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Dia ! hue ! — Oh ! sur la route, mes bêtes, De bien loin nous étions reconnus.
Mais sa main, qui caressait nos têtes, Ne nous touchera plus I
Dia ! bue ! — Oh ! c'était toute sa mère !
Même voix! — Je n'ai pas de bonheur
Mêmes yeux! — Ma fille est dans la terre, Et la mort dans mon cœur.
Dia ! hue ! — Oh ! la maison est déserte ;
Plus d'enfant! pour m'embrasser le soir
Plus de feu plus de chants ! — Quelle perte !
Je suis au désespoir —
Dia ! hue ! — Oh ! comme la route est triste !... Tous les cinq, arrêtons-nous auprès De Mathieu, le pépiniériste.
Pour avoir deux cyprès.
Dia ! hue ! — Oh ! nous passons par la Brîche : Avançons, la Briche est encore loin.
— Qu'aujourd'hui, je voudrais être riche ! Pour pleurer dans un coin.
Dia ! hue ! — Oh ! plus ni femme, ni fille ! 0 mon Dieu ! que vous ai-je doue fait ? En trois ans, je n'ai plus de famille ! Etes-vous satisfait?
Dia ! hue ! — Oh ! je vais boire à l'auberge, Pour tacher d'oublier mon chagriu.
Mes chevaux, puissiez-vous sur la berge, M écraser en chemin!...
Dia! hue! —Oh!...