‹ A la mémoire de Alphonse LusignanChapitre 14 sur 22 · MA PREMIERE CAUSE · texte numérisé non relu

MA PREMIERE CAUSE

Je vous ai promis de vous raconter comment j'avais plaidé ma première cause, ou plutôt comment je ne l'avais pas plaidée.

Il n'y a rien au monde de plus désert qu'un bureau sans clercs, et de plus désœuvré qu'un avocat sans clients. Or, je n'a\^ais point de clients, et j'étais mon propre clerc. Presque tous les avocats ont connu cette époque critique, et cependant joyeuse, ce bureau solitaire, et cependant habité par les plus belles! espérances.

Mon bureau avait l'air d'une cave. Par la fenêtre, l'unique fenêtre, on voyait le bas du pantalon des passants, des clients qui passaient

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