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Je me réjouis du grand appui moral que m'apporte l'adhésion de cette association, qui a déjà rendu tant de services à la cause de l'éducation nationale. Déjà son influence se fait sentir dans la presse. Des jour-
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naux qui, lors du dépôt de m'a proposition de loi, rayaient assez durement malmenée, approuvent très chaudement le vœu du congrès de Tours, qui n'en est cependant qu'une réédition. J'en ai remarqué un qui manifeste aujourd'hui un véritable enthousiasme, et qui avait traité dédaigneusement d' « enfantillages militaires » et le projet dont je parle aujourd'hui et ceux qu'élaborait la commission d'éducation militaire que j'avais instituée au ministère de l'instruction publique. Ce sont là les indices d'une modification favorable de l'opinion.
Elle s'accentuera sans doute, et Ton comprendra que l'éducation militaire de Tadolescent est le seul moyen de rendre sans danger pour la sécurité nationale la brièveté du service militaire. 11 faut que le jeune soldat arrive au régiment connaissant les exercices, le maniement des armes, ^ayant l'habitude du tir, et qu'il n'ait plus qu'à slmprégner du véritable esprit militaire, fait d'obéissance, de discipline, d'abnégation personnelle, de respect hiérarchique, d'esprit de corps, de sentiment des responsabilités redoutables. Le service de trois ans sera voté bientôt. Il est permis d'entrevoir, après quelques années d'éducation militaire des adolescents, la réduction à deux ans du séjour à la caserne. Une pareille économie de temps, de forces, d'argent, sera bien supérieure aux légers sacrifices que peut exiger l'organisation que j'ai proposée.
(24 avril 1884.)