DU LAC ABBITIBI AUX TROIS-PORTAGES
Le Gotchigi.—Lo rocher de la Vieille.—Les Deux-Portages—La chute aux [roquois.—Une vengeance. — Une tombe solitaire. —Une avenue princière.— Une salle d’étude.—Le Long sault.—Le Rapide de l’Ile.=La Chaudière. — La rivière au Menton.—La rivière Frédéric.—Le testament d'Attitimou.— Deux pauvres déserteurs.—Les Trois-Portages.
Les TRois-PORTAGES, 27 JUIN 1884.
Mon cher ami,
Donc, le 25 juin, à 9 heures, nous montons à bord de notre coquille ; elle danse sur la houle l’espace de cinq milles, et à 11 heures, nous faisons paisiblement notre entrée sur la rivière Abbitibi, dont le courant doit nous descendre, pendant six ou sept jours, jusqu'à ce qu’il nous ait remis aux eaux de la rivière Moose qui, elle, devra nous conduire à la mer,
Nous dînons sur les bords du Gofchigi, une des plus belles chutes que l'on puisse imaginer. La masse d’eau, se resserrant entre deux parois de granit, comme dans une dalle de moulin, descend, en bondissant, trois marches de pierre, en tout 45 pieds, et, au bas de l'escalier, elle s’engouffre dans des chaudières qui ressemblent beaucoup à celles de l'Ottawa. Les flots venant de directions opposées s’entrechoquent, se brisent, jaillissent en aigrettes, en grappes de perles, en gerbes d’étincelles ; des bouillons souterrains, faisant éruption à la surface, sourdent, s'épanouissent, fleurissent comme
Sn RSS TEE RE et
PROPRES RES pe LE PAS PRES
7 CS MEET ve Re SR NS