‹ À la recherche d'une religion civileChapitre 19 sur 75 · DE LA VIE · texte numérisé non relu

DE LA VIE

Les fêtes civiles , qui trouvaient une première base dans l'agriculture, avaient aussi pour but de consacrer les différents âges, comme les grandes circonstances de la vie, l'enfance, la jeunesse, la vieillesse, la naissance, le mariage, la mort.

Il s'agissait tout d'abord de se réjouir en commun des naissances qui se produisaient chaque année. Dans cette cérémonie, la première place appartenait aux mères entourées de nombreux enfants ; on

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donnait le pas à celles qui n'avaient pas eu recours à des nourrices étrangères.

C'était la fête de la maternité et aussi de la paternité, a Semblable au chêne des forêts dont l'immense feuillage couvre tous les rejetons qui sont nés de lui », le père de famille y apparaissait entouré de sa nombreuse postérité, a Le froid célibataire^ celui dont l'âme de glace n'a jamais senti le bonheur d'être père, qui n'a jamais versé de larmes en essuyant celles de son fils ou en entendant les premiers accents de sa voix » , le célibataire était impitoyablement exclu de cette solennité touchante *.

Comme l'enfance, la jeunesse devait avoir aussi sa fête. A l'exemple d'Athènes, qui célébrait les Ephébées, la Révolution voulut fêter un âge duquel allaient bientôt dépendre les destinées de la république. La loi du 3 brumaire an IV en avait fixé la date au

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