‹ A l'ordre du jourChapitre 26 sur 64 · STATISTIQUE DE I, 'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE DE I, 'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

1850, destiné h enrayer les progrès de l'enseignement public.

Il n'est donc pas étonnant que les rapports odlciels signalent à bien des points de vue une amélioration considérable dans ce t^rand service.

Le nombre des écoles publiques, de Ï877 à 1883, a passé de 59,021 à 64,510; celui des mtùtres, de 80,063 à 83,220; celui des élèves, de 3,823,348 à 4,409,310.

Les écoles privées ont également prospéré, bien que dans une proportion moindre. Il y en avait 12,526 avec 30,646 maîtres et 893,587 élèves en 1877; il y en a 12,792 avec 37,356 mitres et 1,022,841 élèves en 1883.

En résumé, le nombre total des élèves — et c'est là le plus important — s'est élevé de 4,716,935 à 5,432,151, avec une augmentation de 715,216 élèves. Le nombre des enfants en âge scolaire obligatoire (de 7 à 13 ans révolus) étant de 4,586,349, on en trouve, en 1883, 4,546,030 inscrits dans les écoles de toute nature.

Il n'y en avait que 3,806,531 en 1877, et 4,382,293 en 1882.

Bien que ces recensements soient sujets à plusieurs causes d'erreurs, on peut conclure de ces chiffres que presque tous les enfants sont aujourd'hui inscrits à une école.

Si ces enfants fréquentaient assidûment l'école, le résultat serait tout à fait satisfaisant. Malheureusement il n'en est pas ainsi, tant s'en faut. Parmi les écoles publiques, il y en avait, en 18"77

13,205 dirigées par des congréganistes, avec 6,867 frères et 19,956 sœurs, soit 26,823 maîtres et environ ],300,000 élèves. En 1883, il n'y a plus que 10,814 écoles publiques congréganisles, possédant 16,273 maîtres (3,7i; I frères, 15,509 sœurs) ; avec 9b8.076 ? élèves [233,098 garçons, 724,078 filles.)

I Mais si le nombre et la population des écoles pu-

• bliquGS congréganistes a diminue, c'est l'invei-se

i pour les écoles privées. Il y en avait 6,685 en 1877,

I avec 19,861 maîtres (2,601 frères, 17,260 sœurs) et

I 425,252 élèves ; il y en a 8,570 en 1883 avec 25,439

l maîtres (3,208 frères, 22,231 sœurs) et 819,040 élè-

i ves (224,415 garçons, 594,625 filles).

1 La valeur du personnel enseignant a augmenté,

f en ce sens du moins, que le nombre des brevetés est

I beaucoup plus grand. Il n'y a plus dans les écoles

à publiques que 1,754 instituteurs et 7,662 institutri-

] ces non brevetés, au lieu de 2,221 et 20,958 en 1877.

I Âujourd'liui comme alors, ce sont les congréga-

1 nistes chez qui manque même le brevet simple. Il

! y a encore 380/0 de frères et 45 0/0 de sœurs qui

] enseignent sans aucun titre, tant dans les écoles pu-

j bliques que dans les écoles privées ; tandis que tous

[ les instituteurs laïques sauf 1.5 0/0, et toutes les ins-

titutrices, sauf 2,7 0/0, possèdent des brevets.

La loi du 9 août 1876 a eu pour but d'obliger chaque département à entretenir deux écoles normales, l'une pour les instituteurs, l'autre pour les institu- , trices.

Au moment oîi je l'ai proposée, nous ne p

Page 1