‹ A la conquête du TchadChapitre 19 sur 33 · UN ÉDEN AFRICAIN · texte numérisé non relu

UN ÉDEN AFRICAIN

Quels sont maintenant les produits de ces régions, et qu^ avenir peuvent-ils promettre à la colonie en formation ? l^^ il est assez difficile de préciser; la région inconnue comprï ± entre la Sangha et TOubanghi, puis entre le bassin cî Congo et celui du Chari, présente probablement la plus gran.cJ ressemblance avec le nord de notre colonie du Congo. MLsfs c'est rinconnu....

Quant au Baghirmi, les récits des voyageurs, d'ailleurs peu nombreux, qui y sont allés, le représentent comme une sorte d'Éden remarquablement fertile : le bétail pullule et les céréales sont abondantes. Elisée Reclus, dans sa consciencieuse compilation, dit d'une manière générale : « Grâce à la fécondité du sol et à la richesse de la flore ^ le bassin du lac Tchad^ les vallées et les plaines qu'arrose le Chari^ deviendront peut-être un jour la partie la plus pi^ospère d es Indes afrisaines. » X a faune est également d'une richesse prodigieuse. J ai déjà eu l'occasion de dire que, dans la lutte économique qui s'engagera inévitablement un jour ou l'autre entre l'ancien et le nouveau continent, un seul produit serait absolument indispensable à l'industrie européenne : c'est le coton. Aussi en a-t-on essayé, sans grand succès, la culture en Egypte et Asie. Or, dans toute la région du Tchad et notamment au Baghirmi, le coton pousse naturellement, et c'est sans doute cette exploitation d'avenir, beaucoup plus que l'huile de palme, que visait l'Angleterre, lorsqu'elle s'emparait avec tant de hâte des magnifiques contrées comprises entre le Niger «llaBénoué.

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