besoin pour étudier le français. — Pourquoi ôtez-vous votre chapeau ? — Je l'ôte, parce que je vois venir mon vieux maître. — Changez-vous de chapeau pour aller au marché ? — Je n'en change pas pour aller au marché, mais pour aller au concert. — Quand le concert aura-til lieu ? — Il aura lieu après demain. — Pourquoi vous en allezvous î Ne vous amusez-vous pas ici? — Vous vous trompez, quand vous, dites que je ne m'amuse pas ici; car je vous assure que je trouve beaucoup de plaisir à causer avec vous ; mais je m'en vais parce qu'on m'attend au bal de mon parent. — Arazvous promis d'y aller? — J'ai promis. — Avez-vous changé de chapeau pour aller chez le capitaine anglais ? — J'ai changé de chapeau, mais je n'ai changé ni d'habit ni de souliers. — Com-
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EXERCISES CLXV, CLXVI. 113
oien de fois par jour changes-tu d'habits ? — J'en change pouï dîner et pour aller au théâtre.
1 65. — Cent-soixante-cinquième Thème.
Pourquoi vous mêlez-vous parmi ces hommes ? — Jo me mêle parmi eux, pour savoir ce qu'ils disent de moi. — Que doviendrez-vous si vous vous mêlez toujours parmi les soldats ? — Je lie sais pas ce que je deviendrai, mais je vous assure qu'ils ne me feront pas de mal, car ils ne font de mal à personne. — Avez-vous reconnu votre père ? — Il y a si long-temps que je ne l'ai vu, que je ne l'ai pas reconnu. — Vous a-t-il reconnu ? — Il m'a reconnu sur le champ. — Combien y a-t-il que vous avez cet habit ? — Il y a long-temps que je l'ai.— Combien de temps y a-t-il que votre frère a ce fusil ? — Il y a très long-temps qu'il l'a. — Parlez-vous toujours le français? — Il y a si long-temps que je ne l'ai parlé, que je l'ai presque tout oublié. — Combien de temps y a-t-il que votre cousin apprend le français ? — Il n'y a que trois mois. — Sait-il autant que vous ? — Il sait plus que moi, car il y a plus long-temps «qu'il l'apprend. — Savez-vous pourquoi cet homme ne mange pas? — Je crois qu'il n'a pas faim, car il a plus de pain qu'il n'en peut manger. — Avez-vous donné de l'argent à votre fils ? — Je lui en ai donné plus qu'il n'en dépensera. — Voulez-vous me donner un verre de cidre ? — Vous n'avez pas besoin de boire du cidre, car il y a plus de vin qu'il n'en faut. — Dois-je vendre mon fusil pour acheter un chapeau neuf? — Vous n'avez pas besoin de le vendre, car vous % avez plus d'argent qu'il ne vous en faut. — Voulez-vous parler au cordonnier? — Je ne veux pas lui parler, car nous avons plus de souliers qu'il ne nous en faut. — Pourquoi les Français se réjouissent-ils ? — Ils se réjouissent, parce qu'ils se flattent d'avoir beaucoup de bons amis. — N'ont-ils pas raison de se réjouir ? — Ils ont tort, car ils ont moins d'amis qu'ils ne pensent.
1 66 • — Cent-soixante-sixième Thème.
Etes-vous prêt à partir avec moi ? — Je le suis. — Votre oncle part-il avec nous ? — Il part avec nous, s'il le veut. — Veulez-
114 EXERCISE CLXVli.
vous lui dire d'être prêt à partir demain à six heures du soir ? —Je veux le lui dire. — Ce jeune homme est-il prêt à sortir ? — Pas encore, mais il sera bientôt prêt. — Pourquoi a-t-on pendu cet homme ? — On Ta pendu parce qu'il a tué quelqu'un. — A-ton pendu l'homme qui a volé un cheval à votre frère ? — On l'a puni, mais on ne l'a pas pendu ; on ne pend que les voleurs de grand chemin dans notre pays. — Qu'avez-vous fait de mon habit? — Je l'ai pendu au mur. — Voulez-vous pendre mon chapeau à l'arbre ? — Je veux l'y pendre. — N'avez-vous pas vu mes souliers ? — Je les ai trouvés sous votre lit, et je les ai pendus aux clous. — Le voleur qui a volé votre fusil a-t-il été pendu ? — Il a été puni, mais il n'a pas été pendu. — Pourquoi vous étendezvous tant sur ce sujet ? — Parce qu'il faut parler sur tous les sujets. — S'il faut vous écouter et vous répondre, quand vous vous étendez sur ce sujet, je pendrai mon chapeau au clou, je m'étendrai sur le plancher, je vous écouterai et je vous répondrai de mon mieux. — Vous ferez bien.
1 67 • — Cent-soixante-septième Thème.
Comment se porte Monsieur votre père ? — Il se porte comme cela. — Comment se porte votre malade ? — Il se porte un peu mieux aujourd'hui qu'hier. — Y a-t-il long-temps que vous n'avez vu Messieurs vos frères ? — Il y a deux jours que je ne les ai vus. — Comment te portes-tu? — Je me porte assez bien. — Combien de temps y a-t-il que Monsieur votre cousin apprend le * Français ? — Il n'y a que trois mois qu'il l'apprend. — Le parlet-il déjà ?— Il lo parle, le lit et l'écrit déjà mieux que Monsieur votre frère qui l'apprend depuis deux ans. — Y a-t-il long-temps que vous n'avez entendu parler de mon oncle ? — Il y a à peine quinze jours que j'en ai entendu parler. — Où séjourne-t-il maintenant ? — Il séjourne à Berlin, mais mon père est à Londres. — Vous êtes-vous arrêté long-temps à Vienne ? — Je m'y suis arrêté quinze jours. — Combien dé temps Monsieur votre cousin s'est-il arrêté à Paris ? — Il ne s'y est arrêté qu'un mois.— Aimez-vous à parler à mon oncle? — J'aime beaucoup à lui parler, mais je n'aime pas qu'il se moque de moi. — Pourquoi se moque-t-il de vous ? — Il se moque de moi parce que je parle
mal. — Pourquoi Monsieur votre frère n'a-t-il pas d'amis ? — Il n'en a pas, parce qu'il se moque de tout le monde — Pourquoi fous moquez-vous de cet homme ? — Je n'ai pas dessein de me moquer de lui. — Je vous prie de ne pas le faire, car vous lui fendrez le cœur, si vous vous moquez de lui. — Doutez-vous de ce que je vous dis ? — Je n'en doute pas - — Doutez-vous de ce que cet homme vous a dit ? — J'en doute, car il a souvent menti. — Avez-vous enfin acheté le cheval que vous avez voulu acheter le mois passé ? — Je ne l'ai pas acheté, car je n'ai pas pu me procurer d'argent.
168* — Cent'Soixante-huitieme Thème,
Votre oncle a-t-il enfin acheté le jardin? — Il ne l'a pas acheté, car il n'a pas pu convenir du prix. — Etes-vous enfin convenus du prix de ce tableau ? — Nous en sommes convenus. — Combien l'avez-vous payé ? — Je l'ai payé quinze cents francs — Qu'as-tu acheté aujourd'hui ? — J'ai acheté deux beaux chevaux, trois beaux tableaux, et un beau fusil. — Combien as-tu payé les tableaux ? — Je les ai achetés sept cents francs. — Les trouvez-vous chers ? — Je ne les trouve pas chers. — Vous êtesvous accordé avec votre associé ? — Je me suis accordé avec lui. — Consent-il à vous payer le prix du vaisseau ? — Il consent à me le payer. — Consentez-vous à aller en France ? — Je consens à y aller. — Avez-vous revu votre vieil ami ? — Je l'ai revu. — L'avez-vous reconnu ? — Je ne l'ai presque plus reconnu, car, contre son ordinaire, il porte un grand chapeau. — Comment se porte-t-il ? — Il se porte très-bien. — Quels vêtements porte-t-il ? — Il porte de beaux vêtements neufs. — Vous etes-vous aperçu de ce que votre garçon a fait? — Je m'en suis aperçu. — L'en avez-vous puni ? — Je l'en ai puni. — Monsieur votre père vous a-t-il déjà écrit ? — Pas encore ; mais je m'attends à recevoir un billet de lui aujourd'hui. — De quoi vous plaignez-vous ? — Je me plains de ne pouvoir me procurer de l'argent. — Pourquoi ces pauvres hommes se plaignent-ils ? — Ils se plaignent parco qu'ils ne peuvent se procurer de quoi manger. — Comment se portent vos parents ? — Ils se portent, comme à l'ordinaire, fort bien. — Monsieur votre oncle se porte-t-il bien? — Il se porto