‹ A la gloireChapitre 4 sur 14 · THE NEW YORK · texte numérisé non relu

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ASTOR, LENOX AND

TILDED FOUNDATIONS.

son flair le guidait à merveille, et il rendit ainsi de grands services à nos -^ , troupes. »,

Sa mort fut digne d'un artilleur. Revenu à Metz, après la campagne, il allait se dis- 0^'' '^ traire chaque jour au polygone, en vieux grognard qu'il

était. Son plus grand amusement était de poursuivre les boulets et d'essayer de les attraper à la volée. La première fois qu'il y réussit... fut la dernière : il fut tué net.

C'est pendant la douloureuse guerre de 1870 que s'illustrèrent les abeilles de Beaumont. Nous devons de les connaître au Journal de Mo'itmédy, auquel nous empruntons le curieux récit suivant :

Les nôtres sont en train de préparer la soupe, et, sans qu'ils s'en tent, les Prussiens, à la sourdine, arrivent dans la forêt de Dieulet

et couvrent en peu de temps le plateau qui s'étend entre la forêt et le bourg de Beaumont. ^

Ce plateau est bordé sur tout son périmètre d'exploitations rurales, et le pays, pour cette raison, est appelé région des fermes. I

Auprès de l'une d'elles, nommée Warniforet, se trouvait un rucher contenant soixante ruches qui, régulièrement alignées, étaient coiffées, comme souvent à la campagne, de vieux chapeaux et de casquettes hors d'usage.

Soit que les Prussiens eussent cru voir un peloton de francs-tireurs, soit encore qu'ils partageassent la tendresse que professent les ours pour les rayons de miel, toujours est-il qu'une bande d'assaillants se précipita, sabre au clair, sur ces malheureuses ruches, qu'ils éventrérent.

Peu patientes de leur naturel et étonnées à bon droit de cette violation de domicile, les abeilles restèrent un instant stupéfaites, mais un très court instant! Puis elles s'élancèrent, l'aiguillon levé, sur ces ennemis de la France, et bientôt, criblés d'innombrables et de minuscules blessures, les Prussiens tournèrent le dos et s'enfuirent plus vite qu'ils n'étaient venus.

La charge des abeilles avait été telle, que quatre de leurs adversaires restèrent sur place, morts. On retrouva les cadavres de deux autres, horriblement tuméfiés, à plusieurs kilomètres de Beaumont.

Plus glorieuses, mais moins heureuses que les oies du Capitole, les abeilles de Beaumont ne sauvèrent pas notre armée d'une surprise, qui devait être suivie d'un immense désastre.

Mais il nous semble que nous ne saurions mieux clôturer ce chapitre que par leur histoire, et leur acte de vaillance nous amène tout naturellement à parler des gloires militaires dont s'honore le moi des bêtes.

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L'éléphant de Ponis.

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