Discours du 5 novembre 1798. Moniteur du
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randy prostitués durant des siècles ce aux intérêts de la tyrannie », employés à amollir les affections et à préparer la servitude, les arts, qui viennent de « rompre leurs fers », seront convoqués à ces fêtes « comme appui de la morale* ». Le lecteur a, dans l'exposé qui précède, tout le secret des fêtes nouvelles. Nous avons beau fouiller en tous sens les pages du Moniteur y nous ne sortons pas de ce programme. L'homme qui a signé le testament de la Convention relativement aux fêtes publiques, Daunou, dit dans son rapport sur la loi du 3 brumaire an IV : « Rassemblez dans ces solennités les exercices de tous les âges, la musique et la danse, la course et la lutte, les évolutions militaires et les représentations scéniques; étalez-y toutes les richesses de la population, de l'industrie et des arts; que le commerce y apporte les pro-
\ . Talleyrand, Rapport.
duits des manufactures ; que les artistes y présentent leurs chefs-d'œuvre et les savants leurs découvertes, tandis que Thistoire, la poésie, l'éloquence, proclameront les triomphes de la liberté et couvriront d'une impérissable splendeur tout ce qui aura été grand, utile, républicain et généreux*. » Voilà toutes les merveilles des institutions nouvelles. On conviendra que les inventeurs avaient emprunté aux anciens la plus grande partie de leur programme.
Le lecteur , en nous suivant dans l'exposé des fêtes politiques, civiles, morales et religieuses que nous allons présenter, se convaincra mieux encore qu'on nous ramène en plein paganisme.
i. Moniteur des 34 ^l 35 octobre 1795.