DOGMES DE LA RELIGION NATURELLE
Avec Robespierre et ceux qui, après lui, agitèrent, à la tribune de la Convention ou dans leurs écrits, les questions de morale, se dessine nettement le plan d'une religion naturelle, qui a ses dogmes, ses prêtres, son dimanche, ses saints, él tout un ensemble d'institutions capables de remplacer, de faire oublier le christianisme.
Comment résoudre ce grave problème
d'une religion purement naturelle qui doit servir de fondement à la morale d'un peuple.
La même question s'était déjà posée au XVIIP siècle. La Chalotais, qui parlait au nom des chrétiens, avait porté aux philosophes le défi d'établir une religion naturelle. D'Holbach, parlant au nom des matérialistes, déclarait de son côté aux mêmes philosophes qu'ils ne pouvaient reconnaître l'existence de Dieu et les devoirs de l'homme envers lui, sans rendre nécessaires, sans rétablir le sacerdoce et les autels. Voltaire * répondit à d'Holbach : « Où est le mal dé s'assembler aux temps des ^«s^*^ pour remercier Dieu du pain a"* »• donné ; où est le mal de charge! m , .^, qu'on appellera w^«7/arrf ou pr , de rendre des actions de grâces à la ivinité au nom des autres citoyens? Vovs affirmez qu'il n'y a qu'un pas de l'adoration à la