DE BORDEAUX A BRAZZAVILLE
partirai avec un train de ces pirogues. Nous irons bien lentement, mais nous marcherons, et j'aurai le mérite de triompher d'une difficulté nouvelle. »
u Sur le Congo, 18 août.
« Ainsi que je vous Vai dit, j'ai eu l'idée d'appliquer au Congo mon expérience de 4'Ogooué. Je me suis procuré des pirogues; j'ai fait un remorqueur du seul vapeur disponible... et vogue le train flottant! Nous avançons, personnel et matériel. Stupéfaction des blancs et des noirs.
« Me voici donc en route : je n'ai plus que l'Afrique centrale inconnue et le Sahara à traverser. Mais le plus fort est fait, puisque j'ai vaincu les difficultés du départ.... Je puis maintenant fixer des dates : du 15 au 20 septembre, j'arriverai au poste de Bangui. Du 20 au 30, je m'occuperai à chercher la route. Du 1" au 15 octobre, nous serons définitivemeiit partis.!..
« Voici en dernier lieu l'état de mon personnel :
« Lauzière^ ingénieur, élève de l'École centrale ;
« Albert Nebout^ chef de caravane;
« Gabriel Biscarratf chef d'escorte ;
« Orsi^ sous-chef de caravane ;
« Mohammed ben Said, étudiant en médecine, interprète arabe; -
« Ischekkad ag Bhali, guide et interprète targui ;
« Niarinzhe^ interprète m 'fan.
« Trente Sénégalais pourvus d'armes de guerre, formant l'escorte; 128 poHeurs noirs; 25 Bassas, 25 M'Fahs, l»9Gabonais, 26 Loangos. »