‹ A la mer par le Capitaine MayneReidChapitre 72 sur 89 · CHAPITRE LV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LV

Pendant ma courte absence, Ben Brace n’était pas resté à rien faire-, il avait relié toutes les pièces du radeau sur lequel nous étions actuellement, et qui n’enfonçait pas le moins du monde. Deux espars, le levier de la baderne et la moitié d’une vergue, posés parallèlement, formaient la carcasse de cette plate-forme, et soutenaient les deux grandes planches où le nom de la Pandore était écrit. Nous avions en outre différentes pièces de bois, une rame, un ou deux anspects * , et un morceau de prélart*. Tout cela formait un radeau assez grand pour nous contenir tous les deux et pour flotter avec sécurité par une mer paisible ; mais la tempête, ou même une brise un peu forte, aurait fait aisément chavirer notre édifice. Il est vrai que Ben n’avait pas l’intention d’affronter la mer avec ces deux planches; il avait seulement voulu quitter le navire avant la fin du grand radeau, pour échapper, s’il était possible,

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