‹ A la grand'pinteChapitre 27 sur 103 · IPSE · texte numérisé non relu

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Ainsi que ce loup d'autrefois Dont un chien gras était compère,

Pour vivre je suis aux abois ; Mais j'ai ma liberté si ebère.

Las ! plus d'un n'est pas appelé.

S'il me manque une bonne table, Comme le ebien gras de la fable Mon col n'a pas d'endroit pelé.

De collier je n'ai nulle trace. Vivant de l'art, tristes repas !

Quand j'entends un heureux qui passe, J'applaudis au bruit de ses pas.

J'ai de l'orgueil, non de l'envie.

Artiste hélas ! et non commis ; Cigale, j'emprunte aux fourmis; Et je prolonge ainsi ma vie.

Car la fourmi n'est pas ainsi Que La Fontaine nous l'a peinte :

Elle est très-obligeante aussi.

Il a je crois forcé la teinte ;

C'est spirituel, voilà tout.

Jadis, comme aux temps où nous sommes,

Pires n'ont pas été les hommes :

Il est de bonnes gens partout.

De rien et de tout je m'étonne.

Plein de folie et de raison, La mouche qui vole ou bourdonne Souvent m'inspire une chanson.

L'un l'applaudit, l'autre s'en moque.

— Car tout est grave à l'horizon...

N'étant pas au diapason, Je chante faux pour mon époque.

Qu'importe? D'autres jours luiront; Une époque est bientôt passée !

Livres et chants se reliront Si l'on y trouve une pensée.

Confiant et le nez au vent,

Ne voyant que de ma fenêtre,

Je chante en me disant : Peut-être !

VA j'attends le soleil levant.

mai

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