‹ A la memoire de Pierre Belon, du Mans, 1517-1564Chapitre 6 sur 10 · TS RE · texte numérisé non relu

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En 1546, l’Université de Padoue posséda un semblable établissement et, peu de temps après, Rome, Bologne et Florence eurent aussi leurs écoles botaniques.Charles de l’Escluse(Clusius) d'Arras, surnommé le père des fleurs, fonda à Leyde (1577) un jardin célèbre dans toute l’Europe.

Mais avant l’année 1540, il existait déja à Touvoie, près le Mans, une vaste pépinière d’arbres et d’arbustes exotiques plantée par Pierre Belon. Dans une de ses Xemonstrances les plus célèbres, notre compatriote invite les médecins de Paris à fonder un établissement consacré à la culture des plantes. Voici le titre de cette remonstrance : Avertissement à nostre république sur les richesses d'aucuns estrangers en la culture des plantes dont ils jouissent par leur diligence. lei, Belon s'adresse à ses maîtres, « les docteurs de la Faculté de médecine de la principale académie de France, et tout expressément en remerciant M. Roger, doyen d'honneur, M. de Flesselles, homme de grande érudition, M. Le Grain, et pareillement ses examinateurs. Puisque les médecins de Paris surpassent d'autorité et savoir toutes les autres académies étrangères, il serait séant à leur dignité et doctrine d'établir un lieu publie en la ville, tant pour leur délectation et l’augmentation du savoir des personnes doctes de l’Université, que pour l'édification et l’accroissememt des lettres, où diverses espèces de plantes fussent nourries et baïllées en charge à quelque homme d’expérience pour leur entretien. » Le collège des médecins de Paris accueillit avec empressement l’idée de Belon; Touvoie, en effet, ne suffisait pas, et c’était à Paris qu’il importait de donner au public des lecons de culture. C'était dans la métropole des sciences qu’on devait faire connaître les produits des pays étrangers, dont la naturalisation procurerait tant d'avantages au prix des moindres efforts. Le cardinal de Lorraine recommanda le plan de Belon à Henri II, malheureusement, le mauvais état des finances de l’État n’en permit pas

l'exécution.

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