ET L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE
Grâce à Ténergie du général Campenon et du rapporteur de la commission, M. Ballue, la loi sur le recrutement militaire a traversé victorieusement répreuve de la première délibération. Cela n*a pas été tout seul ! Les uns soutenaient que la loi serait inapplicable, que la levée des trois effectifs dépasserait les forces de notre budget, — et ceux;-lâ mêmes s'efforçaient d'augmenter par toute sorte d'amendements le nombre des soldats. D'autres, faisant sonner bien haut les intérêts suivant eux compromis des hautes études, de Tagricnlture et de rindustrie, sollicitaient sous divers déguisements des mesures exceptionnelles en faveur des enfants des classes riches. D'autres apportaient leur vote à l'appui de systèmes inacceptables et désorganisateurs de l'armée, simplement, suivant l'aveu naïf d'un député de la Droite, « parce qu'ils supprimeraient la loi ». Un trop grand nombre n'avaient, en effet, d'autre but que de faire échouer cette loi égalitaire, afin de conserver aux leurs le bénéfice des exemptions et des dispenses du régime de 1872. C'est ce que je n'ai pu m'empêcher, à la suite d'un discours violent d'un membre de la minorité, de qualifier par l'expression peu parlementaire, je le reconnais, mais parfaitement exacte, de « coalition des intérêts bourgeois. »
VXA/WVWk