‹ A la législature de Québec [microforme]Chapitre 7 sur 17 · US · texte numérisé non relu

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et celles des CE 9,497,212.60

soit un surplus estimatif Us 62,951.40 Au cours de ses remarques, M. Mitchell donna certains ren. seignements généraux parmi lesquels nous cueillons les suivants Les obligations émises pour les “bons chemins” au ler juin 1916, complètent les dix millions autorisés par la loi 5 George V, chapitre 2.

Les dépenses encourues pour les ‘bons chemins depuis 1912, ont été comme suit :

Paiements aux mucipalités. .…....... $ 9,103,148.75

Pour chemins construits par le gouvernement... 4,846,736.53

soit un total de... ..$ 13,949,885.28

Le chiffre des dépenses pour les fins de la Buerre se monte au total de... .. $ 705,494.02

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Le discours du trésorier ne pouvait se borner à la sèche question des chiffres et il n’a pas manqué de chanter les louanges de son administration et de celle des autres trésoriers libéraux, qui avant lui avaient eu la charge du trésor public.

Il a ramené la vieille histoire de l’accur ‘1tion des surplus depuis 1897, qu’il a portée au chiffre de ‘78.89.

On est à se demander avec stupeur à :spèce de finance se livrent les trésoriers du parti rouge, pu. ,ueavec des surplus comme ceux dont ils font si grand état, ils n’ont pu, depuis 1897, empêcher le passif de grandir de $22,156,000 à $41,090,736.44, une différence de $18,934,736, ce qui revient à dire que sous l'égide libérale, malgré les surplus tant vantés, la province a augmenté sa dette de plus de 80€.

Les libéraux ont perçu, sur deux chapitres seulement, celui des successions et des corporations une différence en plus-value de $2,279,985 pour la seule année 1915 et en plus au delà de cinq cent mille piastres pour de nouvelles taxes qui n’existaient pas lors de l’abandon du pouvoir par les conservateurs.

Cette tenue de livres libérale est d’accord avec leur politique toute faite de promesses. Elle est fausse et destinée à tromper le public.

La vérité, comme le démontre l’étude des chiffres, c’est que les surplus apparents ne sont que le résultat d’une malhonnête manipulation des tableaux des recettes et dépenses, et la manifestation d’un orgueil mensonger qui déplace les faits et transforme en surplus partiel un découvert et des déficits toujours grandissants.

Ce n’est d’ailleurs nas étonnant. Une lecture, même hâtive des comptes publics, démontre à l'évidence, le gaspillage le plus éhonté du trésor de la province.

Des sommes folles sont dépensées pour l’entretien de monuments publics dont ces messieurs déploraient l’existence et demandaient la suppression au beuu temps de leur séjour dans l’opposition.

Les salaires de leurs favoris sont, en certains cas, plus que doublés par les allocations additionnelles accordées sous le plus fallacieux prétexte. Les frais d’entretien des édifices publics ont doublé et triplé. Il faut bien faire vivre les amis.

On érige des châteaux pour y loger les criminels. On élève à la mémoire de politiciens de principes douteux et d’actions mauvaises, mais pourvus dè descendance influente, des monuments

Bref, on joue avec la crédulité et la nonchalance des électeur On est financier comme M. Josse était orfèv

Et l’on ne manque pas de louangeurs attitrés et de thurif. raires patentés Pour trouver que tor:. 2st beau dans le meilleur de mondes. On donne à l’organe montréalais un gros contrat d’im pressions se chiffrant dans les $27,000 par an, qu’un ami fidèl mais moins bien en cour a offert publiquement d'exécuter pou $10,000 de moins annuellement.

Quant à la feuille à tout faire et à tout dire qui gît dans ls Côte de la Montagne, à Québec, on lui donne, en une seule année (1915-16), Quatre-vingt-cinq mille bonnes raisons bien sonnantes de chanter les louanges des financiers de pacotille et des administrateurs à rebours qui siègent en permanence au palais législatif. Depuis 1911, elle a reçu la bagatelle de 3300,000.

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