‹ A la grand'pinteChapitre 23 sur 103 · MARGUERITE · texte numérisé non relu

MARGUERITE

Dites-moi pourquoi , ma petite Marguerite,

Vous que j'aime tant, Je ue vous vois plus ! — Venez vite,

Mon cœur vous attend.

Rappelez-vous la matinée Fortunée,

Où, tous deux sur Feau, Vous me disiez : Cette journée

Finira trop tôt...

— Avons-nous ri sur la rivière

Près d'Asnière; Comme il faisait chaud !

Et comme les vins et la bière N'étaient pas de trop !

— Revenez vite, oiseau volage,

\ers ma cage, Vers mon humble endroit; Que j'entende votre ramage Egayer mon toit.

Je me sens rempli de tristesse, De paresse:

Je suis las de tout.

Je pense à vous seule, et sans cesse.

Comme à vous partout !

— Courage ! Mettez vos bottines, Vos machines...

Vos n'importe quoi.

Prenez la clef chez mes voisines

Et montez chez moi.

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