‹ A la mer par le Capitaine MayneReidChapitre 21 sur 89 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

En fuyant ainsi devant le croiseur, dont la chasse avait duré presque une journée entière, la Pandore s’était écartée d’environ cent milles 1 de la route qu elle devait suivre. Elle en fit cinquante autres vers le sud pour échapper plus sûrement au cutter, et ne rentra dans sa voie que lorsqu’il fut bien certain que l’ennemi avait abandonné sa poursuite. Elle accomplit néanmoins cette dernière partie de sa course en ligne diagonale ; et. au point du jour, n’apercevant plus aucun navire à l’horizon, elle lit voile de nouveau pour la côte de Guinée. L’obscurité de la nuit avait secondé ses efforts ; le cutter l’avait assurément perdue de vue, et elle se trouvait maintenant hors de la portée du plus puissant télescope.

La déviation quelle avait été obligée de subir n’était rien pour un voilier aussi rapide que la Pandore , et le vent ayant tourné précisément dans la nuit sans acquérir plus de force qu’il n’était

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