‹ À l'amie perdueChapitre 10 sur 19 · V.iÀ A I.'aMIE l'ERDUK · texte numérisé non relu

V.iÀ A I.'aMIE l'ERDUK

Sans doute notre amour ne vainc pas le destin, Nous demeurons soumis à toute la souffrance Où riiomme va buttant de son pas incertain ; Le Mallieur ne connaît ni faveur ni clémence.

Et nous savons aussi, (|i-i"un jour. ])rorlie ou lointain. Fera de cet amour une âpre souvenance, Dont Tun de nous vivra dans son chaorrin hautain ; Le Trépas ne connaît ni faveur ni clémence.

Mais nous aurons du moins fait face à la douleur Avec des cœurs plus forts du nœud qui les rassendjle : Nous aurons quelquefois eu des fêtes de cœur,

Beaux éclairs où le ciel un instant luit et tremble ; Kt nous aurons tenté, ma bien-aimée, ensemble Un essai courageux et noble de bonheur.

Des nuap:es iiesanfs g-lissent sur le ciel gris, J'Il (les ])laques d'étain luisent sur la mer g'rise , Qui s'éteig'ueni sdinlain à uns l'eo-ju'ils sui'pris, Ou se brisent eu li'ails ([ue la lnuile divise ;

Jusqu'aux deux cajjs lirumeux tout riiorizon est pris

Parfois une lueur incertaine agonise

Sur un pan de falaise ; on dirait des débris

De clarté que le choc des liruincs pulvérisé ;

Vn rayon de soleil blafard et fug-itif

Sur un cap éloig-né frajipe des dunes pâles

Où luit le rouji'e toit d'une maison perdue,

Brève ajiparition tremblante, confondue

Dans les mornes brouillards roulés par les rafales.

Et changée aussitôt en un rêve pensif.

Sur les dunes, là-bas, sur le eap orageux, Dans la maison au loit rouge, chère attristée, Dans la maison perdue et des vents tourmentée, Veux-tu (|ue nous allions, sous ce ciel douloureux ?

Nous vivrons en avant sans cesse sous nos yeux Des rayons traversés par la pluie emportée. Des nuages pressant leur fuite illimitée, Et les jets blancs des flots sur les rochers fumeux.

Nous verrons naître au loin de rapides lueurs,. Fragiles fleurs d'argent au calice de brume, Qui s'éteignent soudain pour s'entr'ouvrir ailleurs

l'^.t, sur la vaste mer sombre sous son écume. Promenant dans le ciel une floraison pâle. Lui prêtent quelque grâce étrange et boréale.

Un fanal vert s'allume, au bout de la jetée,' Dans le ciel où pâlit une clarté bleuâtre, Par de vagues blancheurs tremblantes tachetée, Derniers efforts du jour lassé de se débattre ;

Sur la tragique mer qui, hors d'un fond noirâtre. Pousse sous son rayon une houle argentée, Il pose doucement une lueur verdâtre.

Par les puissants remous tordue et reflétée.

Mais, dans le ciel plus sombre et maintenant calmé, Où le tardif trépas du jour est consommé, Il palpite, agité pendant un court moment.

Puis se calme à son tour, et luit paisiblement, Comme une merveilleuse et splendide émeraude. Tandis que le décor des astres s'échafaude.

Nous suivions les flots gris, mélancolique amie, Les longs flots gris plaintifs, dont la voix s'atténue Ouand le soir sur la mer pose son acralmie ; Un soleil d'or ]ii\li «pic leurrait une nue,

Glissant aux plis plus lents de la houle blèmie, Touchait quelques gazons sur la l'alaise nue ; Nous suivions des longs flots Técume continue, L'écume des flots gris, mélancolique amie.

Tu disais les douceurs de cette âme que j'aime, Ton âme où le bonheur garde un air de tristesse, Ton âme endolorie et grave, où l'espoir même

Sait qu"il ne tiendra pas son entière promesse.

Ton âme résignée à sa haute sagesse.

Et dont ce soir d'or pâle était vraiment l'emblème.

DEVANT LES VACiUES GRISES. V-V.)

La nuit froide descend ; Timmense baie est vide ; Dans ses sables brunis brillent des lio;nes dVau ; Sur le ciel cliiir encor (rime clarlé livi(l(> Se dressent les mâts noirs et jicm'liés d"ini Juiteau ;

Au sommet de la dig-ue où le sentier nous guide, Vn berger sombre emmène un indistinct troupeau, Et parfois, à nos pieds, le glissement rapide D'une bête de nuit épouvante un roseau.

IS'ous prenons le chemin qui par le bois abrège ; Dans la noirceur, qui semble encor plus s'obscurcir Sous les deux phares dont le feu vient de jaillir,

La moindre lueur prend l'air menaçant d'un piège ; Et j'aime ces retours qui te font mieux sentir Que je suis près de toi et que je te protège.

140 A i."amie perdue.

Une tempête souffle, et sur l'immense plage

S'appesantit un ciel presque noir et cruel,

Où s'obstine le vol grisâtre d'un pétrel,

Qui le rend plus funèbre encore et plus sauvage ;

Un tourbillon de sable éperdu se propage

Vers un horizon blême où tout semble irréel ;

11 traîne sur la dune un lamentable appel

Fait du courroux des vents et de cris de naufrage ;

Les joncs verts frissonnants sont pâles dans la brume Sous le morne brouillard qui roule sur la mer, Bondit, hurle et s'écroule un tumulte d'écume;

Et dans ce vaste deuil (ju'élreint ce ciel de fer, Nous sentons dans nos cœurs l'indicible amertume De nos baisers d'adieu flagellés par l'hiver.

Nous pensions ù la fin avoir lléclii le sort, l']l ([u'il serait clément à notre longue attente ; Parfois le vent d'orag-e a mené jusqu'au port L'esquif longiem})s battu sur la houle méclianle.

Et déjà nous formions des [)rojets moins lointains D'un bonheur qui serait autre chose qu'un rêve ; Va nous voyions sortir de nos jours incertains, Comme on vtiil un verger (juand la brume se lève.

Des heures (]ui pouvaient eucor donner des Heurs, Kt l'espace doré d'un automne paisible ; Déjà le souvenir pâli de nos malheurs

Perdait son amertume et prenait les douceurs Que donne au (-(Bur assis dans sa joie impassible La mémoire d'un tenq)s qui fut sondire et terrible.

AMIE PERDIK.

Nous sentons sous nos pieds s'abîmer notre espoir, Comme ces voyageurs perdus sur la banquise Qui, sous Taccablement de l'hiver morne et noir, Dans l'étreinte du gel reste immobile et grise ;

Puis, un jour, on la voit tout à coup se mouvoir, Sa masse, lentement, comme un cristal s'irise ; Elle luit sur les mers ainsi qu'un reposoir ; Ses flancs, plus diaprés que des vitraux d'église,

De pourpres, de roseurs, et d'azurs étincellent. Tandis que des frissons d'argent clair qui ruissellent, Passant sur ces couleurs, en mélangent les feux.

Mais ce rayonnement l'affaiblit et la mine ; Elle fond en voguant vers le sud radieux, Et périt du soleil dont elle s'illumine.

Si nos cœurs en avaient ré^'oïste coura^-e, Nous ponrrions fuir ensemble, et caclier noire amour, Parmi les monts neij^eux, on sur nn chaud rivage Qui ceint les ilôts d'azur de son calme contour ;

II nous serait aisé, perdus dans \\n vieux bourg Bâti au bord d"un lac en un nid de feuillage. Ou dans le brun hameau de (juelque claire plage, De faire à notre exil nn paisible séjour.

Là je pourrais enfin, tous mes vœux exaucés, Te voir, te posséder, te garder, fadorer, Vivre dans ton regard, ton sourire, et tes bras.

Sentir sous ce bonheur nos chagrins effacés. Et, comme un voj'ageur brûlant, désaltérer Cette âpre soif de loi qui brûle mou cœur las.

14() A i.'anue perdue.

Mais je n'oserais pas le parler de ce rêve ! Mon cœur, même à l'instant qu'il semble s'en bercer, Le rejette et le brise avant qu'il ne l'achève, Indig-né d'avoir pu seulement le penser.

Puis-je te demander, hélas ! sans offenser Cet amour qui n'est grand que parce qu'il élève Nos deux esprits unis, heureux de surpasser Ce qu'ils auraient été sans sa puissante sève,

Puis-je te demander d'oublier la maison

Où tes enfants en pleurs chercheraient ta présence.

Et grandiraient pâlis par ton long abandon,

Jusqu'à ce que, troublés dans leur jeune innocence.

Devinant vaguement ce qu'ignore l'enfance.

Ils cessent brusquement de prononcer ton nom ?

LE sacrii<'k:e.

Et si je l'en parlais dans un jour de délire, Toi qui remplis ton haut office maternel Si noblement, qui sais quel devoir éternel C'est de se faire aimer afin de mieux instruire,

Toi qui, par le pouvoir de ton grave sourire Conduis ces jeunes cœurs, d'un progrès graduel, Vers le respect sévère et presque solennel De ranimai <{u'on bal, du rameau qu'on déchire ;

Toi qui dans leur gaîté déposes, chaque jour,

En lumineux propos, des germes de bonté

Qui grandissant en eux te paient en plus d'amour

Si, dans un bref instant d'oubli, je m'égarais Jusqu'à montrer ce ciel à ton sort attristé, De quel ferme regard tu me regarderais !

148 A [.'amie perdue.

Hélas ! je sais trop bien ce que tu vas me dire : « — Notre amour de périls secrets est assailli ; Il n'importe pour nous ! mais un mot peut détruire Mon effort maternel sans qu'il soit accompli,

Et jeter mes enfants dans un sentier sali ! Quel crime si, plus tard, détestant ton sourire. Je portais, sons un front par le remords pâli, L'horreur de notre amour qui n"a su que leur nuire

Quand mon bonheur devrait sur mes jours délabrés S'abattre, ne laissant que les débris d'un songe, Comme l'écroulement des colonnes s'allonge

Et d'un temple en ruine encombre les degrés, Non ! je ne le veux pas sauver par un mensonge : Ces dangers dont ton cœur s'épouvante sont vrais !

Je vois à ta pâleur et tu vois à la mienne Que nous avons compris tous les deux ipiel devoir. Révélé par ce mot, vient de frapper l'espoir Que ma vie, à la fin, s'unirait à la tienne.

Il le faut accepter d'un couraji'eux vouloir ! Que le commun orgueil de notre amour soutienne Nos cœurs, dans ce suprême effort pour recevoir L'angoisse qui s'ajoute à notre angoisse ancienne !

Ce nolile amour, qui sut vivre sans défaillance Dans Passidu désir qu'il a toujours vaincu, Par ce rapide éclair de malheur convaincu

Qu'il ne saurait durer que par sa déchéance. Sous le renversement de sa longue espérance. Doit mourir nohlement ainsi qu'il a vécu.

Aimée, ô l)ien-aimée, inelTablement chère, Par rétoile qui tremble au fronton du ciel bleu, Va ces Ilots imposants émus d'un dernier feu, Je dis qirà ton devoir lu ne [)eux pas forfaire.

Malgré notre terreur d'en entendre l'aveu. L'arrêt impérieux (jue nous voudrions taire Chacun de nous au fond de son cœur le profère, Nous sommes condamnés à réternel adieu.

Hélas ! pardonne-moi de l'avoir prononcé

Ce mot d'affliction, ce mot aft'renx, qui touche.

Ainsi qu"nn fer rougi, notre amour menacé!

J"en voulais épargner l'amertume à ta bouche, Kt j'ai contraint la mienne, en un eflfort farouche. A goûter la première au calice versé !

Dans la petite ég-lise où vont les matelots, Qui, sur son monticule, ouvre ses deux porliijues. L'un vers la route en pente, et Taulrc vci-s reuclos Où croissent des fenouils sur les tombes rusticjues.

Dans la petite église où le grand bruit des flots Entre avec la rafale et se mêle aux cantiques. Où les femmes en deuil apportent leurs sanglots. Quand la mer se tordant en ses fureurs iniques

A brisé quelque barque et fait des orphelins. Dans la petite église où les embruns salins Ont rongé les anciens bénitiers de la porte.

Tu rêvais que tous deux nous viendrions un jour, Presque seuls, consacrer simplement notre amour. Pauvre rêve aujourd'hui moins qu'une feuille morte !

152 A i/amie perdue.

Nous voici seuls tous deux dans Téglise déserte ; Nous nous sommes glissés, comme des malfaifeurs, Par le portail obscur et la porte entr'ouverte, Dans l'ombre, où les vitraux éteignent leurs lueurs.

Tu as voulu que ta détresse fût soufferte, Ton bonheur immolé, ton cœur brisé, tes pleurs Versés comme un parfum, ton agonie offerte. Là même où tu pensais monter parmi les fleurs.

Que tout soit fait selon tes vœux, ô bien aimée ! Mais, avant que devant ton Dieu soit consommée L'offrande d'un amour qui consent à mourir

Quand il sait (ju"il aurait défié les déclins. Va jeter, en pleurant, au tronc des orphelins Les anneaux d'or sacrés qui devaient nous unir.

LK SAtnUFICE. lo3

L'autel où nous pensions fonder notre bonheur Est devenu pour nous Tautel du sacrifice. Faut-il, accomplissant un rcdoulal)]»^ olTice. Que nous venions verser, s(uis la ni(Mn(; pâleur.

Le sang' de nos deux cœurs dans le même calice, Présenter sur ce marbre une même douleur, rit 11- frapper de fronts ]iai}i,-nés de la sueur De la suprême ang'oisse et du dernier supplice !

Devant ce Christ d'argent qui dans Tombre étincelle, Comme un rayon lunaire au fond d'un firmament Qu'envahit ])eu à peu la mort universelle.

Viens donc, ô pauvre femme, échanger le serment. Le baiser héroïque et déchirant qui scelle Cet hymen des adieux et du renoncement.

A L AMIE PEIÎDLE.

Car c'est une union encore entre deux âmes Qu'une immolation volontaire et commune, Quand loules deux, ivvani de sévères dictâmes, Se l'ont les deux moitiés tle la même infortune ;

En deux nobles efforts leur énergie est une. Leur sacrifice est un et hriile aux mêmes flammes, La souffrance des deux vit entière en chacune, Leurs sanglots confondus sont leurs épithalames.

Ainsi, en nous quittant, nous joignons notre foi, Ainsi, nous échangeons, sur ces marches gravies IVni'i cliMcuii de nous deux descendra solitaire.

Le gage douloureux du mariage austère

Qui réunit nos cœurs en séparant nos vies :

Ces deux anneaux de fer que nous portons au doigt.

SACHU'ICE.

loo

Par nos premiers regards sous les verts marronniers, Par nos premiers aveux doiil mon oœur encor tremltle; Par nos premiers baisers, et ces baisers derniers Où notre amour passé pour mourir se rassemble ;

Par les sentiers, les bois, les coteaux, les glaciers. Par les |)lages des mers qui nous ont vus ensemble, Par tant d'instants profonds et de jours familiers Qui font que mon esprit à ton esprit ressemble ;

Par ce rayon qui vient animer sur sa croix

Ce Dieu de la souffrance humaine auquel tu crois,

Et par mon honneur d'homme, ô chère âme, je jure

Que je t'aime, que ma tendresse est grande et pure, Que l'angoisse sans fond de ce soir la mesure, Et que c'est par amour que je renonce à toi !

15() A l'amie l'EUDlE.

Ah ! reste dans mes In-as ! Je ne vois pas tes 3'eux, Mais ils trempent de pleurs le baiser qu'ils reçoivent, Intarissables pleurs, pleurs que mes lèvres boivent. Qui tombent sur mon Ame en ruisseau douloureux ;

Je ne vois pas les yeux novés qui les conçoivent.

Mais quel regard vaudrait l'adieu mystérieux.

Tiède encor de Ion sein, que tu me dis par eux,

Ces yeux qu'aiment les miens pour l'amour qu'ils leur doivent ?

Ce sont eux, si pensifs déjà, qui m'ont jadis. Sous des cieux par les vents printaniers agrandis. Révélé, malgré toi, ta première tendresse ;

Et ce sont eux encore, en ce soir de martyre. Qui m'apportent, du fond de ton cœur, ta détresse Que ta bouche serait impuissante à me dire.

Viens dans mes bras, et. mets, mets une fois eneore Tes deux Ijras à mon cou, ton front sur mon épaule Te souvient-il, (juand notre amour faillit se clore, Que tu restas ainsi prrs du vieux Inuic de saule V

Mais c'était, (juand Poraf^-e en s'enfuyant se dore. Le liaiser de Tamour à Taniour rjifil console ; ]'!t c'est, ce soir, au bord d'une nuit sans aurore. Le liaiser de Tamour qui par amour s"immole.

Aussi je ne vois point de terme à notre épreuve, Car elle est l'acte même et la constante preuve De cet amour qui vit de son jiropre trépas,

Y'A qui de son c]ia{i,'rin se fait un diadème ; Elle ne peut cesser que s'il cessait lui-même. Et nous savons tous deux qu'il ne périra pas.

Je ne vous reverrai peut-être plus jamais ! Pour (le lents jours sans fin, df^s semaines, des mois Pour toujours, je vous perds, ô doux veux (pu,^ j'aimai lù qui m'éliez plus ehers encore que sa voix.

Depuis que vous m'aviez dit son cœur, que de fois, Quand par les vastes cieux de nuag-es semés A'ous erriez, ou [)armi les ramures des bois, Les miens vous ont suivis, doux jeux accoutumés !

Et que de fois aussi je vous ai contemplés, Quand vous fixiez sur moi votro tendresse triste, Tantôt du bleu naïf des bluets dans les Idés,

Et tantôt assombris et tels que Taméthyste, Lorsque, dans vos regards trancpiillement troublés. Quelque penser d'adieu passait à Pimproviste.

Un coin de ciel étroit où fourmillent des astres S'est montré, puis éteint ! Une lio-ne rapide De lumière a couru sur les lYils des pilastres ! Tout est noir ! Où es-tu ? Ali ! ciel ! ré<>'lise est vide !

C'est la porte qui vient de s'ouvrir ! Je suis seul ! Je suis seul ! et je vais être seul désormais ! . , Comme je dormirais heureux sous un linceul, Dans votre champ voisin, ô morts inanimés !

Ah ! chère âme perdue ! Etait-ce donc possible ! Cet adieu n'était pas qu'un cauchemar horrible ! Je retombe accal)lé, et tout en moi se brise !

De ce lieu ténébreux, funèbrement paisible, Je veux m'enfuir, je veux sortir de cette église Où seul le Christ d'argent sur sa croix agonise.

1()Û A l/.VMlE PERD! E.

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