‹ A. L. BaryeChapitre 52 sur 76 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les petits animaux. — Ce qu’on peut voir dans un serre-papiers. — Le Lion qui marche. — Le drame. — Le genre familier. — L’élégie. — La gaieté de la bête. — Barye, La Fontaine, et les Japonais.

qui, seul peut-être, eût pu doter son pays d’un monument vraiment original, se voit réduit à la fabrication de serre-papiers. »

Ce mot fatal de « serre-papiers », qu’on a jeté à la tête de Barye, parfois pour le plaindre, comme faisait Decamps, le plus souvent pour le dénigrer, comme firent jusqu’au dernier jour les défenseurs du Grand Art (qui n’est pas toujours celui des grands artistes), cette appellation dédaigneuse, acceptons-la pour le moment, sans nous en inquiéter autrement, comme si elle était encore de mode.

Certes, le regret que formulait Decamps, nous l’avons déjà éprouvé, et nous aurons encore de nouvelles et meilleures occasions de le raviver. Pourtant, nous voici arrivés à l’examen de ce qui constitue, à proprement parler, l’œuvre de Barye, du moins la partie la plus connue, la plus célèbre, l’ensemble le plus considérable. N’eût-il produit, dans toute sa vie, que cette nombreuse armée de monstres minuscules, il mériterait à jamais le nom de grand artiste, égal des plus grands. N’en eût-il même produit qu’une vingtaine, une douzaine, cette gloire lui serait encore acquise.

Modèle de M. Barbedienne.

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